Marquinhos-Van der Wiel, le match ne fait que commencer

Marquinhos-Van der Wiel, le match ne fait que commencer©PANORAMIC, Media365
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, publié le vendredi 19 février 2016 à 18h20

Serge Aurier sur la touche, Marquinhos et Gregory van der Wiel se disputeront une place de titulaire à la droite de la défense pour le huitième de finale retour de Ligue des Champions à Chelsea. Avec chacun leurs atouts et leurs défauts.

C'est le jeu des vases communicants. Il a suffi d'un dérapage sur un réseau social pour changer instantanément les perspectives de trois joueurs de l'effectif du PSG. Serge Aurier mis à l'écart, Marquinhos et Gregory van der Wiel sont désormais en concurrence directe pour succéder à l'international ivoirien au poste de latéral droit. Une situation qui devrait durer puisqu'une réintégration de l'ancien Lensois n'est pas à l'ordre du jour. Et son rendez-vous avec la direction du club parisien pourrait entériner cette situation jusqu'à la fin de la saison. « C'est le club qui va prendre des décisions sur Aurier, ce n'est pas moi, a souligné Laurent Blanc en conférence de presse vendredi, à la veille de la réception de Reims pour le compte de la 27eme journée de L1 (17h00). J'aurai certainement une entrevue avec lui, sans caméra, face à face. Le club va prendre une décision qu'il faudra respecter donc après, on verra avec lui. J'espère ne pas devenir radical. Si je me suis calmé ? Le temps fait son effet sur tout. Vous l'avez déjà expérimenté. » En attendant que son club passe l'éponge, ou pas, l'entraîneur du PSG va devoir faire sans Aurier.

Marquinhos : « Ce n'est pas mon poste habituel »
Mais avec qui alors ? Marquinhos a pris la main dans le duel qui l'oppose désormais à van der Wiel pour une place dans le onze-type parisien. Le Brésilien était titulaire dans le couloir droit de la défense mardi contre Chelsea en huitième de finale aller de la Ligue des Champions (2-1). Il a rendu une copie mitigée dans un rôle qu'il n'avait occupé qu'une seule fois en C1 (à Chelsea la saison passée) et à une quinzaine de reprises depuis le début de sa carrière. « Je ne suis pas très habitué à jouer à droite, avait reconnu Marquinhos en zone mixte après la rencontre face aux Blues. Ce n'est pas mon poste habituel mais quand je suis sur le terrain, j'essaie tout le temps de répondre présent, d'aider mes coéquipiers, d'avoir un bon état d'esprit. Et c'est ça le plus important. » Irréprochable dans son investissement, il ne l'a pas été en revanche dans son placement et son marquage trop lâche sur John Obi Mikel a provoqué l'égalisation londonienne. Si Marquinhos est monté en puissance en seconde période, retrouvant peu à peu des repères, il a étalé ses limites en phase offensive à un poste exigeant dans le football moderne.

Blanc : « Marquinhos n'a pas cette fluidité sur le plan offensif »
Blanc n'a pas masqué les soucis de son joueur dans le jeu vers l'avant et dans la capacité à se projeter. « Marquinhos apporte ce qu'il doit apporter : sa sécurité défensive, a-t-il expliqué vendredi. C'est peut-être l'un des meilleurs défenseurs du groupe. Il est très dur à passer en un-contre-un. Après, un latéral doit amener autre chose sur le plan offensif. Pour l'instant, il n'a pas cette fluidité sur le plan offensif mais c'est normal. Son poste préféré est l'axe. Il peut rendre des services, et de bons services. Sur la mobilité, sur les placements, sur les centres, il doit progresser mais il faudrait qu'il s'installe dans ce rôle-là. Mais pour l'instant, on n'en est pas là. » Parce que van der Wiel tape à la porte désormais. Blanc a justifié la non-titularisation du Néerlandais contre Chelsea par le fait qu'il revenait tout juste d'une opération de l'appendicite et qu'il avait déjà dû pousser la machine le week-end précédent contre Lille (0-0). « Quinze jours auparavant, il était sur une table d'opération », a répété l'ancien sélectionneur de l'équipe de France vendredi.

Des stats convaincantes pour Van der Wiel
Un van der Wiel en pleine possession de ses moyens aurait certainement postulé à une place dans l'équipe de départ du PSG mardi. Parce qu'après un exercice 2014-15 très moyen, il a toujours répondu présent cette saison. Certes moins solide défensivement que Marquinhos, même s'il a progressé dans ce secteur, l'ancien de l'Ajax Amsterdam a retrouvé son niveau de ses débuts à Paris, lorsque ses débordements étaient tranchants et régulièrement décisifs. Avec un but et trois passes décisives, « VdW » a été impliqué dans autant de réalisations en L1 cette saison que Serge Aurier (deux buts et deux passes décisives). Le tout avec moitié moins de temps de jeu (815 minutes contre 1 706). Toujours au rayon statistiques, van der Wiel gagne davantage de duels (55,84% contre 52,69%), réalise plus de passes-clés (0,55 pour 90 minutes contre 0,47) et crée davantage d'occasions (0,88 pour 90 minutes contre 0,58) que le champion d'Afrique 2015 en championnat. Leurs profils techniques sont également plus proches et cela pèse sur le jeu de leurs coéquipiers.

Quatre matchs d'ici à Chelsea
Avec sa faculté à repiquer dans l'axe pour s'ouvrir le jeu, Angel Di Maria a besoin d'un latéral offensif pour lui créer des brèches. C'est en partie pour cette raison que l'Argentin a connu tant de difficultés lors du premier acte face à Chelsea, qu'il a disputé à droite avec Marquinhos. Son repositionnement à gauche après le repos, aux côtés d'un Maxwell jamais avare de courses vers l'avant, a libéré « Fideo » et lui a permis de recouvrer son influence sur le jeu du PSG. Voilà pourquoi van der Wiel, qui pourrait profiter des semaines à venir pour se montrer à quatre mois de la fin de son contrat avec Paris, a une réelle chance de s'imposer comme le titulaire à droite d'ici la fin de la saison. Sur le papier, il semble coller à la philosophie de jeu de Blanc et à son envie de l'imposer à l'adversaire. Même à Chelsea lors du huitième de finale retour, où les garanties défensives de Marquinhos pourraient se révéler précieuses pour conserver un résultat. D'ici à ce rendez-vous, Paris disputera quatre matchs et les deux hommes en balance pourraient disposer chacun de deux opportunités de se montrer. La balle est dans leur camp.

 
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