L1 - PSG : La fébrilité parisienne en trois points 

L1 - PSG : La fébrilité parisienne en trois points ©Media365
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Alessandro Pitzus, publié le dimanche 25 septembre 2016 à 18h30

Défait à Toulouse (0-2), le PSG a enregistré une deuxième défaite en Ligue 1 cette saison. Un revers qui a mis en lumière ses difficultés du moment.

Le PSG n'est toujours pas lancé. Malgré les victoires contre Caen (6-0) et Dijon (3-0), les joueurs d'Unai Emery se sont pris les pieds dans le tapis au Stadium. Dans des proportions encore jamais entrevues. L'équipe de Pascal Dupraz a eu sa part de réussite, mais elle a su profiter des énormes bévues parisiennes. Et elles ont été nombreuses.

Le manque de caractère

Comme à Monaco fin août, le PSG a perdu à l'extérieur après avoir concédé l'ouverture du score. Une fois le penalty de Bodiger transformé, le club de la Capitale a sombré. Bien avant d'encaisser le second but. L'infériorité numérique n'explique pas tout. Les saisons précédentes, Paris s'était déjà illustré à 10 contre 11 en étant mené au score (contre Chelsea en C1 ou contre l'OM en L1). Vendredi soir, les Parisiens sont apparus sans génie, sans inspiration. Pire. Ils n'ont jamais paru en mesure d'inverser le rapport de force. Incapable de réagir dans la difficulté, l'équipe d'Emery n'a pas su se révolter. Elle manque de leaders de terrain. Personne n'a pris les choses en main pour changer les événements. C'est le plus inquiétant.

Les défaillances individuelles

A Toulouse, certains étaient d'humeur à faire des cadeaux. Comme Serge Aurier, ancien de la maison violette, reconverti en père noël après avoir offert un penalty au TFC. A son crédit, une fausse touche, des centres ratés, des montées timides et une expulsion. L'Ivoirien a été catastrophique, Thiago Motta aussi. Une claque, une passe décisive pour Durmaz, une attitude de touriste, le tout en à peine quinze minutes. Le Transalpin a miraculeusement échappé à l'expulsion malgré l'accumulation de mauvais gestes.

Ils ne sont pas les seuls à avoir rendu une copie indigne. Di Maria, pas inspiré depuis plusieurs semaines, a perdu trente-trois ballons vendredi. Il n'a pas pesé dans les débats et a multiplié les maladresses. Idem pour Lucas, qui semblait mieux ces derniers temps, mais qui n'aura finalement pas mis longtemps à retomber dans ses travers. Le Brésilien a été brouillon, comme trop souvent. Cavani a lui gaspillé deux énormes occasions qui auraient pu mettre Paris à l'abri en première période. Du déjà-vu. Le PSG s'est sabordé tout seul, la faute à des joueurs nerveux et naïfs.

La tactique bancale

Il y a les défaillances individuelles, mais il y a aussi les choix d'Unai Emery. Si le Basque a besoin de temps pour mettre en place son plan de jeu (pressing haut et importance du jeu sur les côtés), force est de constater que sa patte a du mal à s'imprégner dans un effectif qui cultivait la possession sous Laurent Blanc. 4-4-2, 4-3-3, Verratti meneur de jeu, Matuidi ailier gauche, difficile de voir où l'Espagnol veut en venir pour le moment. Il tâtonne, cherche des solutions mais n'entrevoit que d'autres problèmes à résoudre pour le moment. Les joueurs ont parfois l'air perdu sur le terrain.

A Toulouse, l'entrée de Thiago Motta a précipité la chute parisienne. Un choix lourd de conséquences. Le coaching n'a pas été bon. Les apparitions de Pastore et Augustin n'ont rien apporté non plus. Il faut dire que sans Ben Arfa, le banni, et Jesé, en méforme, l'ancien technicien du FC Séville n'avait pas 36 solutions à disposition devant. Malgré les difficultés, son équipe n'a pas eu la réaction attendue. Emery va devoir plancher très sérieusement pour éviter que les inquiétudes ne grossissent encore.


 
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