Deschamps, la rancune tenace

Didier Deschamps n'a pas digéré. (Reuters)

Didier Deschamps n'a pas digéré. (Reuters)

Didier Deschamps a profité d'une interview accordée à BeIn Sport, lundi, pour adresser quelques piques à José Anigo et Vincent Labrune, avec qui il a eu des rapports pour le moins conflictuels lors de son passage à l'OM. Le sélectionneur de l'équipe de France évoque notamment les circonstances qui ont amené à la rupture de son contrat.

On peut reprocher à Didier Deschamps toutes les langues de bois du monde. Mais il n’est pas le seul, déjà. Et lundi, il était visiblement à l’aise sur le plateau du Club, sur BeIn Sport 1. L’ex-entraîneur de l’OM est revenu sur son départ douloureux de la Canebière, et il n’y est pas allé de main morte: "Je lis qu’il y a des entraîneurs qui ont besoin de partager et de discuter. Moi aussi, je pourrais dire qu’il y a deux sortes de directeurs sportifs: ceux qui font l’intérêt du club et de l’entraîneur, et ceux qui font leur propre intérêt." L’attaque envers José Anigo est claire, nette et précise.

Mais Vincent Labrune n’est pas épargné non plus: "Le pouvoir a toujours été au-dessus, ces gens-là n’ont pas pris la décision et je l’ai prise à leur place." "DD" semble quand même en vouloir un peu moins au président, plutôt dépeint comme quelqu’un de trop mou qu’autre chose. "L’unique solution était que je parte. Trois, quatre jours après le dernier match de championnat, j’ai eu une réunion avec l’actionnaire et le président pour annoncer ma décision. Et ils l’ont bien compris, puisqu’on a eu une bonne discussion." Si le dossier a mis autant de temps à se régler, c’est en raison d’un important micmac juridique.

Si les querelles incessantes avec Anigo ont très largement contribué au départ de l’ancien capitaine champion d’Europe avec l’OM, Deschamps met le doigt sur un ensemble d’incohérences: "La dernière année, on a élargi mon pouvoir. Mais ma fonction a toujours été la même ! On m’a mis entraîneur général. J’étais entraîneur de l’équipe de Marseille, avec ni plus ni moins de pouvoir que ce que j’ai eu la première année." Et l’intéressé n’a pas l’intention de porter le chapeau concernant le raccourcissement du budget: "On dit que j’ai eu un chèque un blanc, et ça aussi c’est archi-faux. Je n’ai pas plus dépensé que l’année précédente."

Il y a eu un dossier assez lourdConcernant les jeunes, l’ex-entraîneur de Monaco se défend de les avoir snobés: "Si j’estime qu’un joueur de 18 ans mérite plus de jouer qu’un autre de 30 ans… Je l’ai fait à Monaco, à la Juventus, et certains sont devenus internationaux italiens et français. Pourquoi ne l’aurais-je pas fait à Marseille ?" Enfin, le sélectionneur des Bleus sait aussi qu’il a dû faire quelques concessions pour que son contrat soit rompu: "Dans les longues discussions entre avocats, il y a eu un dossier assez lourd qui aurait pu être présenté à n’importe quel moment." Le terme de "harcèlement" a même été évoqué sur le plateau de l’émission.

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