Et maintenant, l'union sacrée !

Et maintenant, l'union sacrée !©PANORAMIC, Media365
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, publié le dimanche 03 avril 2016 à 11h05

Toulouse s'est relancé pour de bon dans la course au maintien en L1 après sa victoire contre Caen samedi (2-0). Pascal Dupraz y croit dur comme fer et réclame désormais un soutien populaire à la hauteur de l'exploit nécessaire.

Se maintenir n'est plus seulement une utopie pour Toulouse. Sa victoire contre Caen (2-0), conjuguée au surplace de Reims et du Gazélec Ajaccio, a définitivement relancé la course au maintien des Pitchounes. Pour le plus grand bonheur de Pascal Dupraz. « Les concurrents ont perdu ? Ils ont eu une bonne idée alors, a soufflé l'entraîneur toulousain dans des propos rapportés sur le site officiel du club. Il reste encore quatre points et il reste aussi six matchs à jouer. Depuis que je suis arrivé (....), même si je ne peux pas m'attribuer le nul contre Marseille, nous sommes passés de dix de débours à quatre. Surtout, on grignote en termes de goal-average. » Avec un -15 de différence de buts, le TFC n'est plus si loin de ses concurrents directs (-14 pour le Gaz ; -12 pour Reims). Surtout, la dynamique s'est clairement inversée depuis l'arrivée aux commandes de Pascal Dupraz. Les Haut-Garonnais ont pris sept points sur leurs quatre derniers matchs de L1 et n'affichent plus du tout le même état d'esprit que lors de la fin de règne de Dominique Arribagé.

Dupraz : « Je n'ai pas inventé l'eau chaude, mais j'ai la moelle »
De quoi renforcer l'optimisme béat de Dupraz depuis sa prise de fonctions. « Quatre points à six journées de la fin, c'est beaucoup, mais moins que dix ! Je n'ai pas inventé l'eau chaude, mais j'ai la moelle. Arriver ici et signer un contrat, cela fait de moi un homme chanceux. Certes la situation est catastrophique, désespérée, compliquée mais puisque j'ai connu dans ma vie des situations délicates, je ne peux que continuer à espérer. Si je peux juste amener mon absence de renoncement, c'est déjà bien. Il reste dix-huit points à glaner. Mais il ne suffit pas de le dire ou le croire, il faut le faire ! » Dupraz utilise la méthode Coué, parce que l'histoire récente ne parle pas en faveur du TFC. Il faut remonter à Troyes en 2005-06 pour voir une équipe avec 29 points ou moins après 32 matches se sauver (29 points également, 17eme au final). Le point positif pour les Toulousains, c'est qu'ils ont affiché samedi au Stadium toutes les qualités nécessaires à une opération commando.

La première passe décisive de Sirieix depuis quatre ans
A savoir un mental en fer forgé, une défense intraitable et un réalisme à toute épreuve. Le TFC n'a même cadré qu'un seul tir, l'ouverture du score venant d'un but contre son camp de Ronny Rodelin. C'est la première équipe à s'imposer dans l'élite en marquant deux buts lors d'un match malgré un seul tir cadré cette saison. Du travail bien fait. « A défaut de possession ou jeu dans les petits périmètres, on a choisi d'être le plus vite possible dans le camp adverse, et surtout d'être extrêmement compact. Encore une fois, une équipe qui prenait des buts à la pelle - à tel point que les shorts en étaient troués - n'a pris que deux buts en quatre matchs. Le maintien passe par cette solidité défensive, parce que les attaquants, un moindre espace leur est suffisant pour marquer. » Et comme en plus, les remplaçants se sont mis au diapason, à l'image d'un Pantxi Sirieix décisif avec sa première décisive en L1 depuis avril 2012, rien ne pouvait arriver aux Toulousains. « Ce n'était pas un match à disputer en « tutus roses ». Quand on est sûrs de disposer de joueurs sur le banc qui supportent leurs partenaires, on ne peut qu'avoir confiance en eux ! »

Seulement 14 000 au Stadium...
Dans cette soirée quasi parfaite, Dupraz n'a constaté qu'un seul défaut. Il n'a pas apprécié la fiable affluence au Stadium, avec ses 14 002 spectateurs enregistrés, soit légèrement moins que la moyenne sur la saison (14 913). L'ancien entraîneur de l'Evian-Thonon-Gaillard ne cesse d'appeler à l'engouement populaire pour porter son équipe jusqu'à l'exploit d'un maintien en fin de saison. Il a réitéré sa demande samedi après la victoire. « Maintenant, la question que je pose : c'est de savoir si les Toulousains ont envie de voir leur équipe en Ligue 1. S'ils le veulent vraiment, ils doivent se rendre plus nombreux au Stadium la semaine prochaine. Là, on a vraiment une chance. (...) Je suis subjugué parce que dans les rues de Toulouse, je croise des supporters du TFC et il faut qu'ils viennent au Stadium pour créer l'histoire. C'est possible ! » D'autant que la suite, ce sera la réception de Bastia le week-end prochain (20h00). Encore un match à quitte ou double pour une équipe désormais sans filet. Mais qui n'a jamais autant cru en elle depuis des mois.

 
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