Montpellier, le nul de l'espoir

Montpellier a assommé Schalke dans le temps additionnel.

Montpellier a assommé Schalke dans le temps additionnel.

Venu pour défendre ses chances, Montpellier ne s'est pas défilé sur le terrain, ramenant de Schalke 04 un précieux match nul (2-2), mercredi, lors de la deuxième journée de Ligue des champions. Un résultat, acquis grâce à un but égalisateur de Souleymane Camara dans le temps additionnel, qui lui permet de conserver ses chances de qualification.

Si on apprend de ses erreurs, la Ligue des champions ne les pardonne guère… Le champion de France commence à s’en rendre compte en ce début de campagne européenne. Pour avoir oublié de jouer pendant une demi-heure dans la foulée de leur ouverture du score contre Arsenal deux semaines plus tôt, les Montpelliérains avaient chuté à domicile pour leur première apparition dans la compétition (1-2). Mercredi, c’est à trop vouloir jouer, contre une équipe de Schalke 04 résolument portée vers l’offensive, que les hommes de René Girard ont bien failli rentrer bredouilles d’Allemagne. Avant que Camara ne surgisse de sa boîte à l’approche du temps additionnel pour égaliser et offrir à son équipe un nul porteur d’espoir.

Sans être imméritée, l’issue est heureuse pour des Montpelliérains qui ont longtemps fait preuve de naïveté coupable à ce niveau. Car ouvrir la marque, œuvre d’Aït-Fana, auteur d’une superbe frappe enroulée depuis l’extérieur de la surface allemande dans la lucarne d’Unnerstal (13e, 0-1), était certainement pour eux le meilleur moyen de se défaire de la pression imposée par le bouillant public de la Veltins-Arena, l’un des stades les plus impressionnants d’Europe avec ses quelque 60 000 spectateurs. Mais il aurait alors fallu que Belhanda et ses coéquipiers, déjà devant au tableau d’affichage contre Arsenal avant de s’incliner, parviennent à ne pas le rendre aussi facilement à l’adversaire, chose que regrettait à la pause René Girard, pour espérer tenir le score.

Draxler, le dragster

Faute de mettre le pied sur le ballon, les Montpelliérains, qui étaient pourtant prévenus, se sont en effet exposés. Car il est une chose que les joueurs de Schalke 04 savent faire à la perfection à défaut d’être les plus rigoureux à la perte du ballon, c’est exploiter les espaces adverses. Un homme particulièrement s’en régale : Julian Draxler, un gamin de 19 ans, qui par son activité n’est pas sans rappeler Franck Ribéry à ses débuts. C’est lui qui sonne la révolte allemande d’une frappe de 20 mètres, à la sortie d’un crochet d’école, qui oblige Jourdren à se coucher (15e). C’est encore lui que l’on retrouve cinq minutes plus tard, lancé par Pukki, dans la surface héraultaise pour flirter avec le montant gauche de Jourdren (20e). Et c’est finalement lui qui, alerté dans la profondeur par Huntelaar, finit par égaliser après avoir effacé le gardien montpelliérain (26e, 1-1).

La frappe de Belhanda, à la sortie d’une magnifique chevauchée (29e), donne le sentiment que Montpellier a compris la leçon. Mais les champions de France en titre retombent dans leur travers dès le retour des vestiaires. Et Draxler est encore là pour profiter des largesses héraultaises, s’infiltrant dans la surface adverse avant d’être fauché par Bocaly. Ce dernier est logiquement expulsé. Le dragster allemand est lui contraint de sortir, touché au poignet. Mais Huntelaar le venge en exécutant le penalty (55e, 2-1). En infériorité numérique, les Montpelliérains ont le mérite de faire le dos rond, s’en remettant à Jourdren, auteur de deux arrêts décisifs devant Huntelaar (65e) et Affelay (85e), pour préserver le suspense. Et si le buteur néerlandais, meilleur réalisateur de la Bundesliga la saison dernière (29 buts), rate le but du KO, Camara a lui la bonne idée d’égaliser d’une frappe en pivot de la dernière chance (90e, 2-2). Le but de l’espoir pour le MHSC.

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