L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer

L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer©Media365
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Geoffrey Steines, publié le lundi 12 septembre 2016 à 07h14

Avec neuf points après quatre journées de L1, Metz réussit son meilleur départ dans l'élite depuis 2004-05. Un bon signe, puisque c'était la saison de son dernier maintien en L1. Mais les Lorrains ne doivent pas s'y voir déjà pour autant. Voici pourquoi.

Parce que tout sourit au FC Metz

Autant la victoire contre Angers avant la trêve internationale (2-0) avait tenu du miracle, autant celle glanée à Nantes (0-3) ne souffre d'aucune contestation. Mais le FC Metz a encore bénéficié des coups de pouce qu'il faut aux moments opportuns. Jérôme Miguelgorry a par exemple refusé à Guillaume Gillet l'ouverture du score en début de match pour une faute peu évidente de Mariusz Stepinski sur Thomas Didillon. Les Lorrains ont aussi fait preuve d'une efficacité offensive maximale, puisque trois de leurs quatre tirs cadrés ont abouti à un but, avec ce triplé de Mevlut Erding. Et l'autre, il était œuvre d'Ismaïla Sarr, sur l'action amenant la deuxième réalisation de la journée pour l'attaquant turc. Sur leurs trois victoires de la saison, les Messins en sont même à huit buts... sur neuf frappes cadrées ! Une telle réussite ne pourra pas durer éternellement. Mais elle suffit pour l'instant au bonheur des Grenats.

Parce que c'était bien parti il y a deux ans

Ses neuf points en quatre journées ont permis au FC Metz de réaliser son meilleur début de saison en L1 depuis douze ans. Mais son dernier passage dans l'élite avait aussi démarré comme dans un rêve. Si les Lorrains n'affichaient alors que cinq points au compteur après quatre matchs, ils avaient réussi un mois de septembre quasi parfait pour se retrouver à quatorze unités au bout de huit journées. Ils étaient cinquièmes du classement et l'opération maintien était sur la très bonne voie. Ça, c'était avant une période de cinq mois sans la moindre victoire en L1 et une lente dégringolade au classement. Les Messins ont beau avoir recruté des éléments rompus à ce niveau pour s'éviter une telle chute, ils doivent forcément avoir ce douloureux souvenir en mémoire. De quoi relativiser ce qui leur arrive actuellement.

Parce que la défense ne tient qu'à un fil

Le FC Metz en est déjà à cinq buts encaissés en quatre journées et le bilan pourrait être plus lourd sans les arrêts de classe signés Thomas Didillon, bien aidé par ses poteaux à Paris (3-0) ou contre Angers. Si Simon Falette s'est rapidement mis au niveau de la L1 pour ses débuts dans l'élite, l'édifice reste brinquebalant. Guido Milan ne donne pas suffisamment de garanties et le recrutement de Milan Bisevac dans les dernières heures du Mercato correspond à la volonté de solidifier la charnière. Mais l'état physique de l'ancien Parisien et Lyonnais pose question, après des pépins à répétition depuis deux ans. Franck Signorino a encore affiché ses limites dimanche à Nantes et Benoît Assou-Ekotto ne ressemble pas une alternative plus rassurante comme latéral gauche. Brillant à La Beaujoire, Jonathan Rivierez fonctionne sur courant alternatif, comme Ivan Balliu. L'objectif maintien passera par une défense aussi imperméable que possible, pour passer sans dommage les moments où l'efficacité offensive ne sera plus à son niveau du moment. C'est là que le bât pourrait blesser au moment de faire les comptes.

