Comme on se retrouve

Claude Onesta retrouve ses Bleus. (Reuters)

Claude Onesta retrouve ses Bleus. (Reuters)

Médaillée d’or olympiques il y a un peu plus de deux mois, l’équipe de France se retrouve cette semaine, avec deux matches de qualifications pour l’Euro 2014, face à la Lituanie, jeudi à Rouen, et en Turquie dimanche. Une remise en route tranquille, qui devrait permettre à Claude Onesta de faire quelques tests, voire de lancer Nikola Karabatic, tout juste rappelé après avoir reçu l’autorisation de rejouer à Montpellier.

Un peu plus de deux mois après le titre olympique décroché à Londres, l’équipe de France se retrouve, cette semaine, pour deux matches de qualifications pour l’Euro 2014. Mais au-delà de l’enjeu sportif, cette semaine de stage va permettre aux joueurs et au staff d’enfin se retrouver, après deux mois passés dans leurs clubs respectifs. "C’est la première fois qu’on va avoir un petit peu le temps de discuter, de parler ce qui nous est arrivé cet été", confirme Guillaume Joli. "Nous ne nous sommes pas vus depuis de nombreuses semaines et la dispersion qui a suivi le titre olympique", note de son côté Claude Onesta.

Une semaine à passer ensemble donc, avec deux rencontres prévues jeudi à Rouen face à la Lituanie, et dimanche, en Turquie. Deux matches face à des nations mineures, qui vont permettre au sélectionneur d’effectuer quelques tests, en l’absence de Fernandez, Honrubia, B. Gille et Abalo, blessés, et de G. Gille, désormais retraité. "Sur des matches plus abordables, cela permet de voir des joueurs qui étaient jusque-là des joueurs de complément prendre plus de responsabilités. C'est aussi comme ça qu'une sélection se construit", note Onesta, alors que le Mondial 2013 (11-27 janvier) se profile, et qu'un jeune comme Mathieu Grébille intègre la sélection.

Karabatic jouera-t-il ?

C’est d’ailleurs dans ce cadre que le patron tricolore a choisi de rappeler Nikola Karabatic, tout juste réautorisé à rejouer avec Montpellier, après l’affaire des paris illicites. "Je ne suis ni procureur, ni avocat, ni juge d'instruction, je fais mon travail de sélectionneur, explique le Toulousain, qui décidera en temps et en heure s’il aligne son arrière. Je compte voir dans quel état il est, comment il se porte, quel est son état de performance. Il m’a dit s’être entrainé, avoir couru et être en bonne santé physique. Je l’ai senti psychologiquement très bien."

"Rien n'est décidé mais je ne m'interdis rien", ajoute ensuite Claude Onesta, alors que son joueur sera forcément au centre de toutes les attentions, qu’il soit aligné ou non. Et la Kindarena devrait réserver un accueil chaleureux, que ce soit au Montpelliérain, ou à l’équipe dans son entier. "Les gens nous parlent plus du titre olympique, de nos performances que du reste. Le reste existe. Il ne nous appartient pas de le cacher. Mais les gens sont plus marqués par les résultats, les émotions, les joies, les pleurs que par ce déchaînement médiatique", conclut le sélectionneur.

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