Siem au septième ciel

Marcel Siem a remporté l'Open de France. (Reuters)

Marcel Siem a remporté l'Open de France. (Reuters)

Marcel Siem a apposé non nom au palmarès de l'Open de France, ce dimanche, succédant du même coup au Français Thomas Levet. L'Allemand a devancé à l'arrivée l’Italien Francesco Molinarini et le Tricolore Raphaël Jacquelin. "Je suis très heureux, cette victoire signifie beaucoup pour moi", savourait Siem à l'issue des hostilités.

En surchauffe Marcel ? On aurait pu le croire samedi quand l’explosif Allemand, qui n’avait jamais confirmé jusqu’alors sa seule victoire sur le circuit décrochée en 2004, a plombé sa carte du troisième tour par deux bogeys sur ses trois derniers trous (73). Mais Marcel Siem a ce grain de folie qui fait les champions. Là où n’importe quel Britannique aurait noyé sa colère avec une bonne pinte de mousse, ce trentenaire très apprécié de la colonie tricolore pour son côté plus latin que germanique, aux antipodes du glacial Martin Kaymer, s’est astreint une longue séance de putting, sans passer par la case club-house. Du rab dont il a (enfin) touché les fruits dimanche pour confirmer sur les greens la précision de son long jeu. Avec, au bout de ce nouveau combat avec le parcours du Golf National, une carte de 67 (-4) qui lui suffi pour succéder au palmarès de l’Open de France à Thomas Levet.

Un beau cadeau d’anniversaire pour ce grand gaillard (1,89m) qui fêtera bientôt ses 32 ans. Et une réponse à tous ceux qui le croyaient trop fragile émotionnellement pour renouer avec le succès sur le circuit. "Je suis très heureux, cette victoire signifie beaucoup pour moi", avouait, très ému, l’Allemand à la sortie du green du 18. "Tout est question de gagner à ce jeu. Et à chaque fois que l’on passe à côté, c’est toujours plus de pression, les gens parlent, vous disent que vous ne gagnerez plus jamais…"

Plus c’est dur, plus c’est bon

Malgré la charge venue d’ailleurs de Francesco Molinari (64, meilleur score de la semaine malgré un double-bogey sur son premier trou !), malgré les piques de l’Anglais Ian Poulter (finalement au pied du podium avec ses compatriotes David Lynn et David Howell), malgré les assauts du Suédois Henrik Stenson (qui a conclu sa semaine par un triple-bogey lui faisant perdre quelque 200 000 euros…), Siem a tenu bon, sortant le grand jeu notamment à l’entame de l’Amen Corner, sur le 15, avec un birdie. Son seul écart (calculé) de la journée, un bogey sur le 18, ne pouvait plus l’empêcher de gagner, avec un coup d’avance sur Molinari et deux sur Raphaël Jacquelin, très (trop ?) prudent toute la semaine mais trop irrégulier lors de cette dernière journée (cinq birdies mais trois bogeys) pour espérer partir en play-off avec l’Allemand.

Qu’importe, le Lyonnais est persuadé d’être dans le vrai, après son encourageante 21e place à l’US Open. "Je suis très content, j’ai pris beaucoup de plaisir cette semaine, déclarait sur Canal+ Sport. Après avoir rapidement été 7 en dessous (du par), c’est vrai qu’il y avait moyen d’espérer mieux. Mais Marcel a été très solide, -9 (-8 en réalité, ndlr) c’est fort. Il fallait faire -4 ou -5 pour moi aujourd’hui. Mais le parcours demande tellement…" Tout ce qu’il aime finalement… "Je vais dire à Jean (Van de Velde) de préparer le parcours encore un plus durement l’année prochaine (sourire). Ma stratégie était bonne. Ça n’a pas suffi malheureusement. Mais c’est sous le par, six en dessous, c’est très bon." C’est surtout de bon augure en vue du British Open où le seul représentant tricolore avec Grégory Havret aura l’occasion de confirmer sa remontée dans la hiérarchie européenne et mondiale.

Le Sport sur votre mobile
en images
Watson savoure en famille "Lefty" un peu gauche L'étrange coiffure de Wozniacki Woods dans le dur C'était son jour
à lire aussi