La Ligue 1 en un coup d’œil

Saint-Étienne est parvenu à faire tomber Furiani. (Maxppp)

A l'occasion de chaque journée de Ligue 1, notre rédaction vous propose de revenir sur les faits marquants qui ont émaillé les matches du week-end. La 4e journée a été marquée par la nouvelle victoire de Marseille, le second doublé de Zlatan Ibrahimovic avec le PSG, le nul concédé dans les derniers instants par Bordeaux, le limogeage de Pablo Correa à Evian-Thonon et, enfin, la prise de Furiani par Saint-Étienne.     

LE BON COUP
Quatre matches, quatre victoires ! Marseille a pris 12 points sur 12 possibles après son succès aux dépens de Rennes (3-1). C’est la première fois en 80 ans que l’OM remporte ses quatre premières rencontres de la saison dans l’élite. Pour autant, Élie Baup a mis en garde contre tout excès d’optimisme. "Le plus important, c’est le groupe, la vie du vestiaire, la discipline et la lucidité qui doit nous faire comprendre qu’on n’a joué que quatre matches. On verra après la dixième rencontre", a dit l’entraîneur olympien. Face au Stade Rennais, André-Pierre Gignac a inscrit son troisième but d’une reprise de volée de 25 mètres. L’ancien attaquant de Toulouse incarne à lui seul l’embellie marseillaise. Au lendemain de cette quatrième journée de Ligue 1, les Phocéens comptent en effet deux longueurs d’avance sur Lyon en tête du Championnat.

LE COUP DE GÉNIE
Marseille a donc poursuivi son parcours sans accroc au sommet du championnat de France alors que le PSG a amorcé sa marche en avant à Lille (1-2). Dans le Grand Stade, Zlatan Ibrahimovic a marqué le but le plus rapide en L1 cette saison après seulement 27 secondes. Le Suédois, pour lequel le Paris Saint-Germain a déboursé près de 20 millions d’euros cet été, a fait office d’homme à tout faire: il a participé à la construction du jeu parisien, défendu par moments et même doublé la mise quand c’est devenu nécessaire, c’est-à-dire suite à l’égalisation d’Aurélien Chedjou. Son second doublé, trois semaines après celui réalisé contre Lorient (2-2), donne encore un peu plus de crédit à l'hypothèse d'une dépendance de l’équipe de Carlo Ancelotti à l'égard de l'ancien attaquant de la Juventus Turin, du FC Barcelone et de l’AC Milan.       

LE COUP DE MOU
Deuxième score de parité consécutif pour Bordeaux. Réduits à dix en seconde période après l’expulsion de Ludovic Sané et visiblement fatigués d’avoir puisé dans leurs ressources jeudi en Ligue Europa, les Girondins ont concédé dans les ultimes instants un nul face à Nice (1-1). Les Bordelais ont longtemps buté sur une équipe bien organisée et ont cru avoir fait une différence décisive à la 86e minute lorsque Henri Saivet a surgi dans le dos de la défense niçoise sur un coup franc de Grégory Sertic pour tromper Joris Delle de la tête. Mais l’OGCN a égalisé dans le temps additionnel sur une inspiration de Mahamane Traoré qui, à la réception d'un long dégagement relayé par Renato Civelli, a eu la lucidité de lober Cédric Carrasso. À l'issue de cette rencontre, Bordeaux, toujours invaincu, est quatrième avec huit points. C'est déjà pas mal.

LE COUP DE BAMBOU
Ça vient de tomber: Evian-Thonon a limogé son entraîneur Pablo Correa ! Et ce après seulement quatre journées de Ligue 1 ponctuées de trois défaites et d'un nul qui mettent déjà les Hauts-Savoyards en difficulté. Le directeur sportif du club, Pascal Dupraz, pourrait s'asseoir sur le banc de l'ETG, auteur d'une prestation insipide à Ajaccio (2-0). Correa, arrivé en janvier pour succéder à Bernard Casoni, ne sera donc resté que neuf mois à la tête d’une formation qui avait terminé à la neuvième place du Championnat pour sa première saison dans l'élite du foot français. Le début de saison raté, que seul un nul contre Lyon (1-1) est venu adoucir, a eu raison du coach franco-uruguayen qui a dirigé Nancy de 2002 à 2011, remportant avec l'ASNL la Coupe de la Ligue 2006.

LE COUP FOURRE
Traîtrise: c’est la première fois que Bastia s’incline en 43 matches à domicile sous les ordres de Frédéric Hantz toutes compétitions confondues. Au stade Armand-Cesari, le trouble-fête se nomme l’ASSE, qui a ainsi remporté une deuxième victoire d’affilée au détriment des Corses (0-3). "Il fallait bien perdre un jour ! J'ai souvent lu ou entendu des présidents et entraîneurs adverses expliquer leur défaite à Furiani en parlant du contexte corse, a déclaré Hantz. Il n'y a pas de contexte corse ! Ce soir Saint-Étienne était plus fort comme nous l'avons sûrement été lors de nos 42 dernières sorties à domicile. Après quatre matches nous pouvons déjà dresser un bilan : nous sommes dans de bonnes intentions mais nous avons des joueurs qui découvrent la Ligue 1 et qui jouaient en National il y a deux ans. Il y a parfois des situations de stress notamment à domicile où nous jouons devant 15 000 personnes. J'ai confiance en ces joueurs et je n'effectuerai aucun recrutement avant décembre. A eux de progresser et de saisir leur chance car ils méritent la L1 après deux années exceptionnelles". Le Sporting est neuvième.

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