Ancelotti revient sur son départ du PSG

Ancelotti revient sur son départ du PSG©Media365
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Teddy Vadeevaloo, publié le vendredi 17 mars 2017 à 14h52

Dans son dernier livre « Le leader tranquille », Carlo Ancelotti évoque son passage au PSG (2012-2013) et affirme être triste de son départ, tout en dressant toutefois un portrait pas forcément élogieux du club de la capitale.

La semaine dernière est sorti le livre « Le leader tranquille, l'homme qui murmure à l'oreille des stars », écrit par Carlo Ancelotti, Chris Brady et Mike Forde, proches de l'entraîneur italien. L'actuel coach du Bayern Munich y décrit ses méthodes de management et ce qui a fait sa force tout au long de ses années d'entraîneur. Dans ce livre passionnant, il a forcément eu un mot sur son passage au PSG entre janvier 2012 et mai 2013. Et on comprend peut-être mieux les difficultés actuelles du club de la capitale.

« Pas une organisation digne d'un grand club »

Alors que le club parisien a terminé la première partie de saison 2011-2012 en position de leader, les propriétaires qataris décident de remplacer Antoine Kombouaré par Carlo Ancelotti au poste d'entraîneur. Un choix qui scandalise les médias français. Mais l'Italien n'en a cure. Il a voulu relever un « défi inédit » pour lui : reconstruire un club qui n'avait pas l'allure d'un grand encore : « Je me suis très vite rendu compte que le PSG n'avait pas une organisation digne du grand club qu'il voulait devenir et que je devais étoffer mon staff ».

Plus que les personnes qui l'accompagnaient, il fallait également revoir l'organisation en interne et son constat était sans appel à l'époque : « Le club était très différent de Milan ou de Chelsea. Le PSG ressemblait plutôt aux clubs modestes du début de ma carrière qu'à une équipe aux ambitions planétaires ». QSI a en effet rêvé trop grand trop tôt. Un constat que l'on peut toujours faire. Ancelotti évoque notamment l'exemple de l'instauration d'un petit restaurant au centre d'entraînement pour permettre aux joueurs de partager leurs repas.

"Je n'avais plus la confiance du club"

Après avoir terminé deuxième derrière Montpellier, l'ancien entraîneur de l'AC Milan garde ses fonctions mais a une obligation de résultat pour la saison 2012-2013. Sauf que le PSG tarde à être séduisant dans le jeu malgré l'apport d'Ibrahimovic et Thiago Silva à l'intersaison. Le tournant de la carrière de l'Italien intervient au soir d'un match à Nice perdu 2-1 début décembre 2012 : « Nous devions jouer trois jours plus tard en Ligue des champions notre dernier match de poule quand le président Al-Khelaïfi est venu me voir avec Leonardo et m'a prévenu : ‘Si tu ne gagnes pas ce match, tu es viré' ».

Etonné que le président le mette en garde à quelques heures d'un rendez-vous important et que Leonardo ne le soutienne pas plus que ça, Ancelotti sait que plus rien ne sera jamais comme avant. Paris gagne son match contre Porto (2-1), finit premier de son groupe, mais l'entraîneur parisien vit mal cet épisode : « Je n'avais plus la confiance du club, ce qui rendait ma position intenable, surtout dans un projet à long terme comme celui-là. J'ai dit à Leonardo que j'allais partir à la fin de la saison. Leo était mon ami, du moins je le pensais, et pourtant il ne m'a donné aucune explication sur la façon dont le club me traitait ».

"Triste de quitter le PSG"

Vexé, Ancelotti annonce son départ en fin de saison mais aurait souhaité une autre issue : « J'étais triste de quitter le PSG parce-que j'avais établi de vraies relations avec les joueurs, mais il m'était impossible de rester. C'était à la fois décevant et surprenant, parce-que je m'attendais à être impliqué dans un projet à long terme ».

"Le leader tranquille", de Carlo Ancelotti, Chris Brady et Mike Forde. Editions Hugo Sport.
 
27 commentaires - Ancelotti revient sur son départ du PSG
  • Un grand entraîneur avec un Président de club qui connaît peu ou pas le football de haut niveau. L'argent ne suffit pas, même quand il est abondant. Le PSG, depuis le départ de Ancelotti, se heurte au plafond de verre qu'illustre l'humiliation à Barcelone, après avoir rêvé plus grand à l'aller. Blanc et aujourd'hui Umery ne sont pas Ancelotti ou Guardiola ou Conte. Souhaitons que le PSG recrute, pour la prochaine saison, un entraîneur qui l'aidera à casser le plafond de verre, comme Simeone par exemple. Le foot français a besoin d'une vitrine mondiale.

  • .....QSI nest qu"à la hauteur de St-Germain...pas de Paris !

  • VOILA UN PRO QUI PARLE DU QSG DE FACON PROFESSIONNELLE , ENFIN UN QUI DIT LA VERITE
    IL NE FAIT PAS DANS LE BLING-BLING !

  • Un PSG qui n'aura jamais l'étoffe d'un grand....même avec le fric des qatars!
    C'est un abonné des 1/8 de final........il aurait sa chance en club national français!!!!!!!

  • C'est affligeant que ce club représente notre Capitale, Paris une des plus belles ville du monde. Peuplé que d'étrangers, 2 à 3 Français jouent seulement mais c'est tout, il y a encore 3 ans , aucuns Français sur le terrain, lamentable . Cette équipe n'a pas de fondement , n'a pas d'âme, elle est le reflet de toute une décadence pilotée comme nos politiciens le font ,par l'argent . Ne taper pas sur les salaires des joueurs, car si on vous le proposait , vous ne refuseriez pas, mais il faut taper sur le système, quand on sait que le transfert de Ronaldo , 80M€ a été remboursé en deux ans et uniquement par l'achat des maillots , écharpes , casquettes etc ... que tous les supporters achètent.et que ces mêmes supporters payent une fortune les places alors que la plupart gagnent le smic et se sont les mêmes qui pestent après le salaire des joueurs, ah les comiques !
    L'argent des qataris n''a rien fait de bon

    Dans les autres clubs il nèy a pas plus de Fra

    ......je crois que l'OM, comme depuis de longues saisons a l'équipe qui en présente le plus sur le terrain.....ce n'est pas pour rien qu'on l'a gagnée cette COUPE...!

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