Ligue des Champions - Besiktas Istanbul : Dusko Tosic, aux bons souvenirs de Sochaux

Ligue des Champions - Besiktas Istanbul : Dusko Tosic, aux bons souvenirs de Sochaux©Media365
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Rémi Farge, publié le mardi 17 octobre 2017 à 07h51

Ce mardi soir, les attaquants de Monaco devront faire face à un défenseur central moins connu que son compère Pepe : le Serbe Dusko Tosic. Passé par Sochaux dans les années 2000, le défenseur de 32 ans a laissé de bons souvenirs dans le Doubs.

Jelena Karleusa. Ce nom ne vous dit sans doute rien, mais on parle là d'une star de la chanson en Serbie. Mais la chanteuse est aussi la compagne de Dusko Tosic, le défenseur central du Besiktas Istanbul, qui se rend à Monaco ce mardi soir en Ligue des Champions (20h45). A Sochaux, où le joueur de 32 ans évolué pendant un an et demi entre 2006 et 2007, c'est le concert improvisé de la jeune femme à la fin de la saison 2006-07 qui revient en premier quand on évoque le passage de l'international serbe (20 sélections). A l'époque, le « show » était venu clôturer un exercice mémorable pour les Sochaliens, vainqueurs de la Coupe de France aux dépens de l'OM, (2-2, 7-6 tab) et septièmes de Ligue 1 à seulement trois longueurs du podium.
A Sochaux, Tosic était arrière gauche
Sous les ordres d'Alain Perrin, Dusko Tosic, arrivé de Belgrade en janvier 2006, n'est pas toujours titulaire. En concurrence avec Lionel Potillon, il dispute tout de même la plupart des matchs dans le couloir gauche de la défense doubiste. Avec un style bien à lui. En tribune, le garçon est souvent comparé à un taureau. « Il était dur sur l'homme, même parfois à la limite. Mais par contre c'était un super défenseur, se souvient Freddy Vandekerkhove, l'intendant du FCSM. A gauche, c'était en fait un latéral moderne avant que l'on commence à utiliser cette expression. C'était un faux lent. Il était un peu en surpoids, mais quand il prenait son couloir il allait très vite. » Aujourd'hui, Tosic a surtout l'image d'un défenseur rugueux, comme cela avait été le cas contre Lyon en Ligue Europa la saison dernière. Mais à l'époque, sa palette était plus vaste. « Il était déjà rugueux à Sochaux, mais il aimait bien aussi jouer de l'avant, raconte Mickaël Isabey. Il était propre techniquement. J'ai le souvenir d'un joueur assez à l'aise avec le dribble. » Dans le Doubs, on compare d'ailleurs l'évolution footballistique du Serbe avec celle de Jérémy Mathieu, passé d'arrière gauche à défenseur central.
Des difficultés à s'intégrer
Titulaire en finale de la Coupe de France, le Serbe remporte le premier trophée de sa jeune carrière lors de son passage dans l'est de la France. Sa cote est alors en hausse, et plutôt que de confirmer à Sochaux, il choisit de rejoindre le Werder Brême. Trop haut trop tôt. Là-bas, Dusko Tosic joue peu et les années qui suivent riment avec galère (Portsmouth, QPR, Betis Séville) avant une renaissance en Turquie en 2012. Sous le maillot de Gençlerbirligi, l'ancien Sochalien retrouve le niveau qui était le sien en France et tape dans l'œil des dirigeants de Besiktas, qui l'enrôlent en 2015 pour en faire un titulaire en charnière. La fin d'une longue traversée du désert qui peut s'expliquer par la difficulté du joueur de s'adapter à un nouvel environnement. « C'est quelqu'un qui a eu du mal à s'adapter à la langue. On lui a donné des cours de français dès son arrivée mais la barrière de la langue a duré longtemps », se rappelle Freddy Vandekerkhove, toujours en contact avec le natif d'Orlovat. « Le fait de ne pas parler français a freiné son intégration. Mais dès qu'il a appris quelques mots et compris le fonctionnement d'un club français il a su répondre positivement aux attentes. »
Surpoids, sucreries et barres chocolatées
Car une fois intégré, Dusko Tosic sait faire parler de lui en bien. En un an et demi, il participe à une cinquantaine de matchs avec les Lionceaux. Et dans le vestiaire, il s'impose mois après mois. « Au fil du temps, avec l'apprentissage de la langue, il s'est découvert mais il est parti trop tôt pour entrer vraiment dans notre vie », explique Isabey. L'intendant sochalien décrit lui un homme « attachant et toujours souriant », qu'il fallait même surveiller de près... par excès de gourmandise. « Dusko est un épicurien. Je me souviens qu'il avait toujours la manie de piquer des sucreries, des barres chocolatées, il connaissait les cachettes dans mon bureau et il allait en prendre », se marre-t-il onze ans après. Une mauvaise habitude sûrement révolue si l'on compare les photos d'époque et celles d'aujourd'hui, qui montrent un joueur aux traits plus fins. L'exigence du haut niveau. Celle-là même qui pourrait lui permettre de disputer la Coupe du Monde l'été prochain. La semaine dernière, Dusko Tosic a en effet retrouvé la sélection serbe, participant même comme titulaire à la qualification pour le Mondial russe. Sa première sélection, elle, datait de novembre 2006. Du temps de Sochaux.

 
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