Le turnover a déréglé le PSG, mais Blanc ne pouvait pas faire autrement

Le turnover a déréglé le PSG, mais Blanc ne pouvait pas faire autrement©PANORAMIC, Media365
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Media365, publié le 9 février

Laurent Blanc a reconnu que le PSG avait égaré son jeu ces dernières semaines. Mais l'entraîneur parisien n'attribue cela qu'à la rotation imposée à son effectif par le calendrier et ne craint pas qu'elle l'ait définitivement perdu.

Même quand tout va bien, il faut bien trouver matière à chipoter. A la veille de la réception de Lyon en Coupe de France et à une semaine de celle de Chelsea en huitième de finale aller de Ligue des Champions, Laurent Blanc n'a pas nié l'impression visuelle laissée par son PSG. Il en est à seize victoires consécutives toutes compétitions confondues, trente-quatre matchs sans défaite en L1, mais son comportement dans le jeu interpelle. A Marseille dimanche dernier (1-2), comme à Toulouse (0-1) ou à Saint-Etienne précédemment (0-2), les Parisiens ont affiché leurs limites du moment. Leurs remontées de balle n'ont pas leur fluidité habituelle, leur déchet technique ne baisse pas match après match et leur spontanéité s'est évaporée au fil des semaines. Ils montrent à nouveau leur visage crispant de 2014, bien moins séduisant que celui de 2015.

« J'espère qu'on aura bien fait d'adopter cette stratégie »
Blanc dispose d'une explication toute faite pour justifier la perte de qualité de son équipe : le turnover imposé par les matchs à répétition. « Quand tu changes trop de joueurs dans ton équipe, il ne faut pas s'étonner qu'il y ait moins de liant. Mais on gère l'effectif par obligation, vu le calendrier qui nous est proposé. On perd en efficacité. Malgré cela, on arrive à gagner les matchs. J'espère qu'on aura bien fait d'adopter cette stratégie avec les échéances qui nous attendent. » Tout est pensé par le staff parisien dans l'espoir d'être au top pour la venue des Blues au Parc des Princes la semaine prochaine. Dans son idée, le déplacement au Vélodrome le week-end dernier devait servir de répétition générale au rendez-vous avec Chelsea, avec une équipe proche du onze-type. C'est peu de dire qu'il n'a pas donné toutes les garanties nécessaires dans la maîtrise technique et dans la capacité du PSG à renouer le fil de son jeu.

Des adversaires plus agressifs
Encore une fois, Blanc n'attribue cela qu'à un manque d'automatismes. « On garde toujours la même philosophie de jeu, on ne s'adapte pas à l'adversaire. En cours de match, s'il faut changer quelque chose, on le fait. Mais on part dans l'idée d'imposer notre jeu à l'adversaire. Quand vous mettez des joueurs qui ont moins l'habitude de jouer avec leurs coéquipiers dans cette philosophie, c'est plus compliqué. » D'autant que les adversaires du PSG font en sorte de le pousser dans ses derniers retranchements. « Ils ont certainement plus de cran, plus d'envies offensives, souligne Blanc. Il y a un dénominateur commun : ils ont tous mis beaucoup d'agressivité dans le bon sens du terme. Ils savent que nous avons des objectifs importants et se disent qu'on peut moins s'impliquer. J'espère que tout ça restera dans le cadre du jeu, que ça n'ira pas au-delà. »

De l'utilité d'avoir vingt-quatre points d'avance
Le spectre de la blessure est partout, tout le temps. Voilà pourquoi il est impossible de reprocher à Blanc la gestion de son effectif. Le technicien cévenol s'efforce de maintenir l'ensemble de son groupe concerné par les échéances à venir, tout en préservant un maximum les cadres pour qu'ils disposent d'un maximum de fraîcheur pour les matchs de Ligue des Champions. Il faut bien que les vingt-quatre points d'avance en championnat aient une utilité pour les Parisiens, qui se souviennent bien d'avoir dû cravacher pour conserver leur titre national la saison passée. Une lutte qui avait fini par leur coûter cher, tant les blessures avaient plombé leurs chances contre le FC Barcelone en quarts de finale de la C1. S'il faut en passer par des moments plus difficiles pour arriver frais dans les grands matchs, Blanc est prêt à prendre ce risque. L'avenir dira s'il sera payant.

 
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