L1 - Toulouse : Sirieix va tirer sa révérence

L1 - Toulouse : Sirieix va tirer sa révérence©Media365
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Raphaël Brosse, publié le vendredi 19 mai 2017 à 18h55

Contre Dijon samedi soir, Pantxi Sirieix (36 ans) va disputer le dernier match de sa carrière avec Toulouse. Un joueur qui aura marqué le TFC pendant treize ans.



L'année 2017 est décidément ingrate pour les légendes, qui tour à tour tirent leur révérence. Alors qu'à Rome le bruit court que Francesco Totti pourrait raccrocher les crampons, la Ligue 1 voit également plusieurs de ses plus illustres représentants prendre leurs distances avec le football professionnel. C'est le cas de Nicolas Seube qui, malgré sa blessure, a fait ses adieux aux spectateurs du stade Michel-d'Ornano dimanche dernier. Pantxi Sirieix, figure emblématique du vestiaire toulousain, va lui aussi tirer sa révérence après des années de bons et loyaux services.

Né à Bordeaux en 1980, François "Pantxi" (traduction de son prénom en basque) Sirieix débarque au centre de formation de l'AJ Auxerre en 1995. Il y côtoie notamment deux futurs internationaux tricolores, Djibril Cissé et Philippe Mexès, et fait ses premiers pas au sein de l'équipe professionnelle lors de la saison 2001-2002. Le milieu de terrain participe aux joutes européennes de l'AJA, en Ligue des Champions (2002-2003) et en Coupe UEFA (2003-2004). A l'été 2004, Sirieix change d'air et délaisse le maillot icaunais pour se parer de la tunique violette. Il ne la quittera plus.

Arrivé au Toulouse FC en même temps que Daniel Moreira, Dominique Arribagé ou encore Stéphane Dalmat, le Basque est régulièrement aligné par Erick Mombaerts. L'année suivante, il quitte la pelouse du stade Vélodrome sur une civière et reste éloigné des terrains pendant de longs mois. A son retour, Elie Baup a pris place sur le banc haut-garonnais. Sirieix reprend du service et, saison après saison, accumule les apparitions en Ligue 1. L'international basque (il compte trois sélections avec l' « Euskal Selekzioa ») est toujours présent quand Alain Casanova prend les rênes de l'équipe première. Il passe par toutes les émotions, des joies de la qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions (2007) aux angoissantes luttes pour le maintien (2008, 2015, 2016), sans oublier la cruelle élimination en demi-finales de Coupe de France face à Guingamp, en avril 2009 (1-2). En d'autres termes, l'ancien Auxerrois est le joueur ayant le plus grand vécu sous l'ère Sadran (président du club depuis 2001).

En treize saisons passées sur les bords de la Garonne, le « Pantx » a également vu éclore des talents tels que Moussa Sissoko, Etienne Capoue ou, plus récemment, Wissam Ben Yedder. Malgré tout, le numéro 14 du Tèf' a toujours eu une place à part dans le cœur des supporters toulousains. Ses buts, rares (douze) mais souvent importants, y sont sans doute pour quelque chose. C'est lui qui entérine définitivement le maintien des Violets face à Valenciennes, lors du dernier match de la saison 2007-2008 (2-1). C'est aussi lui qui montre la voie lors de la gifle infligée aux Girondins en mars 2009, peu de temps avant que ceux-ci ne soient sacrés champions de France (3-0).  Sa simplicité, sa sympathie et son attachement au club en font également quelqu'un de très apprécié, sur le terrain comme en-dehors. « J'ai toujours été un joueur moyen, plutôt un joueur de devoir, a ainsi déclaré l'intéressé en conférence de presse jeudi. C'est sans doute ça que les gens ont aimé chez moi, le fait que je ne me prenne pas pour quelqu'un d'autre. »

Très peu utilisé en 2015-2016 (six matchs), Pantxi Sirieix a cependant accepté de prolonger l'aventure d'une saison, même s'il savait que son temps de jeu resterait très faible. Face à Dijon, ce samedi (21h), le milieu violet disputera sa dernière rencontre sous le maillot du TFC, qu'il a porté à 220 reprises en Ligue 1 (dont 94 entrées en cours de match). Ensuite ? Une reconversion au sein du club de la Ville rose semble actée. En parallèle, le chouchou du Stadium pourra toujours s'occuper de son centre de thalassothérapie équine, qu'il gère avec sa compagne depuis quelque temps déjà. Le changement dans la continuité, en quelque sorte.

 
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