Une défense tristement historique

Une défense tristement historique©PANORAMIC, Media365
A lire aussi

, publié le dimanche 28 février 2016 à 11h55

Samedi, Bordeaux a encore pris l'eau à Reims (4-1, 28eme journée de Ligue 1). Une fessée de plus qui fait de la défense girondine la pire qu'ait connu le club depuis les années 1970.

Mais où va Bordeaux ? En si grande forme au début de l'hiver, les Girondins restent sur cinq défaites sur leurs huit derniers matchs, toutes compétitions confondues. Mais ce qui interpelle davantage, c'est l'inquiétant niveau défensif des Marine et Blanc. Samedi à Reims, les hommes de Willy Sagnol ont subi un nouveau naufrage (4-1, 28eme journée de Ligue 1), encaissant au passage leur 22eme but en huit matchs, soit une moyenne de 2,75 buts par rencontre. Catastrophique à tous les niveaux, et même historique. Avec 43 buts encaissés depuis le début de la saison en Ligue 1, les Bordelais possèdent la dix-huitième défense du championnat, et présentent surtout le pire bilan connu par le club depuis 1977-78.

« Beaucoup trop d'erreurs individuelles »
« Il y a eu beaucoup trop d'erreurs individuelles pour espérer quoi que ce soit, a reconnu Willy Sagnol samedi soir. On peut voir que sur les quatre buts que nous encaissons, il y a trois erreurs et un marquage lâché, sans que ça ne remette en cause le bon match de Reims. » Car en Champagne, c'est encore défensivement que les Bordelais ont échoué. Avec 58% de possession, les coéquipiers de Clément Chantôme semblaient armés pour rivaliser. Sauf qu'à chaque incursion rémoise, Paul Bernardoni a été mis en danger : 15 tirs et 7 corners concédés ! Sur le premier but, Mandi prend le dessus sur deux défenseurs bordelais pour reprendre un corner victorieusement au second poteau. Quelques minutes plus tard, Bifouma s'échappe dans le dos de la défense girondine, avant de s'offrir un petit slalom dans la surface, conclu par une frappe croisée dans les filets. Pire, sur le quatrième et dernier but rémois, Lamine Sané commet une énorme bévue et laisse Bangoura filer seul au but après une course de 40 mètres.

Des choix qui laissent perplexe
« Ça fait partie de l'apprentissage. Le club a fait le choix du renouvellement, de la jeunesse, donc on travaille davantage pour l'avenir que pour le quotidien », tentait de se justifier Willy Sagnol devant la presse après la défaite de son équipe. Mais samedi soir, certains de ses choix ont interpellé. Pour pallier l'absence de Mathieu Debuchy, l'ancien sélectionneur des Espoirs a fait le choix de la complexité. Plutôt que d'intégrer Lamine Sané dans l'axe et de faire glisser Frédéric Guilbert sur le flanc droit (son poste originel), l'entraîneur bordelais a titularisé Poko dans le couloir, laissé Guilbert dans l'axe avec Sané, et fait monter d'un cran Yambéré au milieu. Surprenant, ce dernier n'ayant plus joué à ce poste depuis plusieurs mois. « Même si devant, ça n'avance pas à vitesse grand V, derrière, ça peut revenir très vite aussi », lâchait Willy Sagnol. Un avertissement plus direct, et moins complexe, pour le coup.

 
1 commentaire - Une défense tristement historique
  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]