L1 - Marseille : Pour les Ultras, ce n'est pas (encore) la McCourtMania

L1 - Marseille : Pour les Ultras, ce n'est pas (encore) la McCourtMania©Media365
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Thomas BONNAVENT, publié le mardi 20 septembre 2016 à 17h50

Présent dans les travées du Vélodrome lors du dernier Olympico, Frank McCourt était l'une des attractions de la soirée. Mais dans les virages, le nom du futur acheteur américain n'est pas encore à l'ordre du jour.



Depuis plusieurs jours, Frank McCourt rode sa communication en étalant son sourire et ses ambitions relativement élevées devant les médias. Si l'Américain commence à séduire certaines personnes par sa classe, un public demeure(ra) très compliqué à séduire, ou à berner : le sien. Celui du Vélodrome. Si les supporters olympiens, déterminés à chasser Margarita Louis-Dreyfus, ont accueilli avec plus ou moins de joie la venue des dollars du natif de Boston, la folie des grandeurs est encore loin des cœurs marseillais. Deux heures avant le coup d'envoi du match de dimanche dernier contre Lyon , le « Fair-Play », repère des supporters du Virage Sud avant les matchs de l'OM, commence à se chauffer la voix avant de rapidement déchanter devant le triste spectacle de la soirée. Sur la terrasse, un illuminé ébloui par le houblon tente sa chance et s'exerce au « Star-Spangler Banner », l'hymne américain. Son voisin le reprend de volée et lui ordonne de se vautrer dans sa chaise. Il est encore loin, le rêve américain.
« Rien n'est fait et on devrait fanfaronner »
Devant les performances du voisin méditerranéen et la claque du Paris Saint-Germain quelques heures plus tôt, l'heure était (déjà) aux comptes sur le boulevard Michelet. Scotché à la quinzième place, l'urgence est d'engranger des points pour l'OM afin d'éviter, une nouvelle fois, une saison crispante. L'éclaircie McCourt ne résout visiblement pas grand-chose. « L'OM est vendu. C'est très bien. Mais pour l'instant rien, n'est fait et on devrait fanfaronner, tempère un supporter marseillais. On a vécu tellement de retournements de situation dans ce club qu'il faudra se méfier jusqu'à la dernière minute. » Même la folie, pourtant similaire à celle de la région, de Frank McCourt, ne parvient pas à contaminer son nouveau public. « Je ne pense pas qu'il voit grand-chose ce soir », mâche Denis, conscient du chantier immense qui attend l'envahisseur américain. Plus que de l'argent et un afflux massif de noms clinquant, les tribunes clament haut et fort leur souhait de stabilité. Plus qu'un avenir étoilé, les virages rêvent d'un projet simple. Transformer le calvaire d'une virée au Vélodrome en une soirée de fête.
Les Ultras réclament « un projet de jeu »
Dans le stade, même son de cloche. Le « capo » des South Winners s'installe sur son perchoir de métal et fait face aux Olympiens, les yeux baignés de crainte et d'espoir. Les premières paroles se veulent fédératrices, avant que les enceintes du Virage Sud ne se mettent à saturer au moment d'évoquer l'Américain. « Ecoutez, le nouveau on ne sait pas qui sait. On ne sait pas grand-chose sur lui. Mais nous ce qu'on réclame, c'est un projet de jeu », fait raisonner le chef de soirée. Une clameur frigorifiée par le mistral se fait alors entendre. « Nous ce qu'on demande, c'est de kiffer en venant au stade. Ce soir, il y a degun (ndlr : personne en langage marseillais) dans les tribunes », s'agace le supporter en pointant du doigt les deux tribunes latérales. Frank McCourt a fait du spectacle en tribunes l'un des piliers de son « OM Champions Project ». Le voilà servi. Le spectacle du soir a peu à peu endormi des virages qui ont tout fait pour réveiller le volcan bien endormi du stade Vélodrome. L'affluence catastrophique de ce choc de la Ligue 1 témoigne d'un désamour encore criant entre les supporters et le club. L'effet McCourt semble loin. Trop loin ?
McCourt va devoir s'armer de courage
Sur le parvis de la tribune Jean-Bouin, l'évacuation de l'enceinte marseillaise est lente. Le dégoût et la prestation assommante des Ciel et Blanc est aveuglante. Au moment d'évoquer le match du soir, les têtes sont basses et l'énoncé du futur acheteur américain semble en étouffer plus d'un. « Je ne sais pas comment il va s'y prendre mais il a beaucoup de courage notre ami de l'Ouest pour venir dans ce bordel. Je ne vois aucun joueur qu'on a vu sur le terrain ce soir remplir les objectifs qu'on entend partout depuis des jours », tranche un désabusé avec le maillot de l'Olympique de Marseille version 1993. La tunique de la plus belle année du club. Une époque que Frank McCourt Jr. aura bien du mal à retrouver avec le chantier qui se dresse devant lui. Mais comme l'a si bien dit le principal intéressé au micro de Téléfoot quelques heures avant l'Olympico, « impossible n'est pas Marseillais ».

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3 commentaires - L1 - Marseille : Pour les Ultras, ce n'est pas (encore) la McCourtMania
  • La bonne volonté ne suffit pas l envie non plus l argent peut être mais pas seulement
    Il faut un vrai projet l O M est l identité marseillaise cela va de paire et jamais l un sans l autre
    L ensemble des acteurs locaux se doivent d être présents dans ce projet et ne peuvent laisser à une seule personne de faire à sa guise
    Le monde du foot nous regarde nous méritons beaucoup mieux que ce qui nous est donné à voir
    Soyons solidaires et exigeons ce qui nous est dû
    Allez l O M

  • Encore un article Anonyme ...P

  • Je suis heureux qu'il y ait un repreneur. Pourquoi jouer les difficiles quand de grands clubs comme Lens par exemple n'y arrivent pas. Allez l'OM ! les beaux jours vont revenir.

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