Ligue des Champions - Real Madrid : Ces 5 exemples à ne surtout pas suivre pour les Merengue

Ligue des Champions - Real Madrid : Ces 5 exemples à ne surtout pas suivre pour les Merengue©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mardi 18 avril 2017 à 07h20

Hors tours préliminaires, seules cinq équipes ont été éliminées en C1 après avoir gagné à l'extérieur lors du match aller. Tour d'horizon de ces rencontres qui pourraient inspirer le Bayern Munich avant d'affronter le Real Madrid mardi en quart de finale retour (20h45). 

A en croire la riche histoire de la Ligue des Champions et de son ancêtre la Coupe d'Europe des Clubs Champions, le Real Madrid a déjà fait le plus dur contre le Bayern Munich avec sa victoire à l'Allianz Arena mercredi dernier (1-2). Parce que seules cinq équipes victorieuses à l'extérieur au match aller n'ont pas tenu leur avantage à domicile au retour, en plus de soixante ans de C1 (hors tours préliminaires). Arsenal est passé tout près de s'ajouter à cette liste, contre le Bayern Munich (1-3, 0-2 en 2012-13) puis Monaco (1-3, 0-2 en 2014-15). La Juventus Turin et le Sparta Rotterdam avaient eux poussé respectivement le Real Madrid (1961-62) et les Glasgow Rangers (1959-60) au match d'appui au temps où la règle du but à l'extérieur et la prolongation n'existaient pas. Mais ils avaient fini par être éliminés. Tour d'horizon historique des cinq clubs qui ont réussi l'exploit de se relever d'un échec à la maison.
Le plus récent : Le Bayern était maudit contre l'Inter
Dix mois plus tôt, l'Inter Milan avait battu le Bayern Munich en finale de la Ligue des Champions (2-0) pour décrocher la troisième C1 de l'histoire des Nerazzurri. Alors en mars 2015, les Bavarois retrouvent leur bourreau dès les huitièmes de finale dans l'espoir d'effacer ce traumatisme. Ils se mettent sur la bonne voie en s'imposant à San Siro sur un but de Mario Gomez en toute fin de match à l'aller (0-1) et se retrouvent en ballottage très favorable après une demi-heure au match retour. Gomez (1-1, 21eme), encore lui, et Thomas Müller (2-1, 31eme) ont pris le temps de répondre à l'ouverture du score précoce de Samuel Eto'o (0-1, 4eme). Mais Wesley Sneijder fait passer un frisson dans l'Allianz Arena (2-2, 63eme), avant le coup de grâce à deux minutes du terme du temps réglementaire, quand Goran Pandev offre la qualification aux Intéristes (2-3, 88eme). Le seul but en Ligue des Champions de l'attaquant macédonien avec l'Inter et le troisième sur trois tirs cadrés de son équipe ce soir-là. A croire qu'il ne pouvait rien arriver aux Milanais contre le Bayern en ce temps-là.
Le plus récidiviste : L'Ajax connait la chanson
L'exploit de renverser une situation à l'extérieur, l'Ajax Amsterdam l'a accompli deux fois. La première en 1968-69, aux dépens du Benfica Lisbonne en quarts de finale. Les Portugais s'imposent à l'aller aux Pays-Bas (1-3) et les coéquipiers de Johan Cruyff leur répondent sur le même score au match retour (1-3). C'est finalement au stade Yves-du-Manoir à Paris que se jouera la qualification pour le dernier carré sur un match d'appui. 0-0 après 90 minutes, avant que les Benfiquistes n'explosent en prolongation. Un but de Curyff, un doublé d'Inge Danielsson et l'Ajax se fraie un chemin vers les demies, où il passera l'obstacle du Spartak Trnava. L'épopée s'arrêtera en finale contre le Milan AC (4-1), même si elle signera l'acte de naissance de la domination amstellodamoise à venir (trois titres européens consécutifs entre 1971 et 1973).

25 ans plus tard, l'Ajax a renoué avec son lustre d'antan en décrochant la Ligue des Champions en 1995 avec une génération de joueurs formés au club. Il tente le « back-to-back » la saison suivante et doit se défaire du Panathinaïkos en demi-finales. Surpris par les Grecs à l'aller (0-1, but de Krzysztof Warzycha à la 87eme minute), il réalise le coup parfait au retour (0-3). Deux buts de Jari Litmanen (4eme, 77eme) le mettent sur la bonne voie et Nordin Wooter termine le travail en fin de match (86eme). Sauf que l'histoire va bégayer pour le club d'Amsterdam, à nouveau battu en finale et à nouveau par un club italien, la Juventus Turin (1-1, 4-2 TAB).
Le plus bouillant : Le Steaua plante le Dinamo Zagreb en 20 minutes
Au coup de sifflet final, dans une rencontre pourtant délocalisée à Ljubljana dans une période d'intenses tensions politiques au cœur des Balkans, les supporters de Dinamo Zagreb ont envoyé des fumigènes partout sur le terrain. Il faut dire qu'il n'imaginait certainement voir leur équipe éliminée par le Steaua Bucarest dès le premier tour de l'édition 1993-94. Parce que les Croates avaient ramené un succès de Roumanie à l'aller (1-2) et parce qu'ils avaient rapidement pris l'avantage par Goran Vlaovic (7eme), futur héros de l'épopée croate au Mondial 1998. Mais un trou noir de vingt minutes a suffi au Steaua de renverser la situation. Nica Panduru a égalisé avant la pause (40eme), avant que Ion Vladoiu ne claque un doublé au retour des vestiaires (48eme, 60eme). La réduction du score de Zlejko Adzic restera sans conséquence. Le Steaua poursuivra sa route, qui s'arrêtera au tour suivant contre Monaco.
Le plus vintage : Nottingham était en plein rêve
L'un évolue en deuxième division anglaise, l'autre au quatrième échelon du football allemand. Il y a près de quarante ans, lors de la saison 1979-80, Nottingham Forest et le Dynamo Berlin étaient pourtant opposés en quarts de finale de Coupe d'Europe des Clubs Champions. Après le succès des Allemands à l'aller (0-1), Forest renverse la table avant même la mi-temps au match retour, avec trois buts de la 16eme à la 39eme minute. Avec Peter Shilton ou Martin O'Neill, Nottingham ira finalement au bout de l'aventure en dominant Hambourg en finale (1-0) et deviendra l'un des sept clubs de l'histoire de la C1 à réussir l'exploit de conserver son titre. Une autre époque...

 

 
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