PSG : Que faire des deux recrues hivernales ?

PSG : Que faire des deux recrues hivernales ?©Media365
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Geoffrey Steines, publié le mercredi 04 janvier 2017 à 07h35

Le PSG n'a pas traîné pour renforcer son secteur offensif. Le marché hivernal des transferts est à peine ouvert que le club parisien tient déjà deux recrues : Giovani Lo Celso, dont la venue en provenance de Rosario Central était programmée depuis cet été, et Julian Draxler, désormais officiellement engagé jusqu'en 2022.

Ce timing est une aubaine pour Unai Emery, qui n'aura pas eu à attendre les dernières heures du Mercato, comme c'est souvent le cas en janvier. De temps, l'entraîneur parisien n'en a plus vraiment, son équipe étant lancée dans une course-poursuite en championnat, sans oublier un duel avec le FC Barcelone en Ligue des Champions dans déjà six semaines. Le technicien basque est forcément au travail pour plancher sur son onze-type pour la deuxième partie de saison. Avec différentes options pour y intégrer Draxler et, dans une moindre mesure, Lo Celso, qui devra avant tout s'adapter au football européen pendant les cinq mois à venir.

Il va falloir être patient pour Lo Celso
Presque meneur de jeu à l'ancienne, Lo Celso cultive la ressemblance avec Pastore. Le natif de Rosario a tout pour devenir à terme celui qu'« El Flaco » n'a pu être que par intermittence, c'est-à-dire le patron du jeu parisien. Avec son club formateur, Lo Celso a toujours évolué dans cette position de numéro 10, même si c'était le plus souvent à la pointe haute d'un milieu en losange. Son rôle serait légèrement différent dans un 4-2-3-1, mais ce ne pourrait être que pour le mieux, puisqu'il serait davantage déchargé des tâches défensives, un écueil parfois difficile à surmonter pour les Sud-Américains envoyés en Europe.

Il serait néanmoins étonnant de voir Lo Celso enchaîner les apparitions ces prochains mois. D'abord parce qu'à 20 ans, il ne semble pas encore mûr physiquement et doit travailler dans ce domaine pour gagner en temps de jeu. Ensuite parce que le PSG est lancé à la poursuite de Nice et de Monaco en L1, et que le turnover ne sera peut-être pas aussi important qu'à l'accoutumée au printemps. Dans l'immédiat, il est difficile d'envisager Lo Celso jouer un rôle-clé dans la fin de saison du PSG, à moins que les circonstances y contraignent Emery. Mais dans tous les cas, il ne faudra pas juger le potentiel l'international Espoirs argentin sur la base de ses six premiers mois à Paris.
L'axe ou le côté pour Draxler ?
Si le PSG apprécie tant le profil de Draxler, c'est pour sa polyvalence. En club comme en sélection, l'international allemand a pris l'habitude d'évoluer à tous les postes derrière la pointe. Utilisé le plus souvent à gauche depuis le début de sa carrière, il s'était néanmoins affirmé comme un deuxième attaquant en puissance la saison dernière à Wolfsburg. Il avait été aligné dans cette position sur plus de 60% de ses apparitions en Bundesliga, que ce soit dans un 4-4-2 losange ou plus régulièrement dans un 4-2-3-1. Ce n'est pas une nouveauté, Emery est un adepte du second système et il n'a pu que trop rarement le mettre en place lors de la première partie de saison, faute de joueur capable d'évoluer en « numéro 10 ». Javier Pastore devait prendre les clés du camion à ce poste, mais son corps l'a trahi à de multiples reprises ces derniers mois. Hatem Ben Arfa est timidement monté en puissance durant l'automne, son rendement restant insuffisant pour s'imposer comme le dépositaire du jeu parisien.

Dans ce contexte, Draxler a tout pour devenir une alternative crédible, avec sa créativité associée à sa capacité de percussion plein axe. Il s'inscrirait dans un autre style que ses deux concurrents dans ce rôle, mais l'option mérite d'être au moins envisagée. S'il devait être aligné à gauche au cœur d'un 4-3-3, ce pourrait signifier le retour de Blaise Matuidi à un poste plus naturel de milieu relayeur. Angel Di Maria et Lucas seraient alors en duel pour débuter comme ailier droit, une position où ils désirent tous les deux évoluer. Emery serait obligé de trancher dans le vif, avec l'espoir que cette nouvelle donne incite Di Maria à se retrousser les manches après des prestations toutes plus décevantes les unes que les autres en 2016-17. En effet, l'autre impact du recrutement de Draxler doit être indirect : il doit ramener de la concurrence, là où Ben Arfa et Jesé n'ont pas réussi à le faire.

 

 
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