Parce que le plus dur est à venir

La troupe de Philippe Hinschberger a parfaitement négocié un calendrier abordable jusqu'à maintenant, en dehors de sa défaite à Paris, où un zéro pointé entrait dans le tableau de marche. Mais les deux prochains mois permettront d'y voir bien plus clair sur le potentiel réel des Lorrains. Les déplacements piégeux (Dijon, Montpellier, Marseille, Rennes, Toulouse) succèderont à des matchs à domicile compliqués à négocier (Bordeaux, Monaco, Nice, Saint-Etienne). Cet enchaînement en dira davantage sur la capacité des Messins à conserver leur dynamique du moment pour s'installer dans la première moitié du classement. Dans le cas contraire, il ne leur faudra pas craquer mentalement à l'heure de rentrer dans le rang. Un défi à relever pour enfin enchaîner deux saisons de suite en L1.

 
5 commentaires - L1 - Metz : Pourquoi il n'est pas question de s'enflammer
  • Il vaut sans doute mieux appréhender la suite que de louer un peu trop une équipe qui n'a pas encore rencontré de ténors mis à part le PSG; Le match contre Dijon manquait de moutarde et sans doute, les Grenats ont flirté avec la correctionnelle. Pénalty manqué par Metz ... Puis à la fin par Dijon. Mais surtout, ce nombre de cartons jaunes d'un arbitre dépassé voire un rouge pour Metz. Il faudra apprendre à se dominer !!! Sinon, la pente savonneuse finira par vous entrainer vers la descente. Mais il y a des points positifs : un recrutement XXL pour un promu avec des éléments rompus à la Ligue 1. Mais aussi, une jeunesse avide de jouer dans la cour des grands et de s'y faire une place avec un centre de formation réputé...

  • Aucune comparaison possible avec l'équipe d'il y a deux ans! Il y a bien plus d'expérience de la L1, bien plus de maturité dans le 11 de départ! En fait, on est fier de cette équipe et de ses joueurs qui se sont vite imprégnés des valeurs grenats. Malgré les échéances des deux prochains mois, je crois que cette équipe va prendre ses marques et se forger un caractère dans l'adversité. Si les résultats suivent, rien d'impossible!

  • Messir les journalex parisiens, on dirait qe celà vous embête que Metz réussisse. Cela fait du bien au contraire et dame le pion des clubs friqués. Bravo à Mr HINSCHBERGER, ancien entraineur de Laval qui y a fait du très bon travail et et que l'on regrette la bas (je suis supporter de Laval). et allez le FC METZ, n'en déplaise aux Parigots

    bon on ne va pas chercher le conflit avec nos amis parisiens,
    P. Hinschberger a fait toute sa carrière à Metz soit 15 années. Joueur fidéle qui véhicule les valeurs lorraines il a les pieds sur terre. Après ce n'est pas l'entraineur avec un gros palmarès mais je crois qu'on peut lui faire confiance au niveau mentalité et travail. Pas d'entraineur de renom, des joueurs corrects sans stars et un président modeste qui ne se voit pas comme la grenouille de la fable, celle qui voulait être plus grosse que le boeuf.
    je dirais beau club belle mentalité beau club formateur même si au fond ce sont les résultats qui comptent.

  • A Metz, nous sommes humbles et jouons le maintien !!! Arrêtez de casser notre équipe qui joue avec le cœur !!! Alors gardez vos articles de M....pour Paris par exemple !!!

  • C'est quoi cet article ? est pour rabaisser Metz
    Oui nous ne serons pas 3ème à la fin de la saison mais ce qui est pris est pris dans l'optique du maintien
    et encore oui parfois ca sourit et parfois pas. Il serait bon de dire aussi que contre Paris Metz ne méritait pas forcément le 0-3 et ce jour la la chance n'y était pas
    et non nous n'avons pas mauvaise conscience si en ce moment la réussite est avec nous
    Pourquoi chercher à écrire du négatif du scandaleux,... ? Je dis que Nantes n'a pas été humilié et je dis qu'il ne faut pas non plus minimiser la bonne passe messine parce que lorsqu'une mauvaise sera la nous ferons le dos rond et personne ne nous fera de cadeaux.
    Pour l'instant belle équipe qui fait ce qu'il faut et profite du fait que d'autres sont en rôdage mais nous ne devons nos points à personne. Tant mieux si ca en dérange comme l'an passé pour Caen et Angers.

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