Lyon : Le club contre-attaque après les débordements de la veille

Lyon : Le club contre-attaque après les débordements de la veille©Media365
A lire aussi

Rémi Farge, publié le vendredi 14 avril 2017 à 16h20

Lyon a contre-attaqué au lendemain des débordements contre Besiktas en déployant son arsenal judiciaire et sécuritaire.

En conférence de presse, un joueur et l'entraîneur se succèdent traditionnellement. Ce vendredi, Bruno Genesio et Christophe Jallet n'étaient pas les seuls à répondre aux questions des médias. A circonstances exceptionnelles, interlocuteurs exceptionnels. Au lendemain des graves débordements survenus lors du quart de finale aller de Ligue Europa contre le Besiktas Istanbul, l'Olympique Lyonnais a envoyé Vincent Ponsot, directeur général adjoint juridique, et Annie Saladin, responsable de la sécurité au club, en conférence de presse.

« En tant qu'organisateur de la rencontre, on est responsable, a débuté Vincent Ponsot. Sauf qu'en l'occurrence, il est manifeste qu'on a été victime d'agression de supporters turcs. Les éléments vidéo le montrent et les officiels UEFA ont également assisté à ce qui s'était passé. Chaque club est responsable de ses supporters. A partir du moment où il y a eu identification, les règlements sont très clairs. » Voilà pourquoi le club rhodanien espère ne pas être trop durement sanctionné par l'instance européenne après une soirée qui a conduit à douze interpellations et sept blessés selon le premier bilan.

Restent des questions essentielles, comme savoir comment des supporters turcs non munis de billets ont réussi à s'inviter à la fête. « Ils ont forcé le contrôle. Vu le profil de ces supporters, on n'a pas réussi à les contenir, reconnait Annie Saladin. Mettre 500 ou 1000 policiers de plus, ce n'était pas possible. La volonté de ces supporters était telle qu'ils seraient tout de même parvenus à leurs fins. » Même sentiment d'impuissance au sujet des pétards et fumigènes : « Comment ont-ils réussi à les faire passer ? La réponse est simple : celui qui veut rentrer avec un fumigène ou un pétard y arrivera. La palpation a été assurée par des stadiers formés qui ont fait leur travail. Mais ils ont l'obligation de se limiter à certaines zones de palpation et les supporters le savent. » Vincent Ponsot renchérit : « On est dans un Etat de droit. Le seul moyen d'éviter ça, c'est de faire comme en Italie. Nous, à Rome, nos supporters avaient été mis à nu mais en France, on ne peut pas le faire. Ce n'est pas juste un choix. »

 
20 commentaires - Lyon : Le club contre-attaque après les débordements de la veille
  • Sans être pro lyonnais du tout faut arrêter d'être stupide 5mn. Les supporters du Besiktas se sont comportés comme des timbrés. C'est pas nouveau. A la Turquie de réformer en profondeur sa façon de concevoir les rencontres sportives avec un minimum de respect et on pourra discuter ensuite. Seulement à ce moment là. Point barre.

  • Manifestement Lyon n'est pas capable d'organiser des grands matches. Incidents lors de la venue du PSG et encore incidents avec Besiktas. Cela devrait faire réfléchir Aulas dont les propos après le match de Metz ont été pour le moins déplacés. Si je me souviens bien il voulait avoir match gagné. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? C'est facile de parler des supporters turcs. Ils ont leur part de responsabilité mais les supporters lyonnais ont aussi la leur. Surtout qu'au lieu de s'en prendre aux turcs violents ils s'en sont pris aux turcs pacifiques venus en famille avec des enfants. Alors Monsieur Aulas si ça pouvait vous servir de leçon. Mais j'en doute.

    Les grands matchs se font avec des clubs et des supporters civilisés....

  • Aulas ,après le match à Metz avait été ignoble à l'égard de ce club pour n'avoir pu empêché le jet d'un pétard ...Hors ,chez lui ,dans son parc OL , cela a été 1000 fois pire ! Ce n'est pas pour autant LE coupable ,sauf indirectement ,par la grâce de ses amis politiques ,qui l'ont aidé pour avoir ce stade ,mais qui ,par ailleurs ,laissent la chienlit s'installer en France .... avec les conséquences que l'on voit .

  • "L'Union européenne de football (UEFA) a infligé une amende de 60.000 euros au Dynamo Kiev et au Besiktas à la suite des incidents durant le match de Champions League entre les clubs ukrainien et turc le 6 décembre dernier, gagné 6-0 par le Dynamo Kiev."
    Aucune vrais mesures disciplinaire, mais du pognon qui rentre à l'UEFA. Alors l'UEFA première responsable avec BESIKTAS récidiviste.

  • On oublis vite : Rappel LIGUE DES CHAMPIONS à Kiev 07/12/2016 DYNAMO KIEV-BEŞIKTAŞ (6-0) Quelques minutes avant le coup d’envoi, un groupe d’ultras ukrainiens a attaqué leurs homologues stambouliotes aux abords du stade Olympiyskiy. « Ces affrontements entre supporters sont la conséquence d'une mauvaise évaluation du risque et des mesures de sécurité à prendre avant le match »La rivalité entre deux groupes de hooligans s’est violemment affichée dans les rues de Kiev, faisant plusieurs blessés.a police locale a dû intervenir dans les tribunes après que les supporters du Beşiktaş ont craqué des fumigènes, balancé des projectiles, détruit des sièges et infiltré la tribune de presse.
    Alors BEŞIKTAŞ des bisounours à mettre hors de cause ?

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]