L1 - PSG : Draxler a déjà tout changé

L1 - PSG : Draxler a déjà tout changé©Media365
A lire aussi

Geoffrey Steines, publié le dimanche 26 février 2017 à 08h57

En seulement deux mois à Paris, Julian Draxler a métamorphosé le visage du PSG et s'est imposé comme la meilleure recrue de la saison.

Son transfert suscitait autant d'attente que de scepticisme. Officiellement parisien depuis les premières heures du Mercato hivernal, Julian Draxler était considéré par certains comme une excellente pioche, débauchée à Wolfsburg contre 37 millions d'euros quand il en valait quasiment le double six mois plus tôt et malgré la concurrence d'Arsenal ou Liverpool. Mais l'international allemand était aussi accueilli avec un enthousiasme mesuré par d'autres, sa dernière demi-saison chez les Loups et son attitude jusqu'au clash avec ses dirigeants ayant brouillé son image. Il lui a suffi de deux mois pour balayer tous les doutes, pour que le premier sentiment prenne le pas sur le second et que la somme déboursée pour le recruter semble dérisoire. Son influence sur l'excellent début d'année 2017 du PSG (10 victoires et 2 nuls toutes compétitions confondues) est prépondérante.
Lucas + Di Maria + Pastore = Draxler
Il a d'abord apporté un réel plus dans le jeu. Dans un secteur offensif qui a gagné en densité ces dernières semaines, entre les arrivées de Gonçalo Guedes ou Giovani Lo Celso et le retour de blessure de Javier Pastore, Draxler amène une autre touche à l'effectif du PSG. Son profil technique diffère de tous ses concurrents, il en est même une sorte d'alliage parfait. Il a la capacité d'élimination et le pouvoir d'accélération de Lucas, la science du jeu et la qualité technique d'Angel Di Maria, la finesse dans les trente derniers mètres de Pastore. Sans oublier son expérience. A seulement 23 ans, il a déjà 27 sélections avec l'Allemagne et 48 matchs européens en club, dont 35 en Ligue des Champions. L'ancien de Schalke 04 sait tout bien faire, même au très haut niveau, et il l'a démontré avec à-propos lors du huitième de finale aller de Ligue des Champions contre le FC Barcelone (4-0). Il avait martyrisé Sergi Roberto par ses arabesques et étalé ses talents de finisseur. Il affiche cinq buts en onze matchs toutes compétitions confondues sous le maillot parisien.
L'équilibre de l'animation offensive du PSG
Mais son apport s'était surtout vu sur le troisième but face aux Blaugrana, où sa talonnade dans une position fermée pour déclencher le mouvement offensif avait tout changé. A lui seul, Draxler polarise les circuits de relance et équilibre l'animation offensive parisienne, qui avait tendance à pencher d'un côté ou de l'autre suivant que le PSG évoluait en contres (avec Lucas) ou en attaques placées (avec Di Maria). Avec sa polyvalence, le champion du monde 2014 s'épanouit avec autant de plaisir dans les deux registres. Surtout qu'il s'inscrit parfaitement dans le dogme d'Unai Emery, où chacun doit travailler pour le collectif en phase offensive, mais aussi et surtout à la perte du ballon. Il suffisait de voir Draxler faire contre le Barça des courses de replacement folles, comme après un corner en première période où il était venu couvrir Thomas Meunier au poste de latéral droit, pour le comprendre. Il a ce sens du sacrifice qui plait tant à l'entraîneur parisien.
La réussite de Di Maria imputable à Draxler
En se fondant immédiatement dans le collectif parisien, le natif de Gladbeck a surtout rebattu les cartes et bouleversé la hiérarchie qui était bien établie depuis le début de la saison. L'effet collatéral positif de son intégration express, c'est le réveil de Di Maria. Ce ne peut pas être un hasard si le milieu offensif argentin a claqué six de ses sept buts de la saison depuis que Draxler est arrivé dans ses pattes. A longueur de conférences de presse depuis le début de la saison, Unai Emery évoquait la fameuse concurrence qui permettait de tirer le meilleur de chacun de ses éléments. Les faits n'ont pas tardé à lui donner raison. Le coup de mou de Lucas, moins en jambes et en réussite en 2017, a aussi favorisé l'épanouissement de Di Maria, héros de la démonstration face au Barça. Mais cette réussite-là est imputable indirectement à Draxler, autant qu'au management d'Emery.
Son duel avec Sakai, une des clés du Clasico
Sauf énorme surprise de dernière minute, l'Allemand et l'Argentin devraient entourer Edinson Cavani dimanche pour le Clasico contre Marseille au Vélodrome (21h00). Discret lors de son premier choc de L1 face à Monaco (1-1), à une époque où le PSG n'avait pas encore produit son match-référence, Draxler aura ainsi l'opportunité de faire à nouveau parler de lui dans une grosse affiche de notre championnat. Son duel avec Hiroki Sakai pourrait même être l'une des clés du match, tant le latéral japonais a affiché ses limites au niveau défensif depuis le début de la saison. Si le numéro 23 du PSG contraint son adversaire direct à défendre, il pourrait faire un mal fou à l'OM et s'imposer comme le danger numéro 1 côté parisien. Ce qui justifierait à nouveau l'investissement consenti par le PSG pour le recruter en janvier. Si tant est que Draxler est encore besoin de le faire.

 
2 commentaires - L1 - PSG : Draxler a déjà tout changé
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]