Abalo de retour au pays

Luc Abalo et les Bleus affrontent l'Argentine. (Reuters) 

Luc Abalo et les Bleus affrontent l'Argentine. (Reuters) 

Luc Abalo au Paris Handball, c'est fait ! L'ailier international français (27 ans, 147 sélections) s'est finalement engagé pour quatre ans avec le club de la capitale au projet nouveau. Désormais fixé sur son avenir, celui qui avait débuté en Division 1 à Ivry va pouvoir préparer les Jeux Olympiques de Londres tranquillement.

"La vie à Paris me manque, ma famille me manque. D'un point de vue handball, je suis épanoui en Espagne, mais je pense qu'il faut que je rentre." Interrogé il y a quelques semaines, Luc Abalo ne niait pas sa volonté de rejoindre le Paris Handball. Un désir ardent qui s’est en enfin concrétisé, mardi, avec la signature d’un contrat de quatre ans avec le club parisien. Un transfert qui s’est un peu éternisé, en raison d’un encombrant contrat qui courrait jusqu’en 2017 avec l’Atletico Madrid. Au final, les deux clubs se sont entendus sur un montant autour de 500.000 euros pour concrétiser l’accord. Un soulagement pour le joueur.

"Ça fait du bien, confirme-t-il au Parisien. Mais je n’étais pas vraiment inquiet, ni même perturbé par ces tractations. Ce n’est pas comme si j’étais à la rue. Si ça ne s’était pas fait, je serais resté à Madrid, un des meilleurs clubs de la planète. Il y a pire, non ?" Au final, la question ne se pose même pas, et Philippe Gardent peut apprécier ce nouveau renfort. "C’est un élément hyper important pour le dispositif qu’on est en train de mettre en place, pour plein de raisons: par son charisme, par sa variété de jeu et son propre style. Ça nous ouvre des horizons différents de ceux qu’on aurait eus si on avait eu un ailier droit classique", reconnaît le coach parisien, sur RMC.

Avec les renforts d’Antonio Garcia, Didier Dinart, Mladen Bojinovic, Marko Kopljar, Samuel Honrubia ou Robert Gunnarsson, l’attelage apparaît parfaitement armé pour aller chercher une place en Ligue des champions, et même sérieusement titiller Montpellier la saison prochaine. "Il manque encore quelques noms mais c’est vrai que c’est une équipe qui a fière allure. On a maintenant comme mission de les faire jouer ensemble", souligne Gardent, alors que José Manuel Sierra, le troisième gardien de l’équipe d’Espagne, pourrait lui aussi rejoindre l’armada. Un projet qui donne en tout cas l’eau à la bouche à Luc Abalo. "C'est une équipe qui peut être bonne très rapidement et rêver à des titres européens très vite", conclut-il, alors qu'il va désormais pleinement se concentrer sur son prochain objectif, les JO, qui démarrent dans un peu moins de trois semaines.

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