Montpellier ne veut pas du bonnet d'âne

René Girard et Montpellier passent un sérieux test contre l'Olympiakos. (Reuters)

René Girard et Montpellier passent un sérieux test contre l'Olympiakos. (Reuters)

Le cinquième revers de la saison concédé à Rennes le week-end dernier (1-2) a replongé Montpellier dans une crise de confiance. Mais la réception de l’Olympiakos, mercredi en Ligue des champions, pourrait servir d’échappatoire aux protégés de René Girard.

L’heure de la récréation européenne a sonné pour les Montpelliérains. Une parenthèse enchantée après un nouveau cours magistral de réalisme reçu (1-2), en Bretagne, samedi dernier. Quatre-vingt dix minutes au terme desquelles ils sont ressortis groggy. Un peu comme ces élèves anéantis devant la charge de travail qu’il leur reste à accomplir avant de valider leur année. D’ailleurs, René Girard et ses hommes n’ont pas vraiment le temps d’assimiler leurs leçons qu’ils sont déjà amenés à les appliquer lors d’une séance pratique pas vraiment ordinaire. Car c’est dans la cour des grands que le MHSC est convoqué mercredi contre l’Olympiakos pour décider de son avenir sur la scène continentale. Un nouvel échec à la Mosson, le deuxième en Ligue des champions, l’éliminerait quasiment de la course aux huitièmes de finale et le priverait, peut-être même, d’une session de rattrapage en Ligue Europa. Autant dire que malgré la morosité ambiante, il serait difficile de conseiller aux ouailles de Louis Nicollin de faire l’impasse sur cette rencontre.

Le point arraché à Schalke 04 (2-2) a gonflé les espoirs héraultais de poursuivre sur cette option, qui n’a rien de facultative pour la classe biberon de Girard. "Il faut prendre cette partie comme un bon examen pour grandir. Mercredi, nous allons jouer pour avancer et se qualifier, a souligné le Gardois lors de son grand oral. Nous n’avons pas le standing pour choisir les matches donc nous allons nous appuyer sur cette rencontre pour retrouver la rigueur qui était la nôtre." De rigueur, il en sera forcément question pour une équipe qui, par manque de concentration, a déjà encaissé quatorze buts en neuf journées de championnat. Un ratio inquiétant, bien en deçà de son total de l’an passé à pareille époque, cause principale de la baisse de résultats de l’élève montpelliérain. L’ex-premier de la classe a promis de travailler et de gommer ces défaillances pour arrêter de creuser, maintenant qu’il a touché le fond. "L’objectif n’est pas de perdre de l'énergie mais d’aller en chercher", souligne l’espiègle Girard au sujet de ce match charnière.

Le technicien montpelliérain, collé par l’UEFA pour cas de force majeure, compte se servir de cet examen (presque) blanc pour demander à son groupe d’être plus régulier dans ses performances. De sa vigie, "la meilleure place tactique", il souhaite voir son équipe briser la malédiction dominicale (cinq matches consécutifs à la Mosson sans victoire) et se positionner en ballottage favorable pour une place parmi les trois meilleurs de la classe. Cela mettrait du baume au coeur à ce petit nouveau à qui l’on demande de suivre deux cursus différents alors qu’il a déjà raté son premier trimestre. "On a mal débuté en Ligue 1, mais la Ligue des champions, c'est une compétition à part", insiste Jamel Saihi, conscient que cet apprentissage express ne joue pas vraiment en la faveur des siens. "Au niveau comptable c'est pas trop ça, mais au niveau du jeu, on a pu rivaliser", estime ainsi l’international tunisien. Face à l’Olympiakos et son statut de multi-redoublant en C1, le MHSC ne nourrira aucun complexe et souhaitera recevoir les félicitations du jury. Même si celles de la Mosson suffiront largement à leur bonheur.

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