Au Napoli, Sarri peu mais ça joue

Au Napoli, Sarri peu mais ça joue©Media365
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David HERNANDEZ, publié le mardi 22 août 2017 à 10h10

En ballottage favorable avant d'affronter Nice à l'Allianz Riviera, le Napoli s'est construit une véritable identité sous l'impulsion de son entraîneur, Maurizio Sarri.

Après avoir gouté à San Paolo, les Niçois vont pouvoir compter sur le soutien de leur public à l'Allianz Riviera pour tenter de retourner une situation qui est loin d'être favorable pour se qualifier en Ligue des Champions (défaite 2-0 à l'aller). Mais, s'ils retrouvent leur antre, les hommes de Lucien Favre vont encore trouver en face d'eux un Napoli en pleine confiance. Forts de leur succès au match aller, les Napolitains ont parfaitement débuté leur saison en championnat en allant s'imposer sur le terrain de l'Hellas Verone (3-1). Une bonne manière de commencer leur opération conquête d'un titre que tout un peuple attend depuis plus de 30 ans. Mais aussi pour Maurizio Sarri d'imposer une marque qui est déjà bien présente.
Du jeu, du jeu et encore du jeu
A l'Allianz Riviera, le technicien italien ne pourra pas fumer sa cigarette comme il en a l'habitude sur les terrains de Serie A. Dans un monde ultra-policé, Sarri détonne par son style, lui l'homme au survêtement. Mais, le réduire à ça ne serait pas rendre grâce à son formidable travail depuis deux ans. Débarqué pour prendre la relève de Rafa Benitez après avoir fait monter Empoli, cet ancien joueur amateur a fait plus que relever le défi dans le club partenopei. S'il n'a toujours pas pu décrocher le titre tant rêvé par les tifosi, Sarri a fait du Napoli l'une des équipes les plus séduisantes d'Europe. Un jeu fait de conversation, de redoublements de passes mais aussi d'explosion sur les côtés. « La première semaine, j'ai dégagé quelques ballons et il m'a dit : « Stop, stop. Avec moi, personne ne dégage. On joue au foot, on peut faire des erreurs mais on essaie de sortir proprement », confiait Kalidou Koulibaly l'année dernière. Un leitmotiv qui a fait ses preuves mais qui a sa part de danger. Si Nice accuse un retard de 2 buts, les coéquipiers de Séri ont eu pourtant des occasions de se mettre en meilleures dispositions pour le retour.
Des attaques rapides pour des attaquants de poche
Mais le score aurait aussi pu être beaucoup plus lourd. En mélangeant fort pressing et contre-attaque, les Napolitains ont fait parler leur puissance de frappe, bien aidés il est vrai par Yohan Cardinale. S'ils ont mangé la feuille, les Azzurri impressionnent par leur potentiel offensif. Meilleure attaque en 2016 (106 buts), les Sudistes ont pourtant vu partir Gonzalo Higuain la saison dernière. Résultat des courses ? Une saison à 107 buts, le tout sans avant-centre de métier, Arkadiusz Millik se blessant dès le début de saison. Face à cette absence, Maurizio Sarri a presque revu son plan de jeu et a choisi de miser sur la vitesse d'exécution. Une aubaine pour les poids plumes que sont Dries Mertens ou Lorenzo Insigne. Les deux joueurs ont d'ailleurs été les principaux poisons la semaine dernière en Italie. Avec un effectif à peine touché durant l'été, Sarri et le Napoli s'avancent comme un épouvantail qui pourrait bien sévir en Europe et en Italie. A Lucien Fabre et ses hommes d'enrailler cette machine parfaitement huilée.

 
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