Le monstre que construit Guardiola

Le monstre que construit Guardiola©Media365
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Rémi Farge, publié le mardi 17 octobre 2017 à 08h46

Les critiques ont fusé. Les doutes sur sa capacité à avoir des résultats en Premier League, après avoir conquis ses titres en Espagne et en Allemagne, ont rapidement vu le jour. Et pourtant, cette saison, Pep Guardiola est en train de mettre tout le monde d'accord.

Car après un premier exercice anglais moyen (Manchester City a terminé troisième à quinze points de Chelsea et a été sorti dès les huitièmes de finale en Ligue des Champions), son équipe s'est transformée en monstre qui dévore tout sur son passage. Depuis l'ouverture de la saison 2017-18, seul Everton, dans un match rendu particulier par l'expulsion de Kyle Walker en première période, a réussi à prendre un point aux Sky Blues. Le reste ? Sept victoires en championnat, deux en Ligue des Champions. Avec quelques cartons contre Liverpool (5-0), Watford (6-0), Feyenoord (4-0) et dernièrement Stoke City, balayé 7-2 samedi.

Du jamais vu depuis plus d'un siècle

Un match qui a montré ce que Pep Guardiola sait enseigner de mieux aux équipes qu'il dirige. Des séquences de passes courtes, des redoublements et une faculté à arriver devant le but adverse au terme d'une longue phase de possession. Avec un nouveau métronome : Kevin De Bruyne. Auteur de deux passes décisives samedi, le Belge a porté son total d'« assists » à 32 depuis son arrivée à Manchester City. Gargantuesque. Surtout pour un joueur a priori dévolu pour évoluer sur un côté et replacé dans le cœur du jeu par l'entraîneur espagnol. Les chiffres récompensent d'ailleurs le collectif. Le week-end dernier, les Citizens ont signé une performance assez exceptionnelle. Avec 29 buts marqués en huit journées de Premier League, ils ont signé la performance la plus prolifique depuis... plus d'un siècle ! 123 ans plus exactement, et les 30 buts marqués par Everton en 1894-95.

Guardiola : « L'ambiance est excellente »

« On peut toujours faire mieux, mais je dois admettre qu'aujourd'hui, c'est la meilleure performance depuis mon arrivée ici, s'est emballé Pep Guardiola samedi après le succès de son équipe contre les Potters (7-2). Je suis ici pour gagner, pas pour divertir, mais c'est la façon dont nous voulons jouer. Nous n'avons pas perdu de ballons faciles, nous avons joué vite et simple. C'est pourquoi je suis très heureux. » Et à en croire l'ancien coach du Barça et du Bayern, son an 2 à Manchester se passe si bien parce que les conditions de travail sont idéales : « Nous sommes solides, nous arrivons à concrétiser nos idées, nos efforts, ça tourne bien. Bien sûr, les joueurs sont dans une ambiance idéale qui nourrit leurs incroyables performances. Dans le vestiaire, durant les entraînements, l'ambiance est excellente... Gagner des matchs, ça aide aussi ».

Même derrière, ça va mieux

Symbole de cette montée en puissance, ce qui semblait être la limite du projet Guardiola il y a un an est en passe de devenir un mauvais souvenir. A la rue défensivement en 2016-17, notamment contre Monaco en Ligue des Champions, les Mancuniens progressent. A peine quatre buts encaissés en championnat, et aucun en C1 avant d'affronter Naples, leader invaincu de Serie A. Un vrai test. John Stones, si décrié il y a quelques mois après son transfert à prix d'or en provenance d'Everton, assure se sentir de mieux en mieux grâce à Guardiola. « Il est toujours positif, il veut que je fasse mieux et j'essaie de répondre présent sur le terrain. Les résultats de cette saison parlent d'eux-mêmes. J'ai l'impression de devenir un joueur et un homme avec lui », confiait récemment le défenseur anglais.

 
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