A Rennes, le lendemain de claque fait mal

A Rennes, le lendemain de claque fait mal©Media365
A lire aussi

Rémi Farge, publié le jeudi 15 décembre 2016 à 17h42

Une défaite 7-0, le Stade Rennais n'avait plus connu cela depuis la saison 1983-84. L'humiliation d'alors avait alors eu davantage de résonnance car concédée en Coupe de France et sur le terrain du rival nantais.

« C'est la première fois de ma carrière d'entraîneur, et de joueur, que j'en prends sept. Ce match, je ne le reverrai pas. Je l'ai déjà vu, je l'ai trop vu », bougonnait Christian Gourcuff en conférence de presse après la claque reçue par son équipe à Monaco, mercredi soir en huitième de finale de Coupe de la Ligue. Fâché, l'entraîneur rennais peut l'être. Face à l'ASM, ses hommes ont pris l'eau de toutes parts et encaissé, en grande partie, des buts sur des erreurs défensives grossières.
Gourcuff a sa part de responsabilité
Mais l'ancien coach de Lorient a sans doute sa part de responsabilité dans le cuisant échec de son équipe au stade Louis-II. Car à trop vouloir faire tourner, on finit par bouleverser totalement un groupe qui réussit pourtant un bon début de saison, avec une cinquième place en Ligue 1 avant la 18eme journée. Mercredi soir, aucun des titulaires du match précédent, à Lyon (1-0), n'était sur le terrain au coup d'envoi. Outre Mexer, de retour de blessure, et dans une moindre mesure Saïd, titulaire en attaque, tous les joueurs alignés étaient des remplaçants, ou pire, des joueurs de l'équipe réserve, à l'instar de Diallo et Poha. « On ne balance pas la coupe. C'est le moment opportun pour les jeunes et ceux qui ont moins de temps de jeu d'apporter leur fraîcheur physique, avait prévenu Gourcuff avant la rencontre. Les joueurs ont des repères, ils connaissent le système puisqu'il le travaille avec Julien Stéphan (ndlr : entraîneur de la CFA, leader de son groupe). »
Gourcuff : « C'est un vrai suicide »
Confronté au quotidien à un effectif pléthorique, devant composer avec des joueurs au physique fragile (Gourcuff, Ntep), le Breton avait de bonnes raison d'imposer un turn-over. Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. Christian Gourcuff se doutait certainement qu'il serait compliqué à sa jeune équipe de ramener la qualification de Monaco, où tout le monde prend la marée depuis plusieurs mois. Mais l'ancien sélectionneur de l'Algérie espérait sans doute mieux d'éléments comme Janvier, auteur d'entrées intéressantes ces dernières semaines, de Nardi, utilisé pour la première fois de la saison, ou d'Armand, censé amener un peu d'expérience en défense. Au coup de sifflet final, le discours avait bien changé. « J'ai vu les buts, vous les avez vus. Quand on défend comme ça, quand on joue comme ça, les différences techniques sont grossies. On ne défend pas. Il n'y a aucun frein à leurs attaques. On perd en plus les ballons. C'est un vrai suicide. »
La vague de départ attendue cet hiver devient inévitable
Et beaucoup ont perdu gros dans ce fiasco. Car le Stade Rennais n'est désormais plus engagé que sur deux tableaux : le championnat et la Coupe de France. Le calendrier sera allégé et les raisons de faire tourner moins évidentes. Or dans un effectif aussi pléthoriques que celui du club breton, cela pose problème pour des éléments comme Armand, Zeffane, Lenjani, Erasmus ou encore Habibou, qu'on ne devrait plus revoir très souvent. Car en janvier, Rennes aura récupéré ses blessés de cette fin d'année (Pedro Mendes, Chantôme et Prcic) et se sera peut-être renforcé (Odegaard ?). « Personne n'avait intérêt à balancer le match. Ils avaient tous quelque chose à gagner. Au final, tout le monde a perdu. Il valait mieux ne pas être sur le terrain ce soir, c'est sûr », admettait Christian Gourcuff mercredi soir. La vague de départs attendue cet hiver a encore plus raison d'être.

 
9 commentaires - A Rennes, le lendemain de claque fait mal
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]