La promenade des Parisiens

Les Parisiens ont bien négocié leurs débuts en Ligue des champions. (Reuters)

Pour son retour en Ligue des champions, huit ans après sa dernière participation, le PSG a vécu une belle soirée ce mardi au Parc des Princes en dominant facilement le Dynamo Kiev (4-1) lors de la 1ère journée. Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva et Alex ont tranquillisés les Parisiens avant la pause, avant un dernier but de Javier Pastore en fin de match.

C’est déjà une quasi-certitude: face à des équipes européennes de deuxième zone - voire troisième, tant le Dynamo Kiev n’a rien montré - ce PSG-là est au-dessus. Carlo Ancelotti semble avoir fait rentrer son 4-3-2-1 dans la tête de ses joueurs, qui ont eux-mêmes pris la mesure de la Ligue des champions sans trembler. Huit ans après une dernière campagne de C1 qui n’avait sensiblement rien à voir et où l’aile de pigeon de Coridon contre Porto avait été la seule vraie lueur, Paris a déjà marqué autant de buts qu’en 2004-2005 avec cette victoire 4-1, nette et presque sans bavure. Et déjà actée dès la demi-heure de jeu.

Pour que la messe soit prononcée très rapidement, il fallait bien que Zlatan Ibrahimovic en personne se charge de jouer le pasteur. Le Suédois l’a fait, même si son match n’a pas été non plus éblouissant. Mais en ouvrant le score sur penalty avec unj sang-froid de grand, "Ibra" a bel et bien lancé le PSG sur les rails. Porto s’est imposé dans le même temps à Zagreb, ce qui dessine un peu plus l’idée d’un match à deux pour la première place dans ce groupe A. Beaucoup diront qu’il ne faut pas aller trop vite en besogne, mais la nature de ce club et de ses dirigeants qatariens est justement de sauter les étapes. Alors…

Ibrahimovic voulait "gagner"

Solide et disposant d’individualités évidemment au-dessus de la moyenne, Paris doit aller en huitièmes de finale. Après cette soirée passée comme un vieux briscard de la Coupe d’Europe, c’est une évidence. Le but tardif de Veloso  (3-1, 87e) n’y change rien, d’autant que Javier Pastore a encore agrandi l’écart dans la foulée (4-1, 90e+1). Thiago Silva, auteur d’un deuxième but de renard à la demi-heure de jeu après un début assez fébrile dans ses relances, ce fut carrément la situation rêvée... Et pour symboliser l’idée d’un danger pas uniquement réparti sur les stars offensives, Alex, son compère de la charnière centrale, calcinait définitivement les espoirs de Kiev d’une volée surpuissante sur un corner de Chantôme (33e).

Il n’y a pas grand-chose à dire sur la prestation purement défensive des joueurs de l’arrière-garde, tant les velléités du Dynamo ont été réduites à portion congrue. C’est un bémol à prendre en considération et qui, par voie de conséquence, rend impossible un quelconque étalonnage du PSG sur les grandes écuries européennes, celles qui comptent vraiment à partir des quarts de finale. Voire des huitièmes si on ne termine pas premier de son groupe, ce que les hommes d’Ancelotti feraient donc bien d’envisager. "On est chez nous, et il faut gagner si on veut progresser", disait Ibrahimovic lundi. Le mot d’ordre a simplement été entendu, et bien entendu.

Mais avec un Javier Pastore, un Jérémy Ménez ou un Marco Verratti à ce niveau (pour ne citer qu’eux), il n’y a pas de raison objective qu’il en soit autrement. Dans cette optique, le déplacement à Porto dans 15 jours sera décisif. En attendant, les supporters parisiens peuvent savourer la victoire: Taye Taiwo a bien été copieusement hué, en souvenir de son ancien statut et de ses talents de chanteur exposés un soir de finale. "Ibra", lui, a balancé le carnet de l’arbitre - retrouvé sur la pelouse en plein match par l’ancien Milanais - à la figure de son propriétaire. Bref, le spectacle était au rendez-vous au Parc des princes. Et tout le monde en redemande.

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