Montpellier, un simple coup de chaud ?

Geoffrey Jourdren et Victorino Hilton ont vécu leur première déception de l'année à New York. (Maxppp)

Geoffrey Jourdren et Victorino Hilton ont vécu leur première déception de l'année à New York. (Maxppp)

Battu dans sa quête du Trophée des champions par Lyon (2-2, 2 t.a.b à 4) le week-end dernier, Montpellier dispute son cinquième match amical face à l'Espanyol Barcelone, vendredi soir en Catalogne. Un ultime test avant le coup d'envoi d'une saison durant laquelle les hommes de René Girard ne devront pas oublier d'où ils viennent. Leur "Loulou" est là pour leur rappeler.

Le retour dans le Sud de l'Hexagone, dimanche, était nettement moins joyeux que l'embarquement à l'aéroport de Fréjorgues deux semaines auparavant. Les sourires et les blagues potaches avaient laissé place à des visages plus graves, marqués par un long et beau voyage au goût d'inachevé. Pourtant, le groupe héraultais a retrouvé des températures plus clémentes à sa descente de l'avion que celles caniculaires subies tout au long de leur tournée américaine. Mais l'ambiance n'y était pas, ni du côté des joueurs, déçus de ne pas avoir soigné leur palmarès avec ce Trophée des champions qui leur tendait les bras, ni du côté des dirigeants qui commencent à s'agacer sérieusement de la sous-médiatisation du champion de France.

Car si au micro, René Girard et son staff cachent bien leur amertume vis à vis de ce manque de couverture, les réseaux sociaux sont un reflet grossissant de cette lassitude, exprimée parfois avec aigreur, souvent avec sarcasme, sur Twitter par les responsables de communication. Mais le MHSC ne doit pas rentrer dans ce petit jeu-là et aurait plutôt tendance à revenir à celui qui l'a propulsé en Ligue des champions, titre à la clé. La défaite contre Lyon (2-2, 2 t.a.b à 4) a sonné comme une piqûre de rappel pour une équipe qui ne peut pas se contenter du minimum syndical et de son nouveau statut pour reproduire le même exercice que l'an dernier. D'ailleurs, le président Nicollin n'a pas tardé pour souffler sa première gueulante avec son franc-parler habituel: "Je trouve qu'il y en a qui ont la tête qui a bien a gonflé. Va falloir la leur dégonfler."

L'idée de passer à côté d'un titre ne se présentera peut-être plus de si tôt et a du mal à être digérée par un collectif, conscient d'avoir fait preuve d'approximations inhabituelles, surtout en défense. Et la chaleur n'est pas une excuse derrière laquelle les Pailladins ont souhaité se réfugier pour expliquer ce manque d'envie ou de répondant, au choix. "Nous avions joué quatre jours plus tôt à Kansas (3-0) par 40°C à l'ombre, mais ce n'est pas une excuse, a confié Girard à l'issue de cet acte manqué. Nous avons mené deux fois au score, et c'était à nous de faire le nécessaire pour gagner. Le haut niveau demande d'autres aptitudes dans certaines phases de jeu, notamment dans la conservation du ballon." Les Montpelliérains sont-ils tombés du gratte-ciel new yorkais pour mieux rebondir, eux qui ont réussi leur entame de championnat depuis trois saisons ? Un premier élément de réponse devrait être donné vendredi contre l'Espanyol. Pour un tout autre trophée, celui de la ville catalane...

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