Trapp ne fait plus vraiment débat

Trapp ne fait plus vraiment débat©Media365
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, publié le mercredi 17 février 2016 à 08h01


Kevin Trapp a donné des garanties intéressantes sur sa capacité à se mettre au niveau d'un candidat à la victoire en Ligue des Champions mardi contre Chelsea (2-1). Le gardien allemand a ainsi écarté une grande partie des doutes qui l'entouraient encore auparavant.

S'il y avait encore l'esquisse d'un débat, Kevin Trapp y a certainement mis un terme. Sa prestation majuscule contre Chelsea mardi en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (2-1) a confirmé que le PSG ne s'était pas trompé en misant sur lui et en l'installant numéro 1 aux dépens de Salvatore Sirigu. Les neuf millions d'euros investis pour le débaucher à l'Eintracht Francfort l'été dernier n'ont pas encore été rentabilisés mais c'est un premier pas. Parce que s'il n'a pas été autant sollicité que Thibaut Courtois dans cette rencontre, le gardien allemand a réalisé lui aussi des parades décisives qui compteront pour la suite. Surtout une qui restera longtemps dans les mémoires de ceux qui étaient au stade, devant leur télévision ou qui ont vu passer l'action sur les réseaux sociaux. Seul à la tombée d'un centre parfait d'Abdul Baba Rahman, Diego Costa place une tête puissante à bout portant alors que le score est encore de 0-0 (23eme). Trapp est quasiment pris à contre-pied mais son incroyable réflexe de la main droite dévie le ballon sur sa barre transversale. « C'était un arrêt important », s'est contenté de souffler le principal intéressé.

Un bémol : son jeu au pied long
L'avenir dira si la double confrontation entre le PSG et Chelsea a basculé à cet instant qui a semblé suspendu dans le temps. Mais il a clairement mis le gardien dans un état de confiance optimal pour la suite. Il s'en est nourri pour réussir deux sorties primordiales, au devant de Diego Costa (49eme) puis d'Oscar (77eme). Dans la minute suivante, Edinson Cavani a donné la victoire aux Parisiens (78eme). Preuve que Trapp a, là encore, sorti le grand jeu au moment où il le fallait. « C'est le travail d'un gardien d'aider son équipe, a-t-il souligné, sans vouloir attirer la lumière sur sa prestation du soir. Je suis toujours content de pouvoir remplir mon rôle. Parfois en championnat, je n'ai pas grand-chose à réaliser. Mais j'essaye de le faire au mieux, c'est pour ça que je travaille tous les jours. » Impérial dans les airs, intéressant par sa disponibilité dans la relance et serein en toutes circonstances, Trapp n'a finalement déçu que dans un domaine : son jeu au pied long, où ses relances n'ont pas souvent trouvé preneur.

Ses bourdes pèsent moins lourd
Mais c'est vraiment pour chipoter. Parce que le natif de Merzig n'a jamais semblé porter sur les épaules le poids d'une première dans un match à élimination directe de Ligue des Champions. « Il y a toujours des premières, a-t-il souri par la suite. C'est toujours la même chose sur le terrain, je me prépare à chaque fois de la même manière. C'était un gros match, contre une équipe très forte et pleine d'expérience. » C'était surtout un match pour marquer les esprits et pour démontrer qu'il était une valeur ajoutée par rapport à Sirigu, souvent pointé du doigt pour son incapacité à sortir le bon arrêt au bon moment. Trapp l'a fait avec talent et assurance. Si ses bourdes mémorables contre Bordeaux (2-2), le Real Madrid (1-0) ou Lyon (5-1) ne sont pas encore définitivement  oubliées, elles ne suffisent plus vraiment à ternir son bilan. Elu meilleur gardien de la phase de groupes de Ligue des Champions, il a justifié ce statut. Les statistiques abondent dans son sens : il a repoussé vingt-quatre des vingt-six tirs cadrés qu'il a subis dans la compétition. Imparable, comme pouvait le sembler la tête de Diego Costa.

 
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