Une fête à peine gâchée à Caen

Une fête à peine gâchée à Caen©Media365
A lire aussi

Media365, publié le 19 décembre

Caen avait fait de la réception du PSG un événement à part entière pour la dernière à domicile d’une année 2015 réussie. Ce que la lourde défaite concédée samedi (0-3) n’a pas fait oublier à un public reconnaissant.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A CAENLe coup de sifflet final a retenti depuis plusieurs minutes. Et pourtant, le stade Michel D'Ornano ne désemplit pas, comme s'il y avait un événement à fêter, malgré la défaite de Caen contre le PSG samedi (0-3). Ce match face au leader invaincu du championnat, ce n'était que du bonus pour Malherbe après une première moitié de saison déjà historique, ce dont les joueurs et les supporters avaient bien conscience. L'essentiel avait été assuré auparavant, avec 30 points pris sur la phase aller, 61 sur l'ensemble de l'année 2015 (quatrième meilleure équipe de Ligue 1) et un maintien quasiment dans la poche. La réception des stars parisiennes n'était que la cerise sur le gâteau, une manière idéale de se dire au revoir et à l'année prochaine. Alors le club avait mis les petits plats dans les grands pour cette dernière affiche de la saison à domicile et les fans du SMC ont contribué à la réussite de la fête.

Ambiance bon enfant plus qu'hostile
Ils étaient déjà nombreux à attendre l'arrivée des bus des joueurs derrière les grilles, dans l'espoir autant d'apercevoir leurs protégés que ses grands noms qu'ils voient le plus souvent par le prisme de la télévision. Ils sont ensuite venus garnir les travées de D'Ornano, à guichets fermés depuis mercredi et la mise en vente des billets habituellement réservés au parcage visiteurs, et les virages étaient pleins au début de l'échauffement des deux équipes. L'occasion d'offrir un bel accueil à Rémy Vercoutre, puis aux joueurs caennais, tout en oscillant entre sifflets et applaudissement lors de l'entrée des Parisiens. Un symbole de l'ambiance bon enfant plus qu'hostile que le triple champion de France en titre a dû « affronter » en Normandie. L'attention s'est vite détournée du terrain. Seules les frappes de Zlatan Ibrahimovic à l'échauffement ont suscité moqueries ou admiration, selon leur qualité. Le Suédois mettra tout le monde d'accord une petite heure plus tard, dans un murmure où il n'avait plus que de l'émerveillement.

Une belle ovation après l'échauffement
Le folklore a pris le pas sur le sport le temps d'un avant-match copieusement rempli : descente en rappel depuis le toit du stade de douze alpinistes du club local pour lancer des écharpes aux spectateurs, 18 000 mains gonflables distribués et musique de Star Wars pour coller à l'actualité. L'atmosphère s'est réchauffée au rythme du thème composée par John Williams et encore davantage lors d'un moment fort de communion entre les joueurs et les supporters. Les premiers se sont réunis dans le rond central pour se donner chacun à leur tour l'accolade à la fin de leur échauffement, avant de saluer les seconds pendant une quinzaine de secondes. Le temps d'une superbe standing ovation. Le Malherbe Normandy Kop a dès lors passé la vitesse supérieure. Les drapeaux aux couleurs de Malherbe étaient de sortie et les chants ont gagné en vigueur, jusqu'à accompagner l'entrée des joueurs.

Des ballons dédicacés offerts par les joueurs
Mais l'espoir de l'exploit n'a pas duré bien longtemps. Les Parisiens ont affiché leur visage carnassier, celui qui étouffe l'adversaire et contraint le public à vite se résigner. Les supporters ont bien réclamé « une boulette » à Kevin Trapp, elle n'est jamais venue. Le gardien allemand a même repoussé un penalty d'Andy Delort en fin de match qui aurait eu le mérite de donner aux supporters caennais une raison de s'enflammer. A défaut de suspense, le spectacle a été au rendez-vous et le public n'a pas hésité à s'y mêler, en chambrant Ibrahimovic, en lançant des « olé » pour l'une des rares séquences de possession de son équipe ou continuant de pousser malgré l'ampleur du score. Oui, il fallait bien qu'un revers face à ce PSG intraitable pour gâcher la fête. Les joueurs y ont mis une touche finale, en se muant en Pères Noël pour lancer 100 ballons dédicacés dans les tribunes après le coup de sifflet final. Un ultime témoignage d'amour. Histoire de se souhaiter de joyeuses fêtes et de se dire : « Vivement 2016 ».

 
3 commentaires - Une fête à peine gâchée à Caen
  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]