Abalo, the artist

Luc Abalo profite de son temps libre pour peindre. (PUMA)

Luc Abalo profite de son temps libre pour peindre. (PUMA)

Alors qu'il prépare actuellement les Jeux Olympiques de Londres avec l'équipe de France et qu'il est sur le point de s'engager avec le Paris Handball, Luc Abalo s'est confié sur ses occupations et passe-temps favoris. Entre la peinture, la vidéo et la photo, l'ailier tricolore n'a pas le temps de s'ennuyer.

"La plupart de mes coéquipiers passent leur temps à jouer à la console, ou aux cartes, moi c’est plutôt la vidéo, la photo, et bien sûr la peinture." A l’heure de présenter ses toiles au public, en juin dernier, au 114, fief de Puma à Paris, Luc Abalo a pour la première fois levé le voile sur ses œuvres. "Je suis quelqu’un d’assez discret et je ne parle pas trop de ce que je fais, se justifie-t-il. En fait, je n’ai pas confiance en moi. C’est ce qu’il se passait dans le hand au début. Je n’osais pas faire des choses sur le terrain car j’ai du mal à montrer tout ce que je sais faire, à me dévoiler." Depuis, sur le terrain, l’ailier droit s’est pleinement dévoilé, et est actuellement le meilleur du monde à son poste.

Un épanouissement qui a permis joueur d’en faire de même sur la deuxième face de son personnage. "Je sais que via le handball, j’ai réussi à prendre confiance. C’est pour ça qu’aujourd’hui je montre ce que je fais sans complexe. Que ça plaise ou ça ne plaise pas, la critique va toujours m’aider à avancer. C’est pour ça qu’aujourd’hui je montre ce que je fais avec plaisir", sourit celui qui cite Basquiat et les impressionnistes en modèles. "Je me suis intéressé au dessin avant même de faire du handball. C’est quelque chose qui est resté. Je suis quelqu’un qui passe son temps libre à se casser la tête pour trouver des « belles choses »", souffle l'Ivryen.

"Pour une fois dans ma vie, je faisais partie des meilleurs de la classe !"

Quand il n’est pas à l’entraînement, le bonhomme est donc plongé dans les livres, les images, ou les vidéos. "J’adore tout ce qui est visuel. Ce sont des choses qui m’attirent, explique celui qui, en déplacement, n’oublie jamais ses aquarelles, son appareil photo, et son ordinateur. Je retouche les photos. Je fais des montages vidéo. Ce sont des choses qui me prennent beaucoup de temps." Pour la peinture en revanche, le génial gaucher préfère attendre le week-end. "Je me consacre à la peinture le dimanche, parce qu’on va dire que j’ai toute la journée pour peindre. Je n’aime pas peindre avant l’entraînement car ça me prend beaucoup d’énergie, de concentration."

Cette passion, Luc Abalo reconnaît qu’elle le poursuit depuis tout petit, puisqu’il a même préparé les beaux-arts, avant de voir sa carrière de handballeur prendre le dessus. "Pour une fois dans ma vie, je faisais partie des meilleurs de la classe ! C’était cool ! J’ai adoré ces moments-là", rigole-t-il. Des cours qu’il a donc dû arrêter en 2008, quand il a fallu partir vers Ciudad Real. Quatre ans plus tard, l’envie de rentrer en France, et à Paris, semble vitale pour lui, afin de rattraper le temps perdu. "Avant de partir en Espagne, avec mes amis, je passais beaucoup de tempos à ne rien faire… Je ne me suis pas intéressé aux musées et aux autres activités autour de ça. C’est aussi pour ça que j’ai envie de faire ses choses-là en rentrant", conclut celui qui retrouverait donc définitivement le sourire, si son transfert à Paris se concrétisait enfin.

Le Sport sur votre mobile
en images
Onesta a du bagage Champions d'Europe ! Une finale de plus ! Interdiction de passer. Nouvelle tenue
à lire aussi