Un exploit pour panser les plaies

Un exploit pour panser les plaies©PANORAMIC, Media365
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publié le 9 février

Sochaux, qui traverse la pire crise sportive de son histoire, espère profiter de son bon parcours en Coupe de France pour retrouver le sourire. Mais ce mardi soir, c'est le deuxième de Ligue 1, Monaco, qui se présente à Bonal.

Une odeur de soufre, presque nauséabonde, s'échappe de Sochaux depuis quelques jours. Battu par le Red Star à domicile vendredi dernier (1-2, 25eme journée de Ligue 2, le club doubiste a plongé à la dix-neuvième place du classement, à trois points de la zone de flottaison. Les Jaune et Bleu, qui traversent la pire crise sportive de leur histoire, et doivent faire face à un désamour de leur public envers la nouvelle direction, ont déjà mis un pied dans le précipice. Le National, ce n'est plus un mauvais cauchemar, mais un risque considéré. Alors pour amener un peu de gaieté dans un stade Bonal qui se vide semaine après semaine, le huitième de finale de Coupe de France contre Monaco, ce mardi soir (21h00), tombe à point nommé.

Teikeu : « Un bon résultat peut créer un déclic »
Car en Coupe de France, le FCSM montre un visage nettement plus séduisant. Aux tours précédents, les Sochaliens ont notamment éliminé Strasbourg, leader de National, Nancy, deuxième de Ligue 2 et enfin Bastia en seizièmes de finale. « Après Bastia, nous avons fait quatre matchs sans défaite. Il ne faut pas minimiser ces résultats », rappelle d'ailleurs Albert Cartier avant ce duel contre le club de la Principauté. Sauf qu'en réalité, ce ne sont pas quatre mais trois matchs sans défaite, et qu'il s'agit en plus de trois résultats nuls. Le vrai rendez-vous capital de la semaine sochalienne, c'est vendredi à Dijon (26eme journée de Ligue 2), où la défaite sera interdite. Mais cet intermède contre un club phare de l'élite peut aussi avoir des vertus. « Un bon résultat contre Monaco peut créer un déclic », estime le capitaine Adolphe Teikeu.

Cartier : « Il faut se composer en équipe »
Pour faire barrage à Monaco ce mardi, le mot d'ordre est solidarité dans le Doubs. « La situation en championnat ne devrait pas nous gêner. Nous jouerons sans pression. Nous devons nous concentrer sur le collectif et la solidarité », poursuit le défenseur camerounais. Pour illustrer cette solidarité, Albert Cartier a convoqué un groupe élargi de vingt joueurs, parmi lesquels de nombreux jeunes issus de la génération Gambardella. Le coach sochalien ne s'interdit même pas de faire tourner. « Le projet collectif doit nourrir les projets individuels de chaque joueur. Il faut se comporter en équipe. Tout le monde aura du temps de jeu cette semaine avec deux matches au programme. Il y a des postes où nous allons pouvoir faire tourner et d'autres où nous n'aurons pas trop le choix », prévient l'ancien entraîneur de Metz. Quels que soient les joueurs alignés ce mardi sur la pelouse de Bonal, Sochaux se sait attendu par un public qui espère encore avoir l'occasion de rêver un peu via cette Coupe de France. Un nouveau rendez-vous manqué pourrait définitivement couper ce lien pourtant d'ordinaire si solide. 

 
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