Rory les bons tuyaux

Rory McIlroy est en ce moment le meilleur golfeur de la planète. (Reuters)

Il n’en finit plus de gagner. Déjà vainqueur de l’USPGA en août, le deuxième Majeur de sa jeune carrière, Rory McIlroy s’est imposé dimanche dans l’Indiana, comme le week-end dernier à Norton, pour devenir le premier joueur à remporter deux tournois de rang sur le circuit américain depuis Tiger Woods. A 23 ans, le Nord-Irlandais, déjà n°1 mondial, a posé sa patte sur la planète golf.

C’est Jose Maria Olazabal qui doit être content ! A moins de trois semaines de la Ryder Cup, qui se tiendra dans la banlieue de Chicago, le capitaine de l’équipe européenne sait déjà pouvoir compter sur un homme capable de s’imposer en terre américaine. Mieux, il dispose dans ses rangs du meilleur joueur de la planète. Et s’il ne faut pas forcément être le meilleur pour être un bon joueur de Ryder Cup, ça peut aider. Déjà décisif en 2010 dans la reconquête du Graal que se disputent depuis plus d’un siècle Américains et Européens, Rory McIlroy sera plus que jamais le leader de l’équipe européenne sur les fairways de Medinah, fort d’une forme actuelle qui touche à la perfection.

Après avoir mis la main en août sur son deuxième Majeur avec l’USPGA, l’occasion de faire taire les derniers sceptiques, le Nord-Irlandais vient ni plus ni moins que de signer deux succès de rang sur le circuit américain, à Norton le week-end dernier et dans l’Indiana dimanche, des performances d’autant plus significatives que réalisées lors des playoffs de la FedExCup, donc avec ce qui se fait de mieux de l’autre côté de l’Atlantique. Phil Mickelson, Lee Westwood, Tiger Woods, Dustin Johnson, Adam Scott, Vijay Singh, Jim Furyk… Il suffit de jeter un œil au Top 10 du BMW Championship pour mieux apprécier la performance du jeune homme.

A 23 ans, McIlroy est tout simplement en train de s’installer pour longtemps au sommet de la hiérarchie mondiale, prêt à ouvrir une nouvelle ère et succéder à Tiger Woods, dernier joueur avant lui à avoir gagné d’une semaine sur l’autre sur le circuit américain en 2009. "Plus vous tentez votre chance et plus vous avez de chances de vous imposer et de remporter des trophées", confiait l’intéressé avec une candeur désarmante en réponse à ceux qui lui reprochaient de ne pas avoir fait l’impasse sur ce tournoi pour mieux se concentrer sur la finale de la saison américaine dans deux semaines (dont il sera, faut-il le préciser, le grand favori). Le Nord-Irlandais aurait eu tort de se priver, d’autant que sa domination actuelle lui offre le luxe de pouvoir traverser un jour sans, comme samedi, sans en faire les frais.

"C’était un jour très important. J’ai réussi à rendre un score de 69 pour ne pas me sortir du tournoi", notait-il. Une marge qui n’est pas sans rappeler celle de Woods lors de ses plus belles années. Avec déjà six victoires sur le circuit américain à son âge, il rejoint d’ailleurs le Tigre et l’autre symbole de la petite balle blanche, Jack Nicklaus, parmi les références de précocité. Ce qui en golf est loin d'être anecdotique...