Lille n’a plus d’illusion

Franck Ribéry et le Bayern se sont imposés à Lille. (Reuters)

Franck Ribéry et le Bayern se sont imposés à Lille. (Reuters)

Troisième match et troisième défaite pour Lille en Ligue des champions. Pour la venue du Bayern Munich dans le Nord, le Losc s’est incliné 0-1 sur un but de Thomas Müller, inscrit sur penalty. Dans le même temps, Valence a dominé le Bate Borisov (0-3). Il faudrait un miracle pour que les Lillois atteignent les huitièmes de finale.

Cette fois, c’est bien fini. A moins d’un improbable miracle, le Losc ne disputera pas les huitièmes de finale de la Ligue des champions en février-mars prochain. Déjà battu à deux reprises, par le BATE Borisov à domicile (1-3) puis à Valence (0-2), le club nordiste a été incapable de bousculer une équipe du Bayern pourtant bien prudente, s’inclinant sur le seul tir cadré allemand, un penalty (0-1). Si tant est qu’ils le souhaitent vraiment, et c’est loin d’être sûr au vu de ce qu’ils ont montré mardi lors de ce match pourtant capital, les Dogues doivent désormais se remobiliser pour ne pas finir derniers de leur groupe, comme la saison dernière, et accrocher un billet pour la Ligue Europa. Un objectif a minima qui ne sera pas une sinécure au vu du jeu proposé par le Losc depuis le début de la saison.

Rudi Garcia espérait pourtant que le prestige d’une telle affiche suffirait à instiller un grain de folie dans le cœur de ses hommes. Les Dogues ont seulement donné l’impression d’être mangés par l’enjeu et la pression. Car le pire dans cette histoire, c’est que la défense lilloise, malgré les absences de Debuchy (suspendu) et Basa (blessé), n’a que très rarement été mise en danger par une équipe bavaroise qui s’est contentée de jouer à son rythme, loin de ses standards affichés en Bundesliga (26 buts en huit matches). Si Digne n’avait pas offert ce penalty à Müller (20e, 0-1), sur une faute que l’on qualifiera de jeunesse sur Lahm, un 0-0 sans relief aurait été un score logique pour sanctionner ce match d’une tristesse infinie.

Ce Losc n'a pas la carrure...

Le hic, c’est que Balmont, promu capitaine d’un soir, et ses coéquipiers n’ont jamais donné l’impression de se révolter contre cette ouverture du score cruelle. A l’exception de deux centres de Digne pas exploités par De Melo (14e et 29e) et d’une reprise un peu désespérée de Martin devant une cage allemande désertée par Neuer (35e), les intentions nordistes ont frôlé le néant. Alors qu’il aurait fallu plus qu’un Martin timide et un Kalou brouillon (logiquement sorti sous les sifflets avant l’heure de jeu) pour déstabiliser des Bavarois maîtres du ballon comme ils en ont donné l’habitude cette saison en Ligue des champions (68% de possession du ballon, comme le Barça, sur les deux premières journées).

Un spectacle pas à la hauteur de l’ambiance dans les tribunes. Et certainement pas du goût de Rudi Garcia. La frappe lointaine et sans conviction de Roux (55e) sera un aveu d’impuissance et une invitation à changer quelque chose, l’entraîneur nordiste y répondant par l’entrée en jeu de Payet. Sans résultat sur le terrain où le Losc n’a rien de mieux à offrir que deux frappes dans les tribunes de Balmont (68e) et Payet (70e). A ce rythme, il aurait fallu un malentendu pour voir Lille égaliser, mais l’arbitre ne levait pas même un sourcil en voyant Balmont (73e) puis De Melo (78e) s’écrouler dans la surface adverse. Le semblant de sursaut offert par le remuant Mendes n’y changera rien. Ce Losc-là n’a tout simplement pas la carrure européenne. La question serait même de savoir s’il peut garder sa suprématie régionale dans le derby du Nord à venir contre Valenciennes. C’est dire le niveau… 

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