L'autre PSG répond présent

 PSG

Luc Abalo a fait parler la poudre contre Cesson.

S'il s'est montré moins brillant que le champion montpelliérain, bourreau la veille du promu billérois, le PSG handball n'a pas raté ses débuts en D1, vendredi à Coubertin. Dans une ambiance de feu, les stars entraînées par Philippe Gardent ont fait mordre la poussière à Cesson (34-23), notamment grâce à l'apport d'un Luc Abalo déjà très en jambes.

Le Paris Handball n’a pas changé que dans le nom. Le PSG est une marque, et Cesson en a mesuré l’empreinte, ce vendredi, pour son premier déplacement de la saison. Dans un Coubertin aux allures de Parc des Princes pour l’occasion, avec ses supporters torses-nus, sautillants et bruyants, le nouveau fleuron annoncé du championnat de France a réussi ses débuts, s’imposant nettement (34-23). Et l’histoire retiendra que Samuel Honrubia, auteur de six buts en tout, a montré la voie à ce monstre en puissance.

Premier buteur parisien, l’international français a donc été imité 34 fois, avec insistance pour ce qui est de Luc Abalo, autre Expert revenu de Londres avec l’or olympique autour du cou. Déjà bien en jambes et parfaitement fondu dans le moule de ce PSG qatari, l’ancien Ivryen s’est révélé brillant pour son retour officiel en terre francilienne, avec huit réalisations au compteur. Crédité de cinq buts, Mikkel Hansen n’a pas déçu non plus. S’il a dû attendre son troisième tir pour faire mouche, le Danois a fait parler sa puissance pour assommer les Irréductibles Bretons, menés 15-12 simplement à la pause.

Les stars à la fête

"On a eu un gros temps faible en seconde période", déplorait après coup l’ailier cessonnais Benoît Doré. Un passage à vide coupable et fatal que le plus gros budget du championnat (plus de 9 millions d’euros !) n’a pas manqué d’exploiter. Didier Dinart, buteur sur un chabala mémorable, Mladen Bojinovic, Robert Gunnarsson, Marko Kopljar ou encore Asgeir Orn Hallgrimsson, toutes les recrues vedettes de ce PSG nouveau ont participé à la fête ; sans oublier les anciens tels Patrice Annonnay, auteur de neuf parades dans les buts parisiens.

"On était un peu crispé au début puis ça s’est débridé, c’est devenu plus fluide. On a su être plus solide en défense et plus lucide en attaque, mais le but est de monter encore en puissance", réagissait à chaud Didier Dinart sur l’antenne de Sport+. C’est dire si cette équipe à peine née promet d’être monstrueuse à l’avenir. Peut-être même d’ici au 30 septembre, et ce choc de la 3e journée de D1 contre Montpellier. En attendant, Coubertin peut continuer à chanter sur l’air bien connu du "Paris est magique" cher au Parc des Princes. "Envoyer un message", telle était l’ambition de Philippe Gardent avant la première de ses joueurs. C’est fait !