Gérer un résultat, c'est une autre histoire

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Geoffrey Steines, publié le mercredi 19 avril 2017 à 07h29

« Notre équipe a l'habitude de jouer avec un ADN qui ne va pas changer. » Dès la première phrase de sa conférence de presse de veille de quart de finale retour de Ligue des Champions mercredi contre le Borussia Dortmund (20h45), Leonardo Jardim a tenu à mettre les points sur les « i ».

Pas question pour Monaco de gérer son avantage acquis au match aller la semaine passée (2-3). Pas question de changer la recette qui a fait le succès de l'ASM depuis le début de la saison. Celle qui l'a placée en ballotage favorable sur la route d'un dernier carré européen et d'un premier titre de champion de France depuis 2000. Sur ce point, Radamel Falcao était en accord avec son entraîneur mardi dans la salle de presse de Louis-II. « Notre mentalité ne doit pas changer, a expliqué le capitaine monégasque. On sait qu'on a fait un très bon résultat, mais rien n'est définitif. A nous de respecter nos fondamentaux et nos systèmes de jeu. On jouera demain (mardi) comme on le fait depuis le début de la saison. » Mais ce qui apparait comme une évidence sur le papier n'est pas toujours si facile à appliquer.

Falcao : « Une erreur de penser que nous sommes qualifiés »

Autant le match retour contre Manchester City était simple à aborder au tour précédent, avec deux buts de retard à remonter au coup d'envoi (5-3, 3-1), autant celui-là sera plus compliqué à préparer. L'attaque du Borussia Dortmund a le potentiel pour faire exploser n'importe quelle défense en Europe, même la plus hermétique, et ce n'est pas franchement le cas de celle de Monaco actuellement. Le club de la Principauté pourrait alors avoir la tentation de se recroqueviller dans son camp pour mieux la protéger de ses fragilités. Mais ce serait s'exposer à une punition de la part du BVB. Comme dans le cas où les Monégasques n'entreraient pas dans le match avec l'état d'esprit adéquat. Une hypothèse alayée d'un revers de la main par Falcao. « Ce serait une erreur de penser que nous sommes qualifiés, ça ne nous traverse pas l'esprit. Nous devrons continuer à jouer comme on le fait depuis le début de la saison et conserver nos principes de jeu. J'espère que nous aurons une grande joie demain (mardi). »

Un déficit d'expérience flagrant

Elle passera par une gestion intelligente de la rencontre, des temps forts ou faibles, et ce ne sera pas une mince affaire. D'autant que l'ASM commence à tirer la langue depuis plusieurs semaines. « Nous travaillons pour maintenir notre niveau, mais nous savons que nous avons une grosse charge, a soufflé Jardim. Nous sommes l'équipe qui a le plus joué en Europe. Nous allons essayer de mener de front la Ligue des Champions et le championnat. C'est néanmoins normal que nous soyons plus fatigués que les équipes jouant moins. C'est très normal même. » Autre limite de Monaco, son effectif n'a pas encore pris l'habitude de jouer pour des titres en fin de saison et ce déficit de vécu s'était ressenti en finale de la Coupe de la Ligue contre le PSG (1-4). Ils sont peu dans le groupe à avoir l'expérience de tels rendez-vous. Pour preuve, ils ne sont que deux à dépasser les vingt matchs de Ligue des Champions dans leur carrière (Joao Moutinho et Morgan De Sanctis). A titre de comparaison, le BVB en compte treize, alors même qu'il est considéré lui aussi comme jeune au niveau européen. C'est dire si Monaco s'avancera en terre quasi inconnue mercredi.

Seuls quatre « rescapés » d'Arsenal

Le « quasi » vaut pour l'épopée en Ligue des Champions d'il y a deux saisons, où la formation de Jardim s'était retrouvée dans une situation comparable en huitième de finale contre Arsenal : un succès impressionnant à l'aller en déplacement (1-3) et un match retour à négocier à Louis-II (0-2). Mais il ne reste pas grand-monde dans un effectif qui a énormément changé depuis. De ceux ayant participé à la deuxième manche, les seuls « rescapés » se nomment Danijel Subasic, Nabil Dirar, Joao Moutinho et Bernardo Silva. Et pourtant, c'est de ce match dont les Monégasques devront se souvenir avant de défier Dortmund. Ils avaient réussi à se faire peur jusqu'au bout dans une soirée étouffante. Tiraillés entre l'envie de rester dans ce qui avaient produit leur réussite à l'aller et celle de temporiser, ils n'avaient rien maîtrisé du tout. Le mauvais exemple à ne surtout pas suivre. Sous peine de connaitre mercredi l'immense déconvenue à laquelle ils avaient échappée il y a deux ans.

 
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