L1 : Nice sait être costaud à défaut d'être flamboyant

L1 : Nice sait être costaud à défaut d'être flamboyant©Media365
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Geoffrey Steines, publié le dimanche 04 décembre 2016 à 11h26

D'un mois à l'autre, Nice a changé de visage. De rouleau compresseur qui écrasait tout sur son passage en octobre (cinq victoires en cinq matchs toutes compétitions confondues, treize buts marqués), l'OGCN est devenu bien plus laborieux en novembre.

Ça s'est vu en Ligue Europa, où deux défaites de plus ont scellé ses espoirs de qualification. Ça s'est constaté aussi en L1, avec seulement trois buts inscrits en quatre rencontres. Sauf qu'en championnat, ça n'empêche pas les Aiglons de continuer à avancer. Ils restent sur trois matchs sans défaite et ont pris sept points sur cette série, malgré des déplacements a priori difficiles sur le papier, à Saint-Etienne puis à Guingamp. De ces deux sorties à l'extérieur les Niçois ont ramené deux succès, 0-1 à chaque fois. « On a vu que ça tenait à pas grand-chose, a soufflé Lucien Favre vendredi en conférence de presse au moment d'analyser la victoire au Roudourou. On a joué contre un bon adversaire très engagé et très athlétique, qui a beaucoup poussé en deuxième période, au début de la première aussi. Ça tourne pour nous, tant mieux. On a bien tenu le choc, bien défendu et c'était vraiment nécessaire. »
La montée en puissance de Dante
Les Niçois ont beau avoir perdu Paul Baysse sur blessure et dû renoncer à leur défense à trois pour repasser à quatre, ils ont beau devoir composer avec la méforme de Malang Sarr, ils restent solides derrière quand ils sont moins flamboyants. Parce que Dante monte en puissance semaine après semaine, en même temps qu'il retrouve son meilleur niveau physique. Le défenseur brésilien avait débarqué à Nice à court de compétition après une préparation estivale tronquée, mais il rappelle à qui l'avait oublié qu'il a quatorze sélections avec le Brésil et un CV fourni comme peu de joueurs en L1. Il y a huit mois à peine, il disputait un quart de finale de Ligue des Champions contre le Real Madrid sous les couleurs de Wolfsburg, dans une compétition qu'il a remportée avec le Bayern Munich en 2013. Le natif de Salvador da Bahia apporte son expérience, du haut de ses 33 ans, et diffuse une sérénité à laquelle participe aussi Yoan Cardinale. Le gardien du Gym enchaîne les prestations de haut niveau, comme il en a encore produit une à Guingamp.
« C'est dangereux parfois »
Le seul défaut de Nice actuellement, c'est qu'il a tendance à se faire peur jusqu'au bout à force de ne pas se mettre à l'abri. « C'est bien d'ouvrir le score, il faut « gérer » le résultat après, marquer le deuxième sinon on est toujours à la merci d'un retournement de situation, a reconnu Favre. Ça décontracte un peu l'équipe, mais c'est aussi dangereux parfois. Ce n'est pas voulu, pas calculé. » Les Niçois savent plier sans rompre, ce qui est la marque des équipes qui ont des raisons de rêver à un exploit en fin de saison. « Je pense qu'on n'est pas encore à notre maximum, l'équipe a encore beaucoup à donner, elle a encore une grosse marge de progression, a expliqué Younès Belhanda jeudi sur les ondes de RMC. Le titre ? On y pense depuis longtemps, depuis qu'on est à la première place. (...) On ne sait pas de quoi sera fait demain, mais pour l'instant, il ne faut pas se cacher. » Les Niçois ont tellement de cordes à leur arc qu'ils auraient tort de ne pas y croire.

 
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