Handball : Pour Dinart, il y a encore du travail.

Handball : Pour Dinart, il y a encore du travail.©Media365
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Rédaction Sport365, publié le vendredi 06 janvier 2017 à 10h18

Pour sa cinquième compétition en tant qu'entraîneur, cette fois-ci avec un Claude Onesta en retrait, Didier Dinart a encore quelques heures devant lui pour préparer les Bleus à attaquer le mondial face au Brésil dans moins d'une semaine. Le sélectionneur français fait le point.



Didier Dinart, sentez-vous la pression monter ?
On est à J-5, mais avant le fameux match du Brésil, il y a deux rencontres contre la Slovénie et on va en profiter pour peaufiner et ajuster ce qu'il nous manque dans notre jeu. Cela dit, on est en place, on est plus ou moins rassuré sur l'état de forme des joueurs, à ce jour, on est dans un bon processus et dans un bon déroulement des choses. Une pression ? Je ne prends pas le championnat du monde comme une pression. Il faut transformer la pression en énergie positive parce qu'on vit pour ce genre de moments, qui sont extraordinaires, et on va essayer de faire au mieux.

Quels sont les objectifs face à la Slovénie ?
Continuer à travailler nos enclenchements, nos automatismes, les affinités. Il faut aussi pallier à la blessure de Mathieu Grébille, donc on trouve les rotations nécessaires et les ajustements. L'équipe est dans des conditions optimales, il n'y a pas de blessés à ce jour qui pourraient rendre les choses un peu plus difficiles, donc on espère que ça va rester comme ça jusqu'au bout.

En quoi la Slovénie ressemble-t-elle aux autres adversaires que vous allez affronter dans ce Mondial ?
La Slovénie c'est une très belle nation qui a fait d'énormes progrès et qui pose beaucoup de problèmes à l'international. Les raisons pour lesquelles nous avons choisi la Slovénie, c'est que nous voulions avoir un match de très bon niveau pour pouvoir se jauger à la veille de ce championnat du monde. Essayer de commencer dans les meilleures conditions, parce qu'on sait très bien que la façon de débuter une compétition se répercute sur la suite. On a vraiment à cœur d'accéder dans le meilleur état possible à ce match contre le Brésil, de manière à revenir à Bercy pour les demi-finales. Mais avant ça, il y a encore pas mal de travail. L'équipe reste rigoureuse, concentré, rivée sur l'objectif mais il ne faut pas se précipiter. Il reste deux matchs amicaux qu'il faut aborder avec le plus grand sérieux, justement pour éviter des désagréments. On sait très bien que la meilleure manière de s'en sortir c'est de jouer ces rencontres à 100% et c'est ce qu'on va essayer de faire.
Dinart : « On est à la maison »
Est-ce que ce que déclenche l'équipe de France de handball vous surprend toujours ?
De moins en moins. C'est vrai que l'Equipe de France de 2001 qui remporte les championnats du monde n'a rien à voir seize ans plus tard. À ce jour, l'équipe a un palmarès et un devoir de résultats, mais c'est parce qu'elle sera dans le développement habituel des choses qu'elle saura se reconcentrer et pas forcément se laisser emporter par des éléments extérieurs. L'équipe va se concentrer et se confiner pour se river vers l'objectif.

Pourquoi rendre aussi tardive la révélation de la liste des seize joueurs, à savoir un jour seulement avant le début de ce Mondial ?
Les seules raisons c'est tout simplement qu'on joue en France. Il n'y a pas d'obligations, de précipitations à avoir. On est à la maison. Les joueurs qui seront écartés le seront au dernier moment, ce qui nous permet d'avoir des entraînements de qualités jusqu'au bout et commencer ce championnat du monde dans les meilleures conditions. Ce n'est pas problématique. Maintenant, charge aux entraîneurs de faire les ajustements pour ne pas interférer avec les joueurs qui ne seraient pas sélectionnés pour ces Championnats du monde. »

Est-ce que vous laissez les joueurs libres sur le terrain de créer des situations et des stratégies qui n'ont pas été vues à l'entraînement ?
Si un joueur sort du cadre pendant les matches je pense que ça peut être un problème et préjudiciable aux résultats. Ils peuvent être créatifs dans un cadre bien donné, c'est structuré, c'est préparé en amont, ils ont leur liberté d'expression sur une relation à deux. Parce que vous comprenez bien, que si on a préparé une action pour terminer à gauche et qu'on fait n'importe quoi, ça risque de ne pas être cohérent.

La polyvalence de certains joueurs constitue-t-elle un atout à vos yeux ou préférez-vous quelqu'un de fixe à son poste ?
La polyvalence, c'est un atout. Il y a des joueurs comme Kentin Mahé qui son capable de jouer sur des postes d'arrières ou à des postes d'ailiers. Je pense que ce sont des joueurs très intéressants. On teste pas mal de choses pour avoir toutes les solutions, et peut-être des parades. Parce qu'on sait qu'avec l'évolution des nouvelles règles, tout le monde essaye d'attaquer au mieux l'équipe de France. Donc, c'est l'anticipation de savoir ce qui va nous arriver qui fera que l'équipe sera dans les meilleures conditions pour aborder ce Mondial.

 
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