Le PSG seul leader

L'opposition entre Didier Dinart et Grégoire Detrez a été belle, mais a souri au défenseur du PSG. (Maxppp)

L'opposition entre Didier Dinart et Grégoire Detrez a été belle, mais a souri au défenseur du PSG. (Maxppp)

Le choc des leaders de la 6e journée de D1 a tourné à l'avantage du PSG. Impressionnants, les hommes de Philippe Gardent se sont imposés à Chambéry (24-28), jeudi soir, dans le sillage de Samuel Honrubia (9 buts). Le club de la capitale prend seul les commandes du classement.

"C’est le match qu’il ne fallait pas rater." Et le PSG Handball de Didier Dinart n’est pas passé au travers jeudi soir à Chambéry dans ce qui constituait le duel des leaders du Championnat de France après cinq journées. Le nouveau chef de la défense parisienne, satisfait de la victoire pleine d’autorité des siens, a aimé la "solidarité" de son équipe, jeune mais déjà pleine de promesses. Jeudi, sa constellation de stars a passé avec brio un test grandeur nature au Phare, une salle dans laquelle il toujours est difficile de venir s’imposer. Mais sur la base d’une défense de fer, caractérisée par un José Manuel Sierra impeccable dans sa cage, les Parisiens ont déjoué les pronostics en prenant les Savoyards sur leur point fort. La vista de Samuel Honrubia, Mladen Bojinovic – les deux anciens Montpelliérains autorisés à jouer ont marqué 16 buts à eux deux -, et Mikkel Hansen a fait le reste.

Dans le camp des vaincus, Bertrand Gille, revenu en France pour vivre ce genre de grosses affiches, ne peut que constater, devant les caméras de Canal+ Sport, la supériorité parisienne. "Les occasions on les a eues, souffle le pivot international. Mais on loupe encore beaucoup trop de choses pour espérer ce qui faut bien appeler une belle équipe. Il y a déjà beaucoup de maîtrise chez ces joueurs qui se sont pourtant rencontrés il n’y a pas longtemps." Privés encore de Kevynn Nyokas et Laurent Busselier, mais plus de Damir Bicanic de retour pour ce choc, les Chambériens ont semblé manqué de souffle après une première période très équilibrée et conclue sur un score de parité (13-13). Mais le PSG, bénéficiant de quelques rotations supplémentaires, a fini par prendre un ascendant définitif  entre la 45e et la 52e minute (20-26), insufflé par son magistral trio cité plus haut. La réaction des locaux fut immédiate, avec un 3-0 ponctué par le jeune Marko Panic, mais vaine.

Pour son grand retour à Chambéry dans la peau d’un entraîneur adverse, Philippe Gardent, entraîneur du CSH pendant 16 saisons, a gagné son pari. Acclamé par le public du Phare, ce qui ne fut pas le cas de ses joueurs, l’ancien pivot international apprécie d’avoir "gagné dans une salle où beaucoup d’adversaires perdront." Après avoir maté Montpellier (38-24) dans un climat certes particulier, Paris a bien négocié l’un des plus délicats déplacements de la saison à Chambéry (28-24). De quoi, après six journées, faire office d’immense favori au titre de champion de France. "Nous sommes les grands favoris c’est vrai, mais ce n’est pas encore fini", met en garde l'expérimenté Didier Dinart. Certes, mais après à peine un quart du Championnat, le PSG s’est installé comme la nouvelle équipe à battre.