Dinart: "Le bilan est positif"

Didier Dinart est satisfait du début de saison du PSG.

Didier Dinart est satisfait du début de saison du PSG.

Seules équipes invaincues du championnat, le Paris Saint-Germain et Chambéry s'affrontent, jeudi soir, dans un choc au sommet, comptant pour la 6e journée de Division 1. L'une des recrues du club de la capitale, Didier Dinard, décrypte les enjeux de cette rencontre et le début de saison des siens.

Didier, voilà presque deux mois que l’équipe a été complétement assemblée, peut-on dire que le bilan est pour le moment positif ?
Oui forcément. Jusqu’à ce jour, nous sommes invaincus. Mais on pourrait dire la même chose de Chambéry qui a également fait un très bon parcours en championnat.

Le fait de battre consécutivement Montpellier, puis deux fois Saint-Raphaël, vous a-t-il conforté dans votre travail ?
Oui. Il est vrai que nous avons fait le nécessaire pour faire le meilleur début de saison possible. Le bilan est positif, mais il reste encore pas mal de choses à travailler car c’est une équipe qui veut tirer vers l’excellence.

Vous attendiez-vous à ce que ça aille aussi vite ? Que l’osmose se fasse aussi rapidement ?
Pas forcément. Mais ce n’est pas non plus surprenant car dans cette équipe il y a énormément de qualités, avec des joueurs de très bons niveaux. Tout ça fait que l’équipe, dans les moments importants, sait se ressaisir et préparer les matches de la meilleure manière.

On a l’impression d’un groupe qui vit bien, à mille lieux d’une équipe de mercenaires…
Ça, déjà, ce sont plus les médias qui l’ont dit. Mais c’est une équipe qui a été formée par les dirigeants de la meilleure façon possible, afin d’être opérationnelle le plus tôt possible.

"Ma seizième année en équipe de France"

Vous vous déplacez à Chambéry, est-ce un premier tournant pour vous ?
On les joue à l’extérieur, ça va être très difficile. Chambéry a une très grosse densité physique sur le plan défensif. Ça va être un match très engagé. On va essayer de trouver les brèches, sachant qu’il n’y en a pas énormément, car ils ont un gros tempo pendant une heure.

Plus personnellement, avez-vous l’impression d’avoir réussi à imposer votre patte défensivement ?
Ma patte, je ne sais pas… Mais j’ai une très bonne complicité avec Ibou (Diaw, ndlr). Ce qui fait qu’on arrive à s’en sortir quand même. Mais selon le match, il faut savoir mettre l’accent sur les points forts de l’adversaire. C’est de l’adaptation permanente.

Vous venez de sortir votre livre (*), pourquoi maintenant ?
C’était un bon moment. Je ne savais pas non plus si j’allais continuer pour le Mondial 2013. C’était le moment opportun, c’était un objectif personnel de remporter les Jeux Olympiques de Londres, et je voulais raconter cette histoire. C’est ma 16e année en équipe de France, et au bout de 16 ans, après avoir connu Costantini, Onesta, je pense qu’un joueur qui a connu tout ça a énormément de choses à dire. D’où la volonté de faire ce livre, et de raconter aux passionnés de handball mon histoire et celle du handball français.

Il y a donc la volonté de parler de votre parcours singulier…
Je suis quand même parti de super loin. Je suis parti de la Guadeloupe, au Guadeloupe Université Club, et j’étais un gamin de 16 ans qui partait à pied à l’entraînement, 45 minutes aller, 45 retour. Et je suis arrivé à être champion olympique. C’est un très beau passage, et ça n’a pas forcément été facile. Partir du plus bas et arriver vers l’excellence, il y a des étapes à ne pas rater, à  respecter. C’est énormément de travail à fournir.

Y a-t-il également l’objectif de faire découvrir la défense, un poste que l’on peut considérer comme ingrat ?
La défense c’est un art. Il faut savoir qu’une bonne assise défensive fait qu’on a du crédit en attaque. Le premier attaquant reste la défense. Si tu ne prends pas de buts, ça te donne du relâchement en attaque car tu sais que derrière c’est solide.

C’est quelque-chose que vous avez envie de transmettre après votre carrière ? Vous écrivez notamment un mémoire sur le sujet…
Oui j’ai tout écrit. J’ai mon mémoire sur la défense, avec chaque poste. Mais cette façon de voir les choses j’ai plus envie de le montrer en tant qu’entraîneur que de l’exposer à tout le monde. Car forcément, tes idées vont être exploitées, et pas forcément respectées.

* "Secret d'un champion: Défendre son rêve" aux éditions Hugo Sport, 189 pages, 15 euros.