De Ciccolini à Geronimi, le SCB joue à rejeter la faute

De Ciccolini à Geronimi, le SCB joue à rejeter la faute©Media365
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Julien Pereira, publié le mercredi 19 avril 2017 à 16h48

Les scènes de chaos aperçues sur le terrain de Furiani, dimanche, avant et pendant la rencontre entre le SC Bastia et l'Olympique Lyonnais auraient certainement dû laisser place à l'apaisement.

L'atténuation des tensions aurait dû s'amorcer dans la voix des dirigeants, du staff et des joueurs du club corse. Au lieu de ça, « l'institution » a préféré jouer la carte du rejet, pointer du doigt le voisin pour se laver d'une responsabilité évidente et certaine.

Le Sporting a bien pris des mesures. Elles s'imposaient, forcément, au moins pour envoyer un signal, aussi pour plaider l'innocence face aux menaces qui entourent désormais le club, de la relégation en Ligue 2 à la dissolution. Prises « un peu à contre-cœur », elles ont aussi servi de bouclier pour son président, Pierre-Marie Geronimi. « Pour répondre aux propos de Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue de Football Professionnel, je tiens à rappeler qu'il nous est arrivé la même chose à Nice, en 2014. Des stadiers nous avaient frappés. Ce n'est pas une excuse mais on ne doit pas non plus avoir la mémoire courte », a-t-il lâché au micro de RMC.

Geronimi : « On a essayé de dialoguer »

Le devoir de mémoire a au moins autant de poids que celui de la bonne foi, et les évènements qui avaient entaché la rencontre Nice - Bastia, aussi graves soient-ils, n'ont rien de comparable à ceux survenus le week-end dernier. Parce qu'ils ne découlaient pas de précédents lamentables, alors que certains pseudos-supporters corses ont, eux, frappé Lucas Moura à coups de bâton ou imité des cris de singe devant Mario Balotelli en l'espace de quelques semaines.

Les épisodes n'avaient pas été suivis de mesures fortes. « On a essayé, à de nombreuses reprises, de dialoguer. Mais une minorité n'a visiblement pas écouté. Je pense qu'on a affaire à une tribune où beaucoup de supporters sont de véritables fans du club. Et dans cette tribune, il y a quelques dizaines de personnes qui n'arrivent pas à se contrôler. Est-ce un problème d'éducation ? Il n'y a pas d'explications rationnelles pour expliquer les évènements », a ajouté le président du SCB. Comme s'il considérait que Bastia était le seul club entouré de fans mal élevés.

Ciccolini : « Je ne regrette pas mes paroles »

François Ciccolini non plus, n'a pas voulu endosser une once de responsabilités. L'ex entraîneur du club, aujourd'hui sans poste, avait pourtant semé les premières graines du chaos lors du match aller, à travers une communication mal maîtrisée qui lui est propre. « Mais après, il va falloir venir chez nous. Il ne faut pas avoir la grippe. Quand il faudra venir à Bastia, il ne faudra pas avoir la grippe, ni la gastro. Parce que cela va se régler comme d'habitude, comme des hommes, comme des Corses et voilà », avait-il dit en conférence de presse d'après-match, agacé par l'arbitrage.

Interrogé par L'Equipe sur cette sortie, qui a, de près ou de loin, engagé le vacarme de dimanche dernier, l'ancien coach n'a pas exprimé le moindre remord. « On cherche un responsable mais on se trompe de cible. Moi, je ne parlais que de terrain. Je disais qu'au niveau de l'agressivité, on allait être là. Qu'au niveau des duels et des intentions aussi. Je n'ai jamais parlé de supporters, ou de pseudos-supporters, pour qu'ils mettent le souk. Je ne regrette pas mes paroles parce que je ne parlais que de terrain, 'd'homme à homme' sur le terrain. Ce sont les journalistes qui ont repensé à ces paroles », a-t-il expliqué, sans comprendre que les paroles ambiguës n'entrainent pas d'interprétation unanime.

Ciccolini : « Après, on ne peut plus revenir en arrière »

Lui préfère pointer du doigt... les dirigeants. « Je trouve que le président est trop gentil. Il faut qu'il soit plus rigoureux, et plus dur avec ces supporters. Il faut faire le ménage. Sinon, on aura des gros soucis. Il ne faut pas laisser les choses aller trop loin parce qu'après, on ne peut plus revenir en arrière », a rappelé Ciccoloni. Qu'importe, puisque Pierre-Marie Geronimi se sent à l'abri.

