Et le meilleur est à venir !

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Geoffrey Steines, publié le mercredi 15 février 2017 à 12h41

Il est maintenant fini le temps des comparaisons incessantes avec un passé si proche et si lointain à la fois. Depuis le début de la saison, le PSG n'était jugé qu'à l'aune des épisodes précédents, sans que cela ait forcément un fondement tant il avait opté pour un changement drastique de stratégie l'été dernier.

Tout ça, c'est oublié, Depuis mardi et la claque infligée au FC Barcelone en Ligue des Champions (4-0), le début n'est plus de savoir si le Paris d'Unai Emery est plus ou moins fort que celui de Laurent Blanc. Il est simplement différent, mais son potentiel est incontestablement aussi grand que celui de son prédécesseur, si ce n'est plus, et l'institution PSG en ressort renforcée. Il était difficile de le concevoir après avoir perdu Zlatan Ibrahimovic l'été dernier, cette star qui cannibalisait toutes les attentions sur les terrains et en dehors. Une icône non remplacée médiatiquement et personne pour prendre sa place comme pièce maitresse du collectif.

Des tempêtes depuis huit mois

Le PSG a aussi dû digérer le départ de Blanc. Certes il ne devait s'en prendre qu'à lui-même, puisque c'est lui qui a choisi de se séparer du technicien cévenol pour nommer Emery à sa place. Il savait le risque encouru, même s'il ne s'attendait peut-être pas à ce que le chemin soit si escarpé. Depuis huit mois, il a fallu traverser bien des tempêtes. Le scepticisme ambiant sur le nouveau, un recrutement décrié à raison, un état-major miné de l'intérieur, une mini-crise en décembre, une lutte inhabituelle en L1 avec des adversaires bien plus féroces qu'à l'accoutumée : tout ça avait alimenté les doutes sur le PSG. Des craintes parfois justifiées, qui servaient un discours qui revenait à dire que c'était mieux avant. Depuis mardi, Paris doit surtout se dire que ce sera mieux après.

Un PSG qui ressemble à celui rêve par Al-Khelaïfi

Tout ce qui s'est passé au Parc des Princes a validé les choix de Nasser Al-Khelaïfi et de toute l'équipe dirigeante depuis des mois, comme si leur vision à moyen terme s'était matérialisée sous leurs yeux. La confiance aveugle faite à Edinson Cavani a trouvé son prolongement, les têtes de gondole du Mercato (Di Maria, Draxler) ont justifié les investissements consentis et Emery a réussi un sans-faute. Préparation méticuleuse du match, choix des hommes (Kurzawa, Meunier, Di Maria), management parfait pour relancer Matuidi ou Trapp, gestion irréprochable du groupe : une grande part du mérite des Parisiens revient au technicien basque. Ajoutez à cela la présence de trois joueurs issus du centre de formation au coup de sifflet final (Presnel Kimpembe, Adrien Rabiot, Christopher Nkunku) et un public boosté par des Ultras réhabilités par Al-Khelaïfi contre l'avis de beaucoup, et le PSG de mardi avait beaucoup de ce dont le président parisien rêvait à son arrivée au club.

Le PSG mardi : 24 ans et demi de moyenne d'âge

Voilà pourquoi il y aura un avant et un après 14 février 2017 pour le Paris version QSI. La performance accomplie contre le Barça n'est pas une fin en soi, elle n'est que le début d'une nouvelle histoire. D'abord parce que ce n'est qu'un huitième de finale aller de Ligue des Champions, le PSG n'a rien gagné et n'est même pas encore qualifié pour le tour suivant. Mais aussi et surtout parce que cette équipe a bien des raisons de rêver à un avenir encore plus radieux que son présent. Devenu trentenaire le jour même, Cavani était le plus vieux de tous les Parisiens à avoir foulé la pelouse mardi. La moyenne d'âge des quatorze ayant disputé au moins une minute dépassait à peine les 24 ans et demi. Le quatuor défensif culminait à 23 ans de moyenne. Sans Thiago Silva, Thiago Motta et Maxwell, les trois plus expérimentés du groupe depuis le départ de Zlatan Ibrahimovic, le PSG paraissait courir de grands risques. Il a démontré qu'il était armé même pour faire sans eux.

 

Thiago Motta restera un symbole de l'ère Blanc

 

Il n'est pas question ici de dire que Paris pourra s'en priver à tout jamais et tirer un trait sur tout ce qu'ils ont accompli dans la Capitale, où ils sont arrivés quand le projet QSI n'en était encore qu'à ses balbutiements. Ils ont encore de fiers services à rendre à ce club, à ce groupe, et il ne serait pas étonnant qu'ils soient titulaires dans trois semaines au Camp Nou pour le huitième de finale retour, au moins pour les deux Thiago. Mais le club sait désormais qu'il peut se construire un futur sans eux et c'est infiniment rassurant. Surtout dans le cas de Motta, qui paraissait irremplaçable et dont le contrat arrive à échéance dans quatre mois. A jamais, le numéro 8 parisien restera d'ailleurs un symbole de l'ère Blanc. Que l'acte de naissance du nouveau Paris se soit produit sans lui entre finalement dans la logique des choses. Il fallait certainement ça pour tourner une page et commencer à en écrire une nouvelle, sans revenir sans cesse sur la précédente. Pour donner vie à un PSG qui n'a plus à se fixer de limites.

 

 
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