Maxime Gonalons ne jalouse pas le PSG

Maxime Gonalons ne jalouse pas le PSG©Media365
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Media365, publié le 10 février

S'il reconnaît que le PSG ne laisse que des miettes à ses concurrents français, Maxime Gonalons veut croire en les chances lyonnaises mercredi en Coupe de France. Et le capitaine lyonnais l'assure : il n'envie pas la domination parisienne.

Maxime Gonalons, avez-vous le sentiment d'être en bas d'une montagne avant d'affronter le PSG mercredi en huitièmes de finale de Coupe de France ?C'est plus qu'une montagne. Quand on voit leur parcours depuis le début de saison, c'est incroyable. On minimise mais ce qu'ils font, c'est plus qu'épatant. Ils sont toujours invaincus alors qu'on est presque à la mi-février et ils peuvent être champions dans un mois s'ils continuent à cette allure-là. Ce sera forcément un grand rendez-vous pour nous.Quel doit être le discours avant ce défi ?Il faut se dire qu'on n'a pas grand-chose à perdre. Il faut qu'ils soient dans un soir sans, comme ça a été le cas face à Marseille (victoire 1-2 de Paris au Vélodrome dimanche). L'OM a su hausser son niveau de jeu et leur poser des problèmes. On a vu que techniquement, en deuxième mi-temps, les Parisiens ont failli sur une période du match. Mais Marseille n'a pas su en profiter. Quand ils ont été en mesure de marquer ce but pour gagner le match, ils l'ont fait. Ça montre l'étendue du talent de cette équipe.Vous aviez bousculé le PSG en Coupe de la Ligue début janvier (2-1). Allez-vous vous appuyer sur la prestation réalisée au Parc des Princes ?On en a tiré des bons enseignements parce qu'on avait fait un match de costaud dans une période qui était difficile pour nous. On avait montré qu'on était capable de rivaliser avec l'une des meilleures équipes européennes. Il faut qu'on s'appuie sur ce genre de rencontres pour qu'on continue à progresser.A une semaine du match des Parisiens contre Chelsea, pensez-vous que cela pourrait jouer sur leur comportement face à vous ?On peut se dire que c'est le bon moment pour les prendre. Mais ce sont des joueurs qui ont une expérience importante pour la plupart. Ils savent ce que sont les grands rendez-vous et ne vont pas négliger cette rencontre de mercredi. Il faudra être très vigilant dans tout ce qu'on va entreprendre. Il faudra avoir une bonne agressivité et être attentif sur les détails. Face au PSG, c'est souvent là-dessus que ça se joue.

Gonalons : « Rivaliser avec le PSG, ça prendra du temps »
Estimez-vous que la bonne recette pour vaincre le PSG est celle que vous avez utilisée avec Saint-Etienne ou Marseille, à savoir aller le chercher haut au pressing ?Je pense. A partir du moment où ils ont la possession du ballon, si on les laisse jouer, ça devient beaucoup plus facile pour eux avec la qualité qu'ils ont. La moindre faille, ils l'exploitent. C'est ce qui est très compliqué.Mesurez-vous la portée qu'aurait une victoire contre le PSG ?L'équipe qui va être la première à la faire chuter, on va en entendre parler. Tous les projecteurs sont fixés sur le PSG. On sait qu'on peut réaliser quelque chose de grand. Mais pour le faire, il faudra un grand OL.Comment vit-on la domination du PSG quand on évolue dans le club qui régnait sur la France pendant les années 2000 ?Le PSG ne laisse quasiment aucune chance aux équipes qu'il rencontre en France. Mais il n'y a aucune jalousie. Ils sont capables d'attirer les plus grands joueurs du monde, c'est forcément compliqué de les contrarier sur la durée d'un championnat. Sur les coupes nationales, ça devient possible.Cette rivalité est animée par Jean-Michel Aulas, votre président, qui aimerait jouer dans la même cour que le PSG. Partagez-vous le même objectif ?Complètement. C'est ce que le président souhaite, il a toujours été ambitieux. Quand on voit le projet qu'il a mis en place avec le nouveau stade, il a forcément des idées derrière la tête. Le club a envie de rivaliser avec les plus grandes équipes européennes. Mais ça prendra du temps.

Gonalons : « Le travail de la trêve paye »
Bruno Genesio disait que quand son milieu de terrain va bien, son équipe va bien. Allez-vous mieux sur un plan personnel ?J'ai retrouvé un certain niveau depuis le début de l'année, je me sens beaucoup mieux. Je sais que je peux encore m'améliorer pour atteindre le haut niveau. J'ai vécu une première partie de saison compliquée parce qu'il a fallu gérer tout ce qu'il y avait autour et ça m'a peut-être pompé de l'énergie. Mais je ne me cache pas derrière ça. J'ai pris conscience de ce que je faisais moins bien que la saison dernière. Je me suis toujours remis en question et si j'ai retrouvé mon niveau, c'est que j'ai beaucoup travaillé sur moi-même.

Sentez-vous que l'équipe s'appuie particulièrement sur vous ?Je n'irai pas jusque-là. L'équipe est composée d'individualités mais c'est un travail d'ensemble. Si on revient dans ce championnat, ce n'est pas anodin. On travaille durement depuis un mois et demi. On fait énormément d'efforts parce qu'on part de très loin. Si on a eu deux bons résultats sur les deux derniers matchs, c'est que le travail de la trêve paye.Que le vestiaire soit plus apaisé explique-t-il que vous montiez en puissance ?Peut-être. Ce ne sont pas des choses qui me plaisent mais quand on est capitaine, on doit être capable de gérer tout ça, de participer même quand ça va moins bien. Toutes ces situations me font évoluer, grandir. Mais ce n'est pas ce que je préfère. Ce qui m'importe, c'est le terrain. J'ai pu essentiellement me concentrer sur mon travail sur le terrain, même si j'ai un rôle plus élargi par rapport à mon statut de capitaine. Le fait que les choses se soient apaisées m'a fait beaucoup de bien.Les deux victoires d'affilée ont-elles achevé de rétablir l'ordre dans le groupe ?On peut travailler plus sereinement. On a vécu des semaines compliquées, on s'est posé des questions. Quand les victoires reviennent, la confiance revient aussi et on sait que ça a une énorme importance pour l'ensemble du club.Vous avez intégré le cercle des joueurs de l'OL qui ont franchi la barre des 200 matchs disputés avec le club. Mais un capitaine doit-il brandir un trophée pour passer à la postérité ?Bien évidemment, quand on est sportif de haut niveau, ce qui te fait vibrer, c'est de gagner des titres. Soulever des trophées avec l'Olympique Lyonnais, ce serait grand pour moi. Si on veut aller au bout dans cette compétition, on sera obligé de battre le PSG. Sur un match, tout est possible. On va se donner les moyens pour y arriver.Propos recueillis par Anthony Ravas à Lyon

 
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