« Je vois mal les responsables du football professionnel sanctionner un club dans son ensemble dans sa globalité pour les agissements de quelques dizaines de personnes. Même si quelques dizaines, c'est déjà beaucoup », a-t-il rappelé. C'est déjà trop.

 
33 commentaires - De Ciccolini à Geronimi, le SCB joue à rejeter la faute
  • En clair. quelles que soient les particularités de la Corse de tels agissements sont inexcusables au plan sportif et là des sanctions lourdes doivent être prises par la ligue. Le sport est aujourd'hui internationalisé et cette chienlit est connue de tous les footballeurs du monde c'est donc l'image du foot français qui est en jeu.
    Par ailleurs, la justice civile doit aussi intervenir pour mettre fin au désordre public récurrent dans ce type d'événement violent. Si cela perdurait il serait utile de mettre un cordon sanitaire autour de la Corse. Je ne pense pas que la majorité insulaire le souhaite. je suis persuadé que la question doit être primitivement réglée au plan local en premier lieu pour faire disparaître cette culture de la vendetta primaire qui interdit toute organisation humaniste des relations humaines dans un espace clos, au nom d'un honneur relevant du tréfonds des cerveaux reptiliens. En particulier pour des résultats sportifs qui sont toujours à somme nulle et à intérêt très relatifs.

  • Pas de cadeaux à Bastia ! ils sont coutumier à l'embrouille ! les pseudo-supporters ont dépassé les bornes ! devant le laisser-faire de la Ligue depuis des années ! cette fois ! ils ont largement dépassé les bornes de la bienséance ! les joueurs Lyonnais on été insulté et frappé sur le terrain ! les stadiers complètement dépassés ! certains , ont même participé au coup de poing !! le système de sécurité du stade est complètement à la ramasse ! et la ligue , les arbitres , le Préfet , laissent faire !!!!! Je me demande quand est-ce qu'ils vont sévir ! la prochaine fois , les équipes qui se rendront à Bastia , joueront la peur au ventre ! les arbitres n'oseront plus siffler des fautes assassines !! il faut taper du poing sur la table : match perdu ! rétrogradation en Division d'Honneur !!! et énorme amende !!!!! et vite !!!!

  • Quand je lis les déclarations des dirigeants Corse c'est vraiment à pouffer de rires. Pas étonnant de constater ce qui vient d'arriver. Et puis il y en a marre sous prétexte qu'ils sont corse ils croient être au dessus des lois. Il faut un grand coup de ballet regardez les anglais ils ont des fans aussi chauds que les corses et ils bronchent pas. Mme la Présidente je vous demande de prendre vos responsabilités. OUI IL FAUT PENALISER CES CLUBS TRES FORTEMENT IL Y VA DE LA SECURITE DES SPECTATEURS QUI VIENNENT VOIR DU FOOTBALL. ALLEZ VOUS DONNER RAISON A CE GENRE DE COMPORTEMENT EN LES ENCOURAGEANT OU EN LES SANCTIONNANT SEVEREMENT. JE PEUX VOUS AIDER OUI LES CLUB DE BASTIA DOIT ETRE SANCTIONNER PAR DEUX DIVISIONS DE RETROGRATION PLUS UNE AMENDE POUR LES DIRIGEANTS QUI ONT FAIT QU ATTISER LE FEUX PLUS TOT DE CALMER; POUR TERMINER J AVAIS OUBLIE NOUS SOMMES DANS UN PAYS QUI EST IMCAPABLE DE PRENDRE SES RESPONSABILITES; aLORS JE CONSEILLE QU A CHAQUE FOIS QUE SEREZ PRIS DANS CE GENRE DE FAITS ALORS ATTAQUEZ LA LIGUE VOUS GAGNEREZ SUR DU VELOURS. A UN MOMENT DONNE ILS FAUT QUE LES INCAPABLES QUI SONT LA QUE POUR FANFARONNER PAYENT POUR CE QU ILS NE FONT AU DEPEND DE LA SECURITE DES VRAIS SUPPORTERS QUI AIMENT LE FOOTBALL..... VIVE LE FOOTBALL.......

  • Parlez aux responsables de liquidation du club pour manquements et vous verrez, ça va réagir!!!

  • fort heureusement, les supporters de Dortmund et Monaco donnent ces temps ci une autre idée de ce sport...

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