L'Italie est déjà sous le charme de Tolisso

L'Italie est déjà sous le charme de Tolisso©Media365
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Geoffrey Steines, publié le jeudi 16 mars 2017 à 09h21

Il parait que tous les chemins mènent à Rome. Celui de Corentin Tolisso guide irrémédiablement vers l'Italie. Le milieu de l'Olympique lyonnais n'a que 22 ans et il disputera déjà le quatrième match de sa jeune carrière professionnelle de l'autre côté des Alpes jeudi.

Une défaite contre la Juventus Turin en 2013-14 (2-1), un nul face à la Vieille Dame en novembre dernier avec un but à la clé (1-1) et un autre avec les Bleuets contre l'Italie Espoirs fin 2014 (1-1) : Tolisso ne brille par la qualité de son bilan en Italie pour l'instant. Il y jouit pourtant d'une cote énorme chez les ténors de Serie A. Une réputation dont il devra se montrer digne lors du match retour de Ligue Europa de Lyon contre l'AS Rome au Stadio Olimpico (21h05). Il l'a été à l'aller (4-2), quand il a claqué son onzième but de la saison toutes compétitions confondues après un échange de toute beauté avec Alexandre Lacazette.

Tout proche du Napoli l'été dernier

En conférence de presse avant le match, Luciano Spalletti avait d'ailleurs qualifié deux Lyonnais de « top joueurs » et c'était ce duo-là. L'entraîneur romain avait vu juste. Il était conquis d'avance par Tolisso, comme toute une Botte qui lui fait les yeux doux depuis des mois. Naples était tout proche de rafler la mise l'été dernier. Tout était bouclé, les deux clubs avaient trouvé un accord pour un transfert de 37,5 millions d'euros, un record historique à la vente pour l'OL. Le natif de Tarare avait même donné son accord au Napoli, avant de faire volte-face au dernier moment. « C'était assez compliqué. Naples est un très grand club, ils ont fait une belle saison dernière en terminant deuxième de Serie A, confiait-il en exclusivité à Football365 fin août. Donc quand il insiste pour te recruter, ça fait très plaisir. Mais il faut aussi réfléchir. (...) J'en ai parlé avec toute ma famille, mes amis, mes coéquipiers, le coach, mes agents... J'ai échangé avec beaucoup de personnes. J'ai beaucoup réfléchi, mais au fond de moi, j'avais vraiment envie de rester ici. »

Déjà des records statistiques

Bien lui en a pris, tant le capitaine de la précédente génération des Espoirs français prend une autre dimension avec son club formateur depuis le début de la saison. Il en est le couteau suisse, Bruno Genesio l'ayant déjà utilisé à cinq postes différents, de sentinelle à deuxième attaquant, en passant par relayeur ou latéral droit. « Le coach connaît mon poste préférentiel, mais c'est vrai que je peux jouer aussi bien en 6, en 8 ou en 10. Arrière droit j'aime moins, mais si je dois dépanner, je le fais, a soufflé Tolisso dans un entretien accordé au Progrès ce mercredi. Quand j'évolue en numéro 10, je joue simple, à une ou deux touches, j'essaie de me déplacer, faire de bons appels. » La recette fonctionne à merveille. Avec onze buts et cinq passes décisives toutes compétitions confondues, il réalise de loin la meilleure saison statistique de sa carrière. « Je veux et j'aime marquer, me trouver où il faut dans les zones de finition. Selon moi, un milieu de terrain moderne, doit jouer un rôle important, être capable de faire des allers-retours et être décisif dans les deux surfaces. J'ai déjà battu mon précédent record de 7 buts, mais il reste encore pas mal de matches, je vais essayer de faire mieux. »

Un accord de principe avec la Juve ?

Tolisso n'aura même pas besoin de ça pour renforcer son pouvoir d'attraction en Italie. Les clubs transalpins ne lui tiennent visiblement pas rigueur de son faux-départ au Napoli et sont toujours à fond sur le dossier. Cette fois, le numéro 8 de l'OL pourrait même taper plus haut, la Juventus Turin se trouvant en pole position pour l'accueillir. Un accord de principe entre les trois parties, avec une transaction avoisinant les trente millions d'euros dont les détails restent à finaliser, aurait même déjà été trouvé. Ce que le principal intéressé n'a pas démenti avec vigueur dans les propos rapportés par Le Progrès. « Je ne veux pas en parler. La réalité, c'est qu'il me reste trois ans de contrat, jusqu'en 2020. » L'autre réalité, c'est que la suite de la carrière de Tolisso semble devoir passer à tout prix par l'Italie. En ramener une qualification jeudi serait une belle façon de boucler la boucle avant de franchir le pas.

 

 
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