L1 - PSG : Emery doit continuer d'expérimenter le 4-42

L1 - PSG : Emery doit continuer d'expérimenter le 4-42©Media365
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Geoffrey Steines, publié le samedi 23 septembre 2017 à 09h29

Unai Emery a remis au goût du jour le 4-4-2 (ou 4-2-3-1) au PSG sur les deux dernières journées de L1. Une expérience qu'il a toutes les raisons de poursuivre. Voici pourquoi.

Unai Emery a profité de l'arrivée de Kylian Mbappé au PSG pour revenir à ses premières amours. Adepte inconditionnel du 4-2-3-1, l'entraîneur parisien l'avait instauré à son arrivée à Paris à l'été 2016, avant de se rendre à l'évidence : cette équipe-là était bâtie pour évoluer en 4-3-3 après avoir été façonnée ainsi par Laurent Blanc et la bousculer dans ses certitudes était un trop grand risque à prendre. Alors Emery a mis de côté ses convictions et s'est adapté aux forces en présence, pour réussir par exemple une excellente deuxième partie de saison. Avec les recrutements de Neymar et de Mbappé, le technicien basque voit se présenter à lui l'opportunité de remettre au goût du jour son 4-2-3-1 (ou 4-4-2). Il l'a fait, avec plus ou moins de réussite, sur les deux derniers matchs de L1, à Metz (1-5) puis contre Lyon (2-0). Si tout n'a pas été parfait, Adrien Rabiot reconnaissant même que le PSG est « moins à l'aise qu'en 4-3-3 », le staff technique aurait tort de ne pas insister avec ce nouveau système. Voici les raisons principales d'un chantier prioritaire à mener.

1. Il faut du temps pour développer des affinités
Tout Neymar, Edinson Cavani, Kylian Mbappé ou Julian Draxler qu'ils sont, il n'est pas si simple de se mettre chacun à sa place quand il n'y a qu'un ballon et qu'il faut le partager à quatre. La copie rendue par le secteur offensif parisien contre l'OL a révélé de vrais soucis dans l'utilisation de la largeur et de la profondeur, dans la répartition des rôles sur le terrain, dans la complémentarité technique des joueurs alignés. Il y avait embouteillage dans l'axe et même leur incroyable faculté à combiner dans les petits espaces ne pouvait pas les sortir de toutes les situations, surtout contre une défense lyonnaise ultra-concentrée et parée au défi. Il ne faut pas réagir de manière démesurée pour autant. Avec le temps, la mayonnaise prendra à coup sûr entre des joueurs de ce talent, il faut juste le leur donner. Avec la marge dont dispose le PSG en championnat, ce qu'a démontré par l'absurde sa victoire sans briller face aux Gones, il a toute latitude pour réaliser des essais grandeur nature.

2. De l'importance de disposer d'un plan B
Des tests importants pour une raison simple : Paris se doit d'avoir une solution de rechange à son immuable 4-3-3 pour parer à toute éventualité. Il ne doit pas se retrouver dans la situation d'avril 2016, quand les circonstances avaient inspiré à Laurent Blanc un improbable 3-5-2 pour le match le plus important de la saison, le quart de finale retour de Ligue des Champions contre Manchester City (1-0). A la sortie, un échec retentissant et probablement le chant du cygne pour le coach cévenol. Jamais il n'avait testé ce dispositif en match auparavant, alors même que le PSG dominait largement la L1 et était sacré champion depuis la mi-mars. Pour être paré aux matchs à élimination directe en Ligue des Champions, il faut avoir un éventail de possibilités à sa disposition. Les Parisiens en ont déjà fait l'expérience, ce serait bien pour eux de ne pas avoir les mêmes regrets dans six mois.

3. Une structure d'effectif qui y colle davantage
D'autant que le PSG pourrait vite se retrouver en galère dans son 4-3-3. Les départs de Blaise Matuidi et de Grzegorz Krychowiak n'ayant pas été compensés sur le marché des transferts, l'effectif parisien n'a plus la même profondeur au milieu de terrain. Résultat, il n'y a plus que quatre joueurs formés pour évoluer en sentinelle ou en relayeur : Thiago Motta, Marco Verratti, Adrien Rabiot et Christopher Nkunku. Javier Pastore et Giovani Lo Celso peuvent y dépanner, mais ce sont davantage des numéros 10 à l'ancienne. Angel Di Maria y avait aussi explosé sous les ordres de Carlo Ancelotti au Real Madrid en 2013-14, sans que personne ne pique l'idée au technicien italien depuis. Avec pléthore d'options offensives et une densité moindre dans l'entrejeu, Emery a tout intérêt à mettre le maximum d'attaquants ensemble sur le terrain et à trouver le moyen que cela fonctionne. Pour les équilibres du vestiaire, ce serait idéal.

4. D'autres joueurs pour une autre animation ?
Que ce soit à Metz ou contre Lyon, les quatre joueurs qui composaient le quatuor offensif du PSG étaient les mêmes. Avec le forfait de Neymar à Montpellier, ce sera forcément différent. A moins qu'Emery ne repasse en 4-3-3, il pourrait intégrer Lucas ou Lo Celso dans le onze de départ parisien tout en restant en 4-2-3-1. Le premier prendrait le côté droit et ferait basculer Mbappé à gauche, quand le second se placerait derrière Cavani, avec Draxler à sa gauche et l'ex-Monégasque à sa droite. Encore trop juste pour faire son retour dans le groupe parisien qui se rendra dans l'Hérault, Di Maria pourrait aussi apporter un profil différent à un secteur qui a manqué de variété contre l'OL. Reste l'énigme Pastore, prometteur en début de saison avant de retourner à l'infirmerie dans la foulée de la trêve internationale. A priori, le 4-2-3-1 semble taillé pour lui et pour ses qualités, dans un rôle de meneur de jeu. Encore faut-il qu'il puisse jouer.

 
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