Joli: "Une belle ambiance"

Guillaume Joli a vite trouvé ses marques à Dunkerque. (Margot Cagna)

Guillaume Joli a vite trouvé ses marques à Dunkerque. (Margot Cagna)

Après un drôle d’été entre un titre de champion olympique, et l’attente d’un nouveau contrat, Guillaume Joli a finalement atterri à Dunkerque, en septembre dernier. Alors que l’USDK réalise un bon début de saison, l’ailier droit espère que les Nordistes vont continuer sur leur lancée, à commencer par jeudi, face à Montpellier, lors de la 7e journée de Division 1. 

Guillaume, voilà un bon mois que vous êtes à Dunkerque, quel est votre premier bilan ?
Et bien c’est plutôt positif. Déjà l’accueil qui m’a été réservé par le club a été très bon. Mais c’est aussi le cas pour l’entourage du club, et les gens de la région. Tout ça facilite l’intégration. En plus, le groupe est très sain et il y a une belle ambiance. Je connaissais déjà Sébastien Bosquet que j’ai pu croiser en équipe de France, ce qui m’aidé aussi. Et oui sportivement ça ne se passe pas trop mal – je touche du bois pour que ça continue d’ailleurs – puisqu’on a enchaîné cinq victoires et un match nul en championnat, et ça aide forcément à travailler sereinement.

Vous êtes arrivé tardivement, n’aviez-vous pas un décalage d’un point de vue physique ?
Je me suis préparé avec Villefranche-sur-Saône, qui joue en Nationale 2, pendant trois semaines entre les Jeux et ma signature à Dunkerque. Je n’étais pas trop mal même s’il fallait reprendre le rythme d’entraînement d’une équipe de première division. Je n’étais pas forcément au top physiquement pendant une quinzaine de jours. Maintenant, j’arrive dans une forme bien plus proche de celle d’un sportif de haut niveau. Ça me permet de monter en régime et de pouvoir aider mes coéquipiers.

Vous avez failli signer à Kiel après les Jeux, cette période d’incertitude n’a-t-elle pas été trop compliquée à gérer ?
J’étais forcément un peu déçu. Tout le monde rêve de jouer à Kiel. Maintenant ça ne s’est pas fait, mais c’est la vie. Ça a pu être dur quelques jours, mais la proposition de Dunkerque est arrivée, et ils ont vraiment montré l’envie de me recruter et ça aussi c’est touchant. Maintenant j’ai envie de leur rendre. Après, cette pause a été dur d’un côté, mais de l’autre ça m’a fait aussi du bien de souffler après un été sacrément chargé. Du coup, j’ai pu aller montrer la médaille à tous les copains, et à un maximum d’enfants de ma région (Lyon, ndlr). Ce fut des bons moments. Des moments différents, mais qui font partie de l’après-olympique. Ça peut permettre de faire rêver les jeunes et de leur donner envie de faire notre sport. Et puis au final j’ai eu la chance de souffler, et j’espère que fin novembre, quand tout le monde aura un petit coup de fatigue, je serai un peu plus frais que tout le monde (sourire).

"Montpellier garde une équipe très compétitive"

Vous venez de passer deux ans en Espagne, trouvez-vous que le championnat de France a évolué ?
Oui, il a changé. C’est beaucoup plus serré et beaucoup plus difficile qu’il y a deux ans. Les budgets augmentent, les salles grandissent, les gens viennent… Il y a un sacré engouement autour de l’équipe nationale. Tout le monde fait des efforts pour que le championnat soit plus beau et c’est vrai qu’il est plus fort, avec des grands joueurs internationaux qui l’ont rejoint. L’effondrement du championnat espagnol nous donne aussi de la place. Du coup, on a le deuxième championnat du monde.

L’affaire des paris a un peu chamboulé le championnat, est-ce que cela change quelque chose aux objectifs de Dunkerque ?
Non pas du tout. Aujourd’hui on a la quatrième masse salariale, et on vise la quatrième place. Maintenant c’est vrai que Montpellier est un peu handicapé par rapport à ses objectifs en Ligue des champions, mais même s’ils ont perdu cinq joueurs, ils gardent une équipe très compétitive au niveau du championnat. Nous on veut être européens, et on travaille pour. Et si jamais on peut aller chercher quelque chose de plus, on ne se privera pas. Mais on ne s’enflamme pas. On a fait un début de championnat correct, mais là on va s’attaquer à du plus lourd puisqu’on se déplace à Montpellier, on reçoit Paris et on va a à Chambéry. On a un mois compliqué qui s’annonce et on va s’attacher à s’en sortir du mieux possible.

Est-ce que le fait d’avoir battu Montpellier en trophée des champions peut vous aider avant cette double-confrontation (les deux équipes se retrouvent dimanche, en Coupe de la Ligue, ndlr) ?
Ça n’a rien à voir. Le contexte n’est pas le même, et il est même encore différent en Coupe de la Ligue. Mais on va aborder ce premier match sérieusement. On connaît les forces en présence, ils peuvent sortir un gros match. Maintenant, on va essayer de nous aussi sortir un gros match. On n’a pas le droit à l’erreur, on se doit d’être à 100%, voire à 120% pour avoir une petite chance de l’emporter.

Dans une semaine vous allez retrouver les Bleus…
C’est toujours un plaisir. C’est la première fois qu’on va avoir un petit peu le temps de discuter, de se voir tous ensemble, de parler ce qui nous est arrivé cet été. Pouvoir en discuter avec les copains ça fait toujours plaisir. Et puis il y a le fait d’être appelé en équipe de France, ça veut dire que le sélectionneur a toujours confiance en moi, et c’est toujours cool. Maintenant on a deux matches de qualifs (face à la Lituanie et la Turquie, ndlr), et il faudra aussi être sérieux pour les remporter. 

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