Girard: "Il n'y a pas d'impasse"

René Girard espère un bon résultat de Montpellier contre l'Olympiakos. (Reuters)

René Girard espère un bon résultat de Montpellier contre l'Olympiakos. (Reuters)

En difficulté en championnat, Montpellier espère se servir de la réception de l'Olympiakos, mercredi en Ligue des champions, pour soigner son moral. René Girard, qui assistera à cette rencontre depuis les tribunes, suspension oblige, voit en cette compétition l'opportunité d'"aller chercher de l'énergie" pour les échéances à venir.

Considérez-vous cette rencontre comme une grande finale ou est-ce juste un match de poules parmi tant d’autres ?
C’est un match important pour les deux équipes. Après le tirage au sort, nous savions qu’Arsenal et Schalke étaient au-dessus. Avec l’Olympiakos, nous avons fait un parcours quasi-identique, même si l’on compte un point de plus. Il reste néanmoins pas mal de points à prendre même si c’est vrai que le vainqueur de cette rencontre prendrait une option favorable pour se mêler à la lutte pour sortir de cette phase de poules.

Vous avez sorti deux très gros matches contre deux équipes supposées supérieures. Est-ce que la situation sera différente mercredi à la Mosson ?
Non, je ne pense pas. Je dirai que cette Ligue des champions nous permet de sortir d’une compétition où il y a beaucoup de pression du fait de cette obligation de gagner et d’être bien classé. L’Olympiakos est favori au regard de son palmarès, de son expérience et de son standing. L’avantage du terrain va simplement resserrer les forces.

Le stress des joueurs va t-il être décuplé par cette série de cinq matches consécutifs à domicile sans victoire ?
Je ne le vois pas comme ça. La pression est logique car c’est un match de Ligue des champions et les garçons sont avertis là-dessus. A la maison, on n'a jamais été à l’aise depuis le début de saison. On travaille pour inverser cette tendance et peut-être que cette rencontre sera l’occasion de sortir la tête de l’eau.

Est-ce que cette compétition va servir de bouée de sauvetage par rapport à votre situation en championnat ?
Il n’y a pas d’impasse. Mercredi, on va jouer pour avancer et se qualifier. On n’a pas le standing pour choisir les matches donc on va s’appuyer sur cette rencontre pour retrouver la rigueur qui était la notre.

"Un bon examen pour avancer"

Que répondez-vous aux personnes qui vous conseillent de laisser tomber cette compétition pour se consacrer au championnat ?
L’objectif n’est pas de perdre de l'énergie mais d’aller en chercher.

Est-ce que cette compétition si prestigieuse n’est pas pour vous un examen de compétence pour la suite ?
Je ne sais pas si on peut pousser jusqu’au terme compétence. On découvre ce qu’est le très haut niveau, certes, mais j’ai une totale confiance en mes garçons pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Il faut simplement le prendre comme un bon examen pour avancer. C’est le meilleur moment, le meilleur endroit et la meilleure compétition pour grandir. Il faut se rappeler où nous étions il y a trois ans de cela.

Vous avez l’opportunité de rompre cette malédiction à domicile avec trois rencontres successives à La Mosson. Est-ce une semaine charnière dans votre saison ?
C’est en effet une semaine importante. Il faut apprendre à jouer cette Ligue des champions mais derrière, nous avons un match contre Nice pas piqué des vers puis une rencontre de Coupe de la Ligue avec une approche encore différente. Un tournant, je ne sais pas. Il y a beaucoup de route à faire, il ne faut pas trop se précipiter et tout voir en noir. On ne peut pas reprocher aux garçons de donner le maximum. Il nous a manqué cette rigueur et cette détermination qui sur quelques moments clés d’un match a fait la différence. Il faut qu’on travaille dessus et cesser d’être alarmiste.

Vous ne serez pas sur le banc mercredi. Qu’est ce que ça change pour vous dans l’approche du match ?
C’est toujours un peu frustrant. Cette communication est importante mais j’ai des adjoints (Pascal Baills et Nicolas Girard) pour transmettre mes consignes. On est en train de faire une simulation de match en espérant que tout se passe comme on le veut et que je n’ai pas à descendre en courant sur le terrain pour rectifier le tir (sourire). Une fois la causerie d’avant-match, l’entraîneur a déjà fait son travail et peut se mettre en retrait. Avoir une vue plongeante sur le terrain est d’ailleurs la meilleure des vues au sur le plan tactique. Même si je ne veux pas y rester...

Vous allez rencontrer une équipe grecque redoutable en contre. Est-ce qu’il faudra en tenir en compte dans votre discours?
Ce club est un peu à l’image du football grec et de son équipe nationale qui n’a pas un jeu flamboyant mais qui est toujours présent au haut niveau. C’est d’ailleurs une équipe plus dangereuse à l’extérieur grâce à son bloc compact et solidaire. Il y a également beaucoup de francophones avec cette touche différente. Il faudra savoir être patient, choisir les bons moments et être solide.

Dans le contexte actuel, la priorité n’est-elle pas de ne pas prendre de buts ?
C’est paradoxal car se servir de la Ligue des champions pour avoir une régularité dans le championnat, ça peut paraître un peu gros. Mais, le succès passe en effet par là. Il faut apprendre à être très rigoureux très déterminé sur toutes les phases de jeu. C’est là où on a le plus de travail à faire.

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