Ligue des Champions - Manchester City : Sagna-Kolarov, symboles d'une défense en perdition... Les notes des Citizens

Ligue des Champions - Manchester City : Sagna-Kolarov, symboles d'une défense en perdition... Les notes des Citizens©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 15 mars 2017 à 23h04

La défense de Manchester City a encore pris l'eau mercredi contre Monaco en huitième de finale retour de la Ligue des Champions (3-1), sans être sauvée par son attaque cette fois. Bacary Sagna et Aleksandar Kolarov personnifient cette souffrance qui a mené à l'élimination.

Le flop : Bacary Sagna (3)
A la veille de la communication du groupe France pour le prochain rassemblement des Bleus, Bacary Sagna n'a pas réellement marqué de points dans son duel direct avec Djibril Sidibé. A l'image d'un carton jaune logique pris très tôt (11eme), il a pris le bouillon dans le couloir droit de la défense pendant toute la première période, sans être aidé par Raheem Sterling. Il a moins souffert après la pause, comme toute son équipe, mais n'en a pas profité pour apporter le danger offensivement. Plus qu'inquiétant pour son avenir en sélection.
Willy Caballero : 5
Il est difficile de reprocher quoique ce soit à Willy Caballero. Le gardien de Manchester City a sorti une parade de classe devant Kylian Mbappé (7eme), avant d'être abandonné par sa défense sur les trois buts encaissés. Il a même gagné en sérénité dans le jeu au pied au fil des minutes. Une soirée frustrante pour l'Argentin.
John Stones : 5
John Stones a échappé au naufrage d'une défense en perdition. Il a d'abord sauvé des situations chaudes par son sens du placement et de l'anticipation durant la première demi-heure. Il a ensuite pris ses responsabilités dans la relance, pour laquelle Pep Guardiola avait tout fait pour le recruter l'été dernier, et lancé les offensives de son équipe tout au long de la seconde période. Mais ça reste insuffisant pour justifier son statut de défenseur le plus cher de l'histoire.
Aleksandar Kolarov : 3
Sa titularisation en charnière centrale répondait à une volonté d'ajouter de la qualité dans la relance mancunienne. Un pari manqué pour Pep Guardiola, tant Aleksandar Kolarov n'a rien réussi de bien, en dehors de chevauchées vers l'avant sans réussite. A contrario, il a coûté cher défensivement. En retard sur le deuxième but de l'ASM (29eme), il a commis une grosse erreur d'appréciation dans le duel aérien sur le troisième. Un fiasco, tout simplement.
Gaël Clichy : 4
Comme Bacary Sagna à l'opposé, Gaël Clichy ne pouvait pas se faire beaucoup plus discret. Il a souffert le martyr pour relancer en première période et son opposition avec Bernardo Silva a tourné à la démonstration technique. A l'asphyxie, il a mieux respiré après son passage par les vestiaires. Mais là encore, ça n'a pas suffi à le libérer offensivement, où il n'a rien produit de toute la partie. Trop juste à ce niveau-là. Remplacé par IHEANACHO (84eme), entré pour pas grand-chose.
Kevin De Bruyne : 6
Kevin De Bruyne avait fait un mal fou au PSG lors de la double confrontation de la saison dernière, le milieu belge a failli refaire le coup cette fois-ci. Pris dans l'étau comme tous ses coéquipiers, il en sorti par la grâce d'un coup tactique de Pep Guardiola, qui l'a fait reculer à hauteur de Fernandinho en deuxième période. Il a alors donné la pleine mesure de son talent et régalé par sa capacité à trouver des décalages pour ses partenaires, à l'instar de sa passe délicieuse pour Raheem Sterling (57eme). A son débit un marquage suspect sur le troisième but monégasque (77eme) et des coups de pied arrêtés mal négociés en fin de rencontre.
Fernandinho : 4
Après avoir fait de Yaya Touré sa sentinelle au match aller, Pep Guardiola avait cette fois opté pour Fernandinho, qui était arrière droit à l'Etihad Stadium. Le milieu brésilien a subi de plein fouet la qualité du pressing monégasque et a perdu nombre de ballons chauds dans son camp (7eme, 18eme), sans réussir à mettre son équipe dans le bon sens. Il n'a jamais pu évoluer dans un confort jusqu'à un deuxième acte où il a bénéficié de plus de liberté, mais toujours avec une réussite douteuse dans ses transmissions. Encore un choix qui n'a pas payé le manager des Citizens.
David Silva : 4
David Silva avait marqué de son empreinte la première manche, il n'a cette fois eu que deux éclairs. Deux passes en deux minutes qui aurait pu être décisives, pour Sergio Agüero (65eme) puis pour Leroy Sané (67eme). Avant et après cette parenthèse enchantée, le capitaine de Manchester City n'a pas suffisamment pesé sur les événements. Quand un leader technique de sa trempe passe à côté de son sujet, ce n'est jamais bon signe.
Raheem Sterling : 3
Raheem Sterling a longtemps endossé le costume de l'homme invisible. Invisible en attaque, tant il n'a pas su, ou pu, se créer la moindre opportunité de se mettre en évidence pendant une heure. Invisible en défense, laissant Bacary Sagna à son triste sort et ouvrant des boulevards à un Benjamin Mendy qui ne s'est pas fait prier. L'international anglais a aussi croqué une énorme occasion (57eme), avant d'amener le but du 2-1 d'un petit numéro (71eme). Mais ça ne peut pas suffire à faire oublier tout le reste.
Sergio Agüero : 4
Longtemps Sergio Agüero a vécu un calvaire à la pointe de l'attaque. Il n'a pas eu le moindre ballon intéressant à négocier en première période, si ce n'est des situations où il était seul pour se débrouiller au milieu de la charnière monégasque. Bien aidé par le positionnement plus haut de City, il a ressuscité après la pause. Mais il a manqué deux grosses opportunités qui auraient pu tout changer (62eme, 65eme). L'efficacité du match aller n'a pas été au rendez-vous. Et ça fait toute la différence au final.
Leroy Sané : 6
Enorme au match aller, Leroy Sané a mis le temps avant de prendre la mesure de Djibril Sidibé cette fois. Mais une fois qu'il a eu à sa main, il s'en est amusé à maintes reprises et a incité ses partenaires à passer par la gauche pour trouver la faille. Son accélération devant Andrea Raggi (62eme) et sa tentative dans un angle fermé (67eme) avaient été des avertissements sans frais, il a bien cru donner la qualification à son équipe d'un but plein d'opportunisme (71eme). Peine perdue, mais ce n'est pas de la faute de ce gamin de 21 ans.

 
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