Guigou: "Envie d'être au top pour l'équipe"

Michaël Guigou y croit fermement pour les Jeux de Londres. (Reuters)

Michaël Guigou y croit fermement pour les Jeux de Londres. (Reuters)

Alors que le tournoi olympique débute dans un mois à Londres, Michaël Guigou s'est confié sur les chances de l'équipe de France d'aller de nouveau au bout de la compétition. Actuellement en stage à la Toussuire avant de se rendre en Andorre, il a déjà la tête tournée vers un éventuel quart de finale difficile.

Michaël, comment se passe ce début de stage ?
Très bien. Comme il y a quatre ans, il y a beaucoup de travail. Pour ce qui est de la première semaine, c’est beaucoup de musculation. Pour le reste, on se remet dans le bain progressivement. On retouche le ballon peu à peu.

Vous n’avez eu que deux semaines de coupure entre la fin du championnat et cette reprise, est-ce trop court ?
Pour ma part, j’ai continué de travailler pendant les vacances. Je ne me suis pas arrêté. C’est trop court pour faire un break. On est à un mois et demi des Jeux, et tu ne peux pas te permettre de repartir à zéro en début de prépa’. J’ai donc bien travaillé pendant les vacances, pour arriver en pleine forme.

Vous avez personnellement vécu une saison plutôt morcelée par les blessures, êtes-vous plus frais mentalement ?
Non, cette année on ne peut pas parler de fraîcheur mentale. J’ai tellement donné à plusieurs reprises pour revenir que je ne peux pas dire que ça soit le cas. Après, je suis toujours motivé, et c’est pour ça que je n’ai pas lâché pendant les vacances. J’ai fait une bonne remise au point au niveau de ma forme et du coup, ça me permet désormais de progresser.

Est-ce que le risque d’une rechute est dans votre tête ?
Bien sûr que j’ai un peu ça dans la tête. Mais maintenant, je suis vraiment concentré sur les Jeux, et le reste, je le mets de côté.

"Notre objectif c’est d’aller au bout"

L’Euro raté est-il digéré ? En parlez-vous encore durant ce stage ?
On n’en parle pas plus que cela. On n’a pas encore commencé, mais c’est sûr que lorsque l’on va attaquer la vidéo, forcément, on va beaucoup revenir sur ce qui s’est passé au mois de janvier. Mais on se servira aussi des matches d’avant. Il y a toujours des choses bonnes, et des moins bonnes, même lors de nos victoires. On n’a pas forcément été parfaits. On va se servir de tout ça, pour se préparer au mieux.

Le fait que la liste tombe le 7 juillet prochain, est-ce une épée de Damoclès qui peut perturber le groupe d’ici là ?
Quoiqu’il arrive pour les Jeux, le fait d’avoir une liste de 14, pose beaucoup plus de soucis. Le fait d’avoir la liste le 7 juillet, fait qu’on n’aura pas de matches amicaux avant. C’est sans doute plus compliqué pour le staff. Mais il se passe tellement de choses en ce moment. On voit très bien où est-ce que chacun en est physiquement, quelle est la forme de chacun. Ne serait- ce que par rapport à ça, ils sauront faire les choix. Pour l’équilibre de l’équipe, il faut se poser les bonnes questions aussi…

Vous n’allez jouer que trois matches amicaux, est-ce assez ?
Oui, sachant qu’on a quand même une poule qui est "facile". Avec tout le respect que j’ai pour la Grande-Bretagne, l’Argentine et la Tunisie, ça sera des matches compliqués, mais on devrait savoir s’en servir pour clôturer la préparation. Ça nous aidera à nous préparer pour les quarts de finale, qui sont les plus importants. Pour faire simple, on a une poule qui conforte le fait qu’on ne joue que trois matches amicaux.

En parlant de ce groupe a priori facile, que penser de ce tirage (France, Islande, Suède, Grande-Bretagne, Argentine, Tunisie)?
Il n’est pas forcément bon car ça promet un quart de finale avec un très gros. C’est un tirage dangereux. Mais notre objectif, c’est d’aller au bout, et les bons tirages sont ceux où tu gagnes. C’est un bon tirage dans le sens qu’on pourra se préparer avant l’arrivée en quarts de finale, mais après, on aura de suite du gros, gros danger. Ce sont des choses qui arrivent. Par le passé, et notamment en 2008, il y a des équipes qui n’étaient pas forcément première de poules qui sont allés loin. L’Islande, qui était troisième de poules, a terminé en finale. Il n’y a aucune vérité.

"Il y a une telle magie..."

L’avantage peut-il venir du fait que vous soyez moins fatigué qu’une équipe comme l’Espagne, qui aura dû batailler ?
On sera peut-être moins fatigué, mais les autres seront plus dans le rythme aussi. C’est pour ça qu’il va falloir savoir se servir de nos matches. L’Islande et la Suède ne seront pas une partie de plaisir. La Tunisie, c’est toujours compliqué, et les Argentins ont bien progressé. Notre parcours ne sera pas si simple. Ce sera un peu plus facile que si on était avec l’Espagne, la Croatie, le Danemark ou la Serbie, mais ça ne va pas être facile.

Vous abordez vos troisièmes Jeux Olympiques, est-ce qu’il y a toujours cette magie ?
La magie est toujours là. J’ai exactement la même envie que pour les deux autres. Et quand tu sais ce qu’est gagner un titre olympique, tu as forcément envie de le refaire. Il y a certes une différence que lorsque tu n’as jamais gagné, mais il y a une telle magie, avec cette atmosphère extraordinaire, que ça motive, et que j’ai envie d’être au top pour l’équipe.

Y a-t-il des choses, en dehors du handball, que vous avez envie de faire lors de cette olympiade car vous n’avez pas eu le temps de le faire les deux fois précédentes ?
Pour ce qui est d’aller voir les autres sports, tu te dis ça la première fois, mais t’es tellement dans ta compétition… Tu as envie de voir le 100m, le basket, mais après tu sais pourquoi tu es là-bas. Il y a parfois des opportunités, comme moi il y a quatre ans, j’ai pu aller voir du tennis, mais c’est exceptionnel. Les jours où l’on ne joue pas, on récupère, on a un entraînement. Et puis les horaires des matches et des entraînements varient beaucoup. Quand tu es là-bas, tu es dans ta compétition, tu as trente chaînes télés avec tous les sports, donc tu es devant ta télé avec l’équipe, et ce n’est pas plus mal.

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