Des « cops » puis des « kops » au top

Des « cops » puis des « kops » au top©Media365
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, publié le mardi 16 février 2016 à 23h55

Dans une soirée de février frisquette, la rencontre entre le PSG et Chelsea a été marquée par une grosse présence des forces de sécurité. Mais aussi par le retour d'une bonne ambiance au Parc grâce aux deux kops.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCESLors de la conférence de presse d'avant match, Guus Hiddink avait souhaité que ce match soit une belle fête. L'allusion était faite au comportement raciste de certains fans de Chelsea, qui s'en étaient pris à un homme, Souleymane, dans le métro la saison dernière. Mais surtout, les envoyés spéciaux évoquaient les attentats du 13 novembre et la France en état d'urgence. Pour nombre d'Anglais, qui avaient partagé l'émotion de la France, notamment le 16 novembre quand les sélections française et anglaise s'étaient affrontées de la plus fraternelle de manières dans un Wembley qui avait chanté la Marseillaise, cette nuit était particulière. Pour les forces de l'ordre aussi. Car un PSG-Chelsea reste hélas un match européen à risques en raison du passé de certaines franges de supporters des deux formations. Mais aussi parce que trois mois après les attentats, ce grand match de football tombait le même jour que le retour en France du groupe Eagles Of Death Metals. Les musiciens américains voulaient finir leur concert inachevé en raison de la folie humaine. Ils avaient décidé d'inviter les survivants de cette nuit d'horreur de 2015 à l'Olympia. Un événement symbolique poignant mais contraignant évidemment pour les forces de sécurité parisiennes, obligées de gérer les deux événements simultanément en plein état d'urgence. Il y avait donc un déploiement de forces de l'ordre exceptionnel autour d'un Parc des Princes retranché. De fouilles en contrôles, il fallait s'armer de patience et montrer patte blanche pour accéder aux alentours immédiats du stade de la porte Saint-Cloud. Et devant les fusils des forces de l'ordre, aucune envie de faire accélérer les vérifications. A une heure du début du match, si vous ajoutez le froid et les bouchons de la Capitale, c'est devant un Parc désert que Kevin Trapp est sorti pour s'échauffer. Ils étaient déjà un peu plus nombreux à une demi-heure du coup d'envoi, notamment dans les travées hautes d'Auteuil et de Boulogne. Mais les plus fervents n'étaient pas suivis par les travées latérales où les touristes du sport, comme à Madrid, Manchester ou Barcelone se multiplient aux dépens des plus fidèles supporters. A l'heure de l'annonce des équipes, le Parc, mieux garni mais pas encore plein, fait entendre ses sifflets pour l'annonce de la compo de Chelsea. Et le speaker du stade peut faire cracher les décibels pour l'annonce du onze de Laurent Blanc. C'est alors qu'Auteuil déploie un joli Arc de Triomphe. Boulogne répond par une Tour Eiffel. Le tifo des tribunes latérales manque encore d'homogénéité mais le ton monte enfin et correspond mieux à l'affiche. Et si finalement le public se montre assez enthousiaste, l'occasion de Diego Costa fait retomber la pression et oblige les kops à entonner l'hymne du club. Mais le Parc ne suit pas, hypnotisé par une nouvelle phase de possession londonienne. Le but d'Ibra permet de faire trembler le boulevard périphérique mais très vite l'égalisation de Chelsea et la mi-temps viennent casser l'ambiance. Il faudra attendre l'heure de jeu et un temps fort parisien pour que le stade se remette à hurler et à pousser son équipe. Et David Luiz de réclamer encore plus de bruit à la 67eme après un coup-franc de Di Maria écarté par Courtois. Mais le public n'accompagne pas assez les kops pour que le stade se transforme en 12eme homme… Jusqu'à ce que Cavani, soutenu depuis son entrée en jeu par le stade, ne vienne marquer habilement. S'ouvre une fin de match nettement plus proche de ce que souhaitent les dirigeants parisiens en termes de climat. Il faudra toutefois continuer la progression, notamment en quarts de finale, si Paris passe à Stamford Bridge dans trois semaines… Mais là-bas, comme la saison passée, on ne retrouvera que les plus bruyants des supporters parisiens. De quoi aider un peu plus les joueurs parisiens.

 
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