Une accumulation d'erreurs qui ne pardonne pas

Une accumulation d'erreurs qui ne pardonne pas©PANORAMIC, Media365
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, publié le dimanche 28 février 2016 à 10h20

Si Toulouse est au bord du précipice ce dimanche, c'est parce que depuis plusieurs saisons, le club haut-garonnais accumule les erreurs, dans son recrutement notamment. Aujourd'hui, la chute en Ligue 2 paraît inéluctable.

Ce dimanche matin, Toulouse n'a plus d'entraîneur. Au sortir d'une défaite à la dramaturgie exacerbée, Dominique Arribagé a jeté l'éponge alors que le TFC est dix-neuvième de Ligue 1, avec dix points de retard sur le premier non-relégable. Seul un miracle peut désormais sauver le club haut-garonnais d'une relégation qui lui pend au nez depuis plusieurs saisons. En mai dernier, les coéquipiers de Wissam Ben Yedder avaient sauvé leur tête lors de la 37eme et avant-dernière journée, après une saison passée à lutter pour le maintien. A force de flirter avec la zone rouge, on finit par y tomber. Depuis plusieurs saisons, le constat est implacable. Brest, l'AC Ajaccio, Sochaux ou encore l'Evian TGFC plus récemment peuvent en témoigner.

Une formation sans pépite
Pourtant, à la fin des années 2000, le TFC semblait avoir toutes les cartes en main pour négocier le virage de la meilleure des manières. Sous la coupe d'un jeune président présenté comme un surdoué, les Violets accrochaient le podium à la fin de la saison 2006-07, avant de terminer quatrièmes deux ans plus tard. Avec des joueurs comme Elmander, Gignac, Mathieu ou Carrasso, Toulouse s'était forgé une réputation de valeur sûre sur le plan de recrutement, le tout associé à une première génération brillante de joueurs formés au club, incarnée par Etienne Capoue et Moussa Sissoko. Mais au début de la décennie en cours, le TFC a « loupé le virage de la formation », reconnaissait Olivier Sadran en fin d'année dernière, dans les colonnes de la Dépêche du Midi. Ces dernières saisons, plusieurs joueurs issus de l'académie toulousaine ont percé en équipe première, à l'instar d'Akpa-Akpro, Bodiger ou Blin. Mais aucun n'a réussi à porter son club.

Un recrutement complètement manqué
Mais c'est surtout au niveau du recrutement que le club du président Sadran s'est planté ces dernières années. Depuis 2009 et le départ de Cédric Carrasso, le poste de gardien cristallise ces ratés, à tel point que c'est aujourd'hui un lycéen, Alban Lafont, qui est chargé de garder le but toulousain. Plus en détail, quand le TFC a perdu des joueurs clés comme Mathieu ou Gignac, il a tenté des paris. Des paris parfois gagnants, comme avec Abdennour ou Ben Yedder, inconnus à leur arrivée. Mais des paris souvent perdants depuis deux ans. Aux départs d'Abdennour, Aurier, Capoue, Tabanou ou encore Braaten, les Violets ont répondu par les arrivées, entre autres, de Somalia, Grigore, Pesic, Spajic, Trejo, Aguilar et Moubandjé. « On est allé recruter des joueurs entre deux et trois millions d'euros, pour finalement dépenser plus d'argent et avoir moins de qualité », expliquait le président du TFC il y a quelques mois, promettant au passage une nouvelle stratégie.

Un désamour flagrant avec le public
Une stratégie qu'il n'aura pas le temps de revoir, son club devant maintenant se préparer à la Ligue 2. Un constat catastrophique pour la quatrième ville de France, qui vient tout juste d'achever la rénovation de son stade en vue de l'Euro 2016. Car dans leur chute, les coéquipiers d'Etienne Didot ne pourront même pas se reposer sur un soutien populaire. Depuis trois ans, l'affluence moyenne au Stadium est en chute libre et peine à dépasser la barre des 15 000 spectateurs. Samedi soir, ils n'étaient que 8 000 à assister à la défaite contre Rennes (1-2, 27eme journée de Ligue 1), pour un stade désormais doté d'une capacité de 35 500 places… Dans une ville où le club de football semble avoir échoué à concurrence l'hégémonie du rugby, la mission va maintenant être de vite relancer une machine à l'arrêt. Avec une équipe sans doute largement repensée et avec un nouveau capitaine à la barre. Au début des années 2000, Toulouse avait su se remettre d'une descente en National, pour retrouver l'élite à peine deux ans après. Un scénario dont tout le monde rêve aujourd'hui.

 
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