Blanc et le turnover, une affaire bien rodée

Blanc et le turnover, une affaire bien rodée©PANORAMIC, Media365
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publié le 4 mars

Laurent Blanc a détaillé vendredi sa méthode concernant la gestion de son effectif avant un match de Ligue des Champions. Un fonctionnement qui se retrouve dans les faits et qui éclaire sur le visage que devrait avoir le PSG samedi contre Montpellier.

C'est l'éternel dilemme qui se pose à tous les entraîneurs avant un match de Ligue des Champions. Tous doivent trouver l'équilibre entre le repos accordé à certains joueurs et le rythme de la compétition donné à d'autres, tout en alignant une équipe compétitive pour entretenir une dynamique de résultats positive. Laurent Blanc est confronté à ce casse-tête depuis ses débuts d'entraîneur, que ce soit avec Bordeaux ou le PSG. C'est ainsi que le coach parisien a peaufiné une méthode pour aborder au mieux les rencontres de Ligue des Champions et mettre ses joueurs dans les meilleures conditions possibles. Il l'a détaillée vendredi en conférence de presse, à la veille de la réception de Montpellier en L1 (17h00) et à cinq jours du déplacement à Chelsea en huitième de finale retour de C1.

« Il faut avoir une idée directrice, sans vouloir à tout prix la respecter »
La préparation d'un choc intervient bien en amont du jour J, comme le technicien cévenol l'a précisé face aux journalistes. « Je pars du match important, avec l'équipe que j'ai en tête pour le jouer, et je décline en fonction de ça », a commencé Blanc. Avant de préciser : « Je prends en compte le temps de jeu mais aussi les performances parce qu'il faut le faire. On a une idée directrice, dans l'hypothèse où les joueurs sont performants et où l'équipe gagne. Si ça arrive, c'est très bien. Si ça n'arrive pas, il faut être capable de changer et de réagir par rapport à une contre-performance, une blessure ou une suspension. Il faut avoir une idée directrice, sans vouloir à tout prix la respecter. Il faut arriver au match important avec une équipe la plus proche possible de celle que tu avais en tête trois ou quatre semaines auparavant. » Une théorie qui se vérifie dans les faits depuis le début de la saison.

Cinq ou six titulaires avant la Ligue des Champions
Il faut laisser de côté la réception de Bordeaux dès la cinquième journée, au retour d'une trêve internationale, et le déplacement à Nice avant la réception du Shakhtar Donetsk qui comptait pour du beurre, où Blanc avait aligné un onze très proche de son équipe-type. Mais sinon, les Parisiens se sont toujours présentés avant un rendez-vous européen avec une équipe mixte entre titulaires en puissance et remplaçants habituels. Blanc a composé sur les cinq autres rencontres pré-C1 un onze avec cinq ou six membres de son équipe-type, en complétant avec des membres du banc. Thiago Motta est celui qui bénéficie le plus souvent de ces rotations puisqu'il n'a joué que trois rencontres précédant une sortie continentale. Ce pourrait bien être encore le cas samedi, après avoir débuté à Lyon (2-1) puis à Saint-Etienne (1-3). « Il y aura un panaché demain (samedi), a confirmé Blanc vendredi. Des joueurs joueront contre Montpellier et Chelsea. »

« Il y a une intensité incroyable en C1 »
Ce devrait être le cas d'Angel Di Maria, touché à une cuisse contre Reims le 20 février dernier (4-1) et bloqué à l'infirmerie depuis. Là encore se pose un cas de conscience pour l'entraîneur du PSG, entre l'opportunité de le ménager quatre jours supplémentaires pour prévenir tout risque de rechute et celle de lui donner du temps de jeu pour le remettre dans le tempo de la compétition. Blanc a opté pour la première option. « Il s'entraîne normalement et il pète le feu. Qu'est-ce que tu fais ? Et bien tu le fais jouer... Sinon, tu le mets dans le frigo et tu le sors avant le match de Ligue des Champions. Mais vous ne savez pas ce que c'est, il y a une intensité incroyable. Verratti, c'est exceptionnel ce qu'il a fait à l'aller, même s'il s'était maintenu au niveau cardio. » Le milieu italien, justement, restera au repos pour éviter de forcer sur une inflammation tenace au pubis. Face à deux cas en apparence similaire, Blanc a ainsi appliqué deux manières différentes de gérer son effectif.

« Le risque zéro n'existe pas »
Parce que plus que tout, le « Président » insiste sur l'importance d'individualiser le suivi de ses troupes pour mieux éviter les mauvaises surprises. « La blessure peut aussi arriver à l'entraînement. Il faut avoir un bon discours avec le joueur, prendre en considération qu'on en a qui récupèrent plus vite que d'autres. Le ressenti est important. La meilleure façon de protéger les joueurs, c'est de ne pas les faire jouer. Mais pour être performant, ce n'est pas la bonne solution. Ce sont des risques calculés, le risque zéro n'existe pas. Ce sont des choix à faire. Après Caen (ndlr : la saison passée), on avait eu cinq blessés et je me suis fait critiquer. Trois jours après, on avait mangé Chelsea (1-1). Il n'y a pas de vérité, ni de garanties. » Mais toute la mission de Blanc consiste à en donner un maximum à son groupe. Avec sa méthode bien à lui.

 